Conservatoire national de Montréal
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Le conservatoire national de Montréal est une ancienne école de musique, la première du Québec, fondée à Montréal en 1905 et fermée vers 1975[1]. Il resta longtemps affilié à l'Université de Montréal. Depuis 1943, un autre conservatoire musical existe : le conservatoire de musique de Montréal.
En 1894 a lieu une première tentative pour créer une institution musicale, qui est alors nommée « conservatoire de la Société artistique canadienne ». Mais l'enseignement est délivré gratuitement et son financement est assuré par des loteries, ce que le gouvernement interdit en 1901. L'établissement cesse alors ses activités musicales et pédagogiques.

Le conservatoire national de musique est fondé à Montréal en 1905 sous le nom de Conservatoire national de musique et d'élocution, par Alphonse Lavallée-Smith. En 1906 il reçoit ses lettres patentes du Secrétariat d'État du Canada lui accordant l'autorisation d'enseigner la musique, la diction, l'élocution, le dessin et la peinture, et d'octroyer des diplômes.
Par la suite, le conservatoire prend le nom de « conservatoire national Limitée ». À la mort de son fondateur en 1912, 250 diplômes avaient été décernés. Jean-Noël Charbonneau prend la place de directeur de l'établissement de 1912 à 1927.
De 1921 à 1951, le conservatoire de Montréal est affilié à l'université de Montréal. En 1927, Eugène Lapierre en devient directeur jusqu'en 1970. Il procède à sa réorganisation en se basant sur l'organisation des conservatoires européens dont il a étudié les rouages dans les années 1920.
Le conservatoire national de musique publie une revue, « La Quinzaine musicale »[2], qui parait bimensuellement de septembre 1930 à mars 1932. Mais ses activités décline à partir de 1933 et en 1939, peu avant le début de la Seconde Guerre mondiale, le conservatoire musical universitaire n'a plus de professeur.
En 1951, le conservatoire redevient un établissement privé. Après la mort d'Eugène Lapierre en 1970, la direction est assumée par Édouard Woolley de 1971 à 1975, puis par Élise Chapdelaine, qui en est donc la dernière directrice.