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Confédération syndicale des travailleurs du Togo

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Fondation
1949 (1re fondation)
janvier 1973 (2de fondation)
Dissolution
4 mai 1972
Zone d'activité
Confédération syndicale des travailleurs du Togo
Histoire
Fondation
1949 (1re fondation)
janvier 1973 (2de fondation)
Dissolution
4 mai 1972
Cadre
Zone d'activité
Type
Siège
Rue Van Lare, Quartier Administratif, Lomé, Maritime, Togo
Pays
 TogoVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées
Organisation
Membres
65 000 adhérents
Affiliation
Représentativité
Représentative au niveau national
Site web
Géolocalisation sur la carte : Togo
(Voir situation sur carte : Togo)

Confédération syndicale des travailleurs du Togo (CSTT), est une organisation syndicale togolaise fondée en 1949, considérée comme la première centrale syndicale créée au Togo. Dissoute par décret présidentiel en 1972, elle est reconstituée en 1991 dans le contexte de la libéralisation politique et syndicale.

Les origines de la CSTT remontent à 1949, à la suite d’une journée de réflexion syndicale organisée au Togo par une commission ouvrière présidée par Gérard Esperet, membre de la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC). Cette rencontre rassemblait des travailleurs de tendance chrétienne du Togo et du Dahomey (actuel Bénin), ainsi que des cheminots togolais.

À l’issue de cette initiative, Albert David, enseignant catholique, devient le premier responsable du mouvement. Après la décolonisation, la CFTC-Togo devient la Confédération africaine des travailleurs croyants (CATC), puis la Centrale togolaise des travailleurs croyants (CTTC) après le décès d’Albert David. La direction est alors assurée par Bernard Akakpo, issu de la Communauté artisanale du Togo (COMAT), avec l’appui de Ernest Milcent, écrivain et animateur du secrétariat social du Foyer Pie XII.

Entre 1958 et 1965, la centrale est animée notamment par Emmanuel Amegan, Antoine Aduayom et Guillaume Koffi. En 1965, un congrès porte à la tête de l’organisation Eugène Akpemado, assisté de William Agbobli.

En 1968, la centrale se déconfessionnalise et prend le nom de Confédération syndicale des travailleurs du Togo (CSTT). Dans le cadre d’un projet d’unification syndicale, la CSTT participe avec l’Union nationale des travailleurs du Togo (UNTT) à la création du Comité intersyndical des travailleurs du Togo (CONISTO). Ce processus n’aboutit pas, en raison de divergences sur les statuts.

Le , un décret présidentiel dissout les organisations syndicales existantes, donnant naissance en à la Confédération nationale des travailleurs du Togo (CNTT). Après près de vingt ans de monopole syndical, la CSTT est réactivée le , dans le contexte du pluralisme politique et syndical, à l’issue d’une réunion extraordinaire annoncée dans la presse nationale[1],[2],[3],[4],[5].

Organisation et fonctionnement

La CSTT est structurée autour de :

  • 8 fédérations professionnelles[3]
  • Environ 80 à 103 syndicats de base
  • 5 unions régionales
  • 25 unions préfectorales

Elle revendique environ 65 000 membres. La CSTT est affiliée à la Confédération syndicale internationale (CSI) et participe aux cadres nationaux de dialogue social, notamment au Conseil national du dialogue social (CNDS)[3],[5].

Secteurs d’activité couverts

La CSTT regroupe des travailleurs issus de plusieurs secteurs, notamment :

Direction

Depuis sa reconstitution en 1991, la CSTT a été dirigée successivement par :

  • Komi Pierre Dagba (jusqu’en 1993)
  • Adrien Béléki Yaovi Akouété (1993–2011)
  • Sébastien Ayikoué Tevi (2012–2016)
  • Agbéko Ségbéaya (bureau de transition, 2016–2017)
  • Emmanuel Agbénou (depuis 2017, reconduit lors du congrès extraordinaire de 2019)[6].

Rôle dans la vie sociale

Notes et références

Liens externes

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