Avec le déclenchement de la Première Guerre mondiale en août 1914, Morin revint au Canada. En 1918, il fonde avec l'architecte Fernand Préfontaine[2] et l'écrivain Robert de Roquebrune la revue artistique d'avant-garde Le Nigog. Léo-Pol Morin revint à Paris en 1919, après la fin de la guerre. Au cours des six années suivantes, il a joué un rôle actif dans la vie musicale de cette ville, en collaborant avec des artistes remarquables comme Alexis Roland-Manuel, Maurice Ravel et Ricardo Viñes. Durant ces années, il est retourné régulièrement au Canada pour visiter la famille et donner des concerts, mais il a passé la majorité de son temps à Paris.
En 1920, il a passé quelques mois à faire une tournée de récitals en Angleterre, en Belgique et aux Pays-Bas pour contribuer à la création d'un monument élevé en l'honneur de Claude Debussy[3]. Il est ensuite retourné dans ces pays en 1923 pour une nouvelle tournée de récitals avec Maurice Ravel[4].
Revenu au Canada, Léo-Pol Morin a été nommé secrétaire de la section de Montréal de la Société Pro-Musica de New York. En 1928, il est apparu aux côtés de Maurice Ravel en concert à Montréal. De 1926 à 1929, il a été un critique musical pour le journal La Patrie et à partir de 1929 à 1931, il a enseigné au Conservatoire national de Montréal. Il a également rédigé des articles en tant que critique musical pour d'autres publications canadiennes au cours des années 1920 et début des années 1930, notamment dans Le Canada[6], le Canadian Forum, la Vie canadienne[7] et l'Opinion musicologue. Il a également publié un livre et un recueil d'essais, notamment Papiers de musique, considéré comme une ébauche de l'histoire de la musique canadienne[8].
En 1931, Il retourna à Paris jusqu'en 1936. Il donna des concerts, des conférences et fut également un critique musical pour des journaux français. En 1933, il retourna à Montréal où il donna un concert de musique de Felix Mendelssohn au théâtre Stella (aujourd'hui Théâtre du Rideau Vert). En 1936, il devint professeur à l'École de musique Vincent-d'Indy, poste qu'il occupa jusqu'à sa mort survenue le lors d'un tragique accident de la route. Ce n'est qu'après sa mort accidentelle, que le public apprit que le compositeur James Callihou était le pseudonyme de Léo-Pol Morin[9].
↑ Paul Bazin, «Les chroniques musicales de Léo-Pol Morin — vecteur
d’influence pour une réception québécoise de la
modernité musicale française», Intersections, vol.32, nos1-2, , p. 43-60 (ISSN1918-512X, DOI10.7202/1018578ar, lire en ligne)
↑ «"Papiers de musique": par Léo-Pol Morin», Le Devoir, vol.XXI, no203, , p.2 (lire en ligne)
↑ Jean Désy, «Éloge de Léo-Pol Morin - Prononcé hier, à l'École Supérieure de Musique d'Outremont, lors du dévoilement d'une plaque à la mémoire de Léo-Pol Morin», Le Canada, no107, , p.2 (lire en ligne)