Communauté de communes Ponthieu-Marquenterre
intercommunalité française de la Somme
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La communauté de communes Ponthieu-Marquenterre est une communauté de communes française, située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.
| Communauté de communes Ponthieu-Marquenterre | |
Le siège de la communauté à Rue. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Hauts-de-France |
| Département | Somme |
| Forme | Communauté de communes |
| Siège | Rue |
| Communes | 70 |
| Président | Mathieu Doyer |
| Date de création | |
| No SIREN | 200070936 |
| Démographie | |
| Population | 32 650 hab. (2022) |
| Densité | 42 hab./km2 |
| Géographie | |
| Superficie | 783,70 km2 |
| Localisation | |
Localisation de l'EPCI dans le département de la Somme. | |
| Liens | |
| Site web | https://www.ponthieu-marquenterre.fr/ |
| Fiche Banatic | Données en ligne |
| Données INSEE | Dossier en ligne |
| modifier |
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Historique
Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du Département.
Ce projet prévoit la « fusion des communautés de communes Authie-Maye, de Nouvion et du Haut-Clocher », le nouvel ensemble de 33 400 habitants regroupant 71 communes[1],[2], retrouvant ainsi les limites de l’ancien syndicat du Ponthieu-Marquenterre[3]. À la suite de l'avis favorable des intercommunalités concernées[4],[5] (malgré les réticences de certaines communes)[6] et de la commission départementale de coopération intercommunale en [7], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion le [8],[9].
L'arrêté préfectoral définitif est publié le [10],[11].
Les communes de Saint-Riquier, Long et Pont-Remy souhaitent cependant quitter la communauté pour rejoindre la communauté d'agglomération Baie de Somme dont elles se sentent plus proches[12].
Le , les communes de Bussus-Bussuel et de Yaucourt-Bussus fusionnent pour constituer la commune nouvelle de Bussus-lès-Yaucourt[13], rédiuisant à 70 le nombre de communes associées.
Toponymie
L'appellation Ponthieu-Marquenterre reprend le terme utilisé pour le syndicat du Ponthieu-Marquenterre, entité qui recouvrait le même territoire[14].
Territoire communautaire
Géographie
Le territoire communautaire correspond aux communes des trois anciennes communautés regroupées. Il va, d'ouest en est, du littoral de la Manche au plateau picard[14] et, du nord au sud, de l'Authie à la Somme, jusqu'à la communauté d'agglomération de la Baie de Somme.
L'intercommunalité compte deux villes patrimoniales importantes, Rue et Saint-Riquier, ainsi que le poumont vert qu'est la Forêt de Crécy[15].
Composition
En 2025, la communauté de communes est composée des 70 communes suivantes[11] :
Démographie

Organisation
Siège
Le siège de la communauté est fixé à Rue, dans la zone commerciale, 33 route du Crotoy[11].
Élus
La communauté de communes est administrée par son conseil communautaire, composé pour la mandature 2026-2032 de 94 conseillers municipaux représentant chacune des communes membres et répartis en fonction de leur population de la manière suivante[17] :
- 7 délégués pour Rue ;
- 4 délégués pour Le Crotoy ;
- 3 délégués pour Crécy-en-Ponthieu, Fort-Mahon-Plage, Nouvion, Pont-Rémy, Quend et Saint-Riquier ;
- 2 délégués pour Sailly-Flibeaucourt et Vron ;
- 1 délégué ou son suppléant pour les autres communes.
Au terme des élections municipales de 2026 dans la Somme, le conseil communautaire restructuré a élu le son nouveau président, Mathieu Doyer, maire de Bussus-lès-Yaucourt, par 61 vois contre 32 voix pour Patricia Poupart, maire de Vironchaux[18].
Il a également élu ses quinze vice-présidents, dans une logique de représentation équilibrée du territoire entre le littoral et l’avant-pays, qui sont[18] :
- Christophe Dufrénoy, maire de Rue, chargé des actions de développement économique ;
- Isabelle Alexandre, maire d’Estrées-les-Crécy, chargée de la petite enfance, enfance et jeunesse ;
- Maurice Forestier, maire de Nouvion, chargé de l’action sociale d’intérêt communautaire ;
- Sophie Ducastel, maire de Pont-Rémy, chargée de la promotion du tourisme ;
- Philippe Evrard, maire du Crotoy, chargé de la voirie et les ouvrages d’art communautaire ;
- Sébastien Hautbout, maire de Crécy-en-Ponthieu, chargé de l’aménagement de l’espace ;
- Michel Gayet, maire de Domvast, chargé de l’environnement, du développement durable et de la gestion des déchets ;
- Joël Farcy, maire-adjoint de Saint-Riquier, chargé des bâtiments communautaires ;
- Rebecca Hornoy, maire-adjointe de Sailly-Flibeaucourt, chargé du scolaire et du périscolaire ;
- Patricia Poupart, maire de Vironchaux, chargé de la politique du logement, de la rénovation énergétique et des énergies renouvelables ;
- Gérard Gallet, maire de Millencourt-en-Ponthieu, chargé de la lutte contre l’érosion des sols ;
- Ludovic Firmin, maire-adjoint d’Ailly-le-Haut-Clocher, chargé des finances ;
- Thibault Bourgois, maire d’Arry, pour la GEMAPI et suivi des SAGE ;
- Grégory Dufour, maire de Bernay-en-Ponthieu, chargé des actions culturelles et sportives et de la communication ;
- Jean-Marie Pecquet, maire de Long, chargé du numérique, des NTIC et de la Maison France Services.
Liste des présidents
Compétences
L'intercommunalité exerce les compétences qui lui ont été transférées par les communes membres, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Il s'agit de[23] :
- Collecte et traitement des ordures ménagères ;
- Aménagement de l'espace (schéma de cohérence territoriale (SCoT) et schéma de secteur, plan local d’urbanisme (PLU) et documents d'urbanisme en tenant lieu, cartes communales
- Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations (GEMAPI) et lutte contre l'érosion ;
- Actions de développement économique : zones d'activité (dont l'exploitation de l’aérodrome de Buigny-Saint-Maclou) ; politique locale du commerce et soutien aux activités commerciales d’intérêt communautaire ; promotion du tourisme (Office de Tourisme Intercommunal Ponthieu Marquenterre Baie de Somme) ;
L'intercommunalité a transféré l'exercice de certaines de ses compétences à des syndicats mixtes (SM) dont elle est membre. Il s'agit de [11] :
- SM pour l'aménagement ZAC des Hauts plateaux ;
- SM d'aménagement et d'entretien du canal d'assèchement de Long, Longpré-les-Corps-Saints, Fontaine-sur-Somme, Pont-Remy et Liercourt ;
- Territoire d'énergie Somme ;
- Somme Numérique ;
- SM Baie de Somme - Grand Littoral Picard ;
- Syndicat mixte Canche et Authie ;
- SMAH du bassin versant de la Somme (AMEVA) ;
- SM Baie de Somme 3 vallées.
- Droit de préemption urbain (DPU) ;
- Politique du logement et du cadre de vie ;
- Équipements culturels, sportifs et de l’enseignement élémentaire reconnus d’intérêt communautaire ;
- Voirie reconnue d’intérêt communautaire ;
- Action sociale d’intérêt communautaire : portage des repas, aide à domicile, relais petite enfance et multi-accueils ;
- Maisons France Service ;
- Nouvelles technologies : actions de développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication d’intérêt communautaire.
Régime fiscal et budget
La communauté de communes est un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre.
Afin de financer l'exercice de ses compétences, l'intercommunalité perçoit la fiscalité professionnelle unique[11] (FPU) – qui a succédé à la taxe professionnelle unique (TPU) – et assure une péréquation de ressources entre les communes résidentielles et celles dotées de zones d'activité.
Elle collecte également la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) et la taxe GEMAPI[11], qui financent spécifiquement ces services publics.
La communauté ne reverse pas de dotation de solidarité communautaire[24] (DSC) à ses communes membres[11].
L'intercommunalité a perçu de l'État en 2025 une dotation globale de fonctionnement qui s'est élevée à 1 799 684 €, soit 41 €/habitant[11].
Effectifs
Au , afin de mettre en œuvre ses compétences, l'intercommunalité emploie 226 agents permanents soit 180,87 équivalent plein-temps[25].
Projets et réalisations

Conformément aux dispositions légales, une communauté de communes a pour objet d'associer des « communes au sein d'un espace de solidarité, en vue de l'élaboration d'un projet commun de développement et d'aménagement de l'espace[26] ».
- Projets
L'harmonisation de la vie scolaire et des centres de loisirs est le premier défi à affronter pour l'assemblée[14].
Le projet de deux pôles de services éducatifs à Gueschart et à Vron, la création d'un office de tourisme intercommunal et la labellisation des points d'accueil multiservices au public de Crécy et Rue en maisons de services publics figurent au bilan des actions menées en 2017. Une crèche de 120 places ouvrira à Rue en . Une nouvelle déchetterie doit voir le jour à Nouvion[27].
Dans le domaine scolaire, l'objectif est de ne conserver que 14 écoles sur le territoire à l'horizon 2020[28].
La communauté va devoir participer à la lutte contre les inondations tant pour le littoral que pour les risques liés aux cours d'eau[27]. Un impôt de 11,58 € par habitant est voté le pour prendre en charge cette nouvelle responsabilité autrefois assumée par le département[29].