Gapennes
commune française du département de la Somme
From Wikipedia, the free encyclopedia
Gapennes est une commune française située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.
| Gapennes | |||||
La mairie. | |||||
Blason |
|||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Somme | ||||
| Arrondissement | Abbeville | ||||
| Intercommunalité | CC Ponthieu-Marquenterre | ||||
| Maire Mandat |
Daniel Fouconnier 2020-2026 |
||||
| Code postal | 80150 | ||||
| Code commune | 80374 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Gapennois | ||||
| Population municipale |
270 hab. (2023 |
||||
| Densité | 24 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 11′ 02″ nord, 1° 57′ 13″ est | ||||
| Altitude | Min. 44 m Max. 102 m |
||||
| Superficie | 11,37 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Abbeville (commune de la couronne) |
||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Abbeville-1 | ||||
| Législatives | 3e circonscription de la Somme | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Somme
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
| |||||
| modifier |
|||||
Depuis le , la commune fait partie du parc naturel régional Baie de Somme - Picardie maritime.
Géographie
Localisation
Gapennes est un village picard du Ponthieu.
À vol d'oiseau[Note 1], la localité est située à 9 km de Crécy-en-Ponthieu[1], 12 km au nord-est d'Abbeville[2] et à 40 km au nord-ouest d'Amiens[3].
Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de huit communes.
Les communes limitrophes sont Agenvillers, Brailly-Cornehotte, Domvast, Millencourt-en-Ponthieu, Noyelles-en-Chaussée, Oneux, Saint-Riquier et Yvrencheux.
Géologie et relief
De formations ternaire et quaternaire, le sol n'est pas très perméable. Souvent, une couche végétale de 20 à 40 cm recouvre des couches d'argile. Les coteaux, au sud, présentent de la marne sous cette couche végétale. Vers Brailly, le sable est davantage présent. Dans le sud du village, au contour des haies, on trouve un sable rugueux utilisé au XIXe siècle par les faucheurs pour aiguiser leurs faux[4].
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau[Carte 1].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[7] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[8]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 854 mm, avec 12,4 jours de précipitations en janvier et 8,8 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Abbeville à 12 km à vol d'oiseau[11], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 806,2 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,3 °C, atteinte le ; la température minimale est de −17,4 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
Typologie
Au , Gapennes est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[14]. Elle est située hors unité urbaine[15]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Abbeville, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[15]. Cette aire, qui regroupe 73 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[16],[17].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (96,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (96,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (83,6 %), prairies (12,8 %), zones urbanisées (3,6 %)[18]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Gatenaa en 980 ; Gaspannæ en 1088 ; Gaspannariæ — Gaspenna en 1172 ; Gapanæ en 1... ; Gaspanes en 11.. ; Gaspannes en 1199 ; Gaspanæ en 1224 ; Gaspennes en 1260 ; Gappennes en 1492 ; Gaspaines en 1507 ; Gapen en 1579 ; Gapennes en 1567 ; Gappen en 1638 ; Gappenes en 1646 ; Gappenne en 1646 ; Gappéne en 1657 ; Gapaines en 1648 ; Gapène en 1733 ; Gapenne en 1757 ; Gapeme en 1764 ; Grapenne en 1761 ; Gapesmes en 1780[19].
Histoire
Préhistoire-Antiquité
Des armes de pierre et des poteries romaines ont été trouvées[4].
Moyen Âge
En 831, la seigneurie était possédée par l'abbaye de Saint-Riquier[4].
Le village est brûlé en 1524 et 1632 par les Espagnols. Lors de ces guerres où l'Espagne et la France se disputent le Ponthieu, l'église (seul subsistera le clocher) et le château ne sont guère épargnés[4].
De vieilles monnaies (billons) d'or et d'argent ont été retrouvées au XIXe siècle. Elles sont supposées avoir été enfouies en 1582[4].
Temps modernes
L'école existe déjà en 1763[4].
À la restauration, royalistes et bonapartistes s'affrontent violemment. Le maire, Jules de Carpentin doit intervenir pour faire cesser l'agression à la ferme du Quesnoy tenue par Jean-François Dufestel. Des coups de feu sont tirés[4].
Pendant la Guerre franco-allemande de 1870, dix-sept jeunes combattent. Un d'entre eux trouve la mort, un autre est blessé[4].
Fin XIXe siècle, une briqueterie fournit à Gapennes et aux villages environnants le nécessaire pour les constructions nouvelles[4]. Gapennes comprend alors un hameau, le Quesnoy, qui correspond à une vieille ferme autrefois entourée d'un mur et d'un fossé dit de « circonvallation »[4].
Lors des combats de la Seconde Guerre mondiale, au cours d'un bombardement visant la rampe de lancement de V1, l'église est complètement détruite le . Une exposition et un documentaire sont réalisés pour le 80e anniversaire de l'évènement[20].
Politique et administration
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[25].
En 2023, la commune comptait 270 habitants[Note 5], en évolution de −3,91 % par rapport à 2017 (Somme : −1,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Enseignement
En matière d'enseignement primaire, les enfants du village sont accueillis au sein du regroupement pédagogique intercommunal de la vallée de l'Épine qui compte trois écoles à Agenvillers, Canchy et Millencourt-en-Ponthieu, accueillant 123 élèves pour l'année scolaire 2018-2019. Les écoliers sont originaires d'Agenvillers, Canchy, Gapennes, Millencourt-en-Ponthieu, Domvast et Neuilly-l'Hôpital[28].
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Église Notre-Dame-de-l'Assomption[29] : construite une première fois vers 1700, elle subit plusieurs effondrements.
Reconstruite en brique après les destructions de la Deuxième Guerre mondiale, son clocher est indépendant.
Sous l'église se trouve un souterrain-refuge ou muche composé de trois rues principales et 42 chambres[30]. Ces souterrains dont l'accès a été oublié ont servi de refuges pour les habitants au cours des différentes guerres[4].
- Château bâti en 1650, dans le style du premier Mansard[4].
- Écurie de Gapennes : centre équestre.
- L'église de Gapennes.
- Le monument aux morts.
- Château.
- Salle communale.
Personnalités liées à la commune
- Aléaume de Gapennes trouve la mort à la bataille d'Azincourt en 1415[31].
- Jean-François Dufestel (1747-1821), député de la Somme.
Né le 17 janvier 1747 à Gapennes (fils de J.-François Dufetel et de Catherine Goddé, et filleul de Charlotte Dufestel). Mort à 74 ans 4 mois et 6 jours, le 23 mai 1821 à Gapennes, place de l'Église. Éduqué, il sait parfaitement écrire. Laboureur en 1776/1787. Cultivateur à la ferme du Quesnoy (1811/1821).
Député de la Somme en 1792, révoqué par l'assemblée électorale après sa nomination, il est rétabli par la Convention dans la séance du 1er octobre 1792.
Membre de la Convention, il était « propriétaire cultivateur » à Gapennes (Somme) et père de onze enfants, lors de son élection à la Convention (10 septembre 1792), par ce département, la 9e sur 13, avec 258 voix sur 360 votants. Il siégea parmi les modérés et, dans le procès de Louis XVI, motiva comme il suit son vote au 3e appel nominal : « Je déclare n'avoir reçu aucun pouvoir de juge, puisque la même assemblée électorale, en me nommant, a nommé deux hauts-jurés, et qu'il n'entrera jamais dans mes principes de voter la peine de mort contre mon semblable. Je prononce la réclusion et le bannissement. » Suspect à la Montagne, il acheva de se perdre en protestant contre les Journées du 31 mai et du 2 juin 1793, et fut décrété d'arrestation à la suite de ces journées. Il remit sa démission le 5 frimaire an II (), en raison des préoccupations que lui causait sa nombreuse famille. Il est remplacé par Dequem le 30 frimaire an II ()[32]. - À la suite du décès de Jules de Carpentin, châtelain et maire, le comte François-Marie Alof de Louvencourt hérite du château. Il est nommé en 1851 lieutenant de louveterie de l'arrondissement d'Abbeville[33].
Héraldique
Les armes de la commune se blasonnent ainsi : |
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- Gapennes sur le site de l'Institut géographique national
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

