Convair Model 118

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Rôle Tourisme
Envergure 10,49 m
Hauteur 2,54 m
Convair Model 118
Description de cette image, également commentée ci-après
Convair Model 118, lors d'un vol 1947.
Rôle Tourisme
Constructeur Convair

Dimensions

Envergure 10,49 m
Hauteur 2,54 m
Masse et capacité d'emport
Max. à vide 0,691 t
Max. au décollage 1,157 t
Passagers 4 dont le pilote
Motorisation
Moteur(s)

Avion : Lycoming O-435C flat-six refroidi par air, 190 ch

Voiture : Crosley refroidi par air, 25 ch
Puissance unitaire

Avion : 140 kW

Voiture : 19 kW
Performances
Vitesse de croisière maximale 201 km/h
Vitesse maximale 211 km/h

Le Convair Model 118, connu sous le nom de "ConvAirCar", était le second prototype de voiture volante développé par Convair pour un usage grand public. Ce véhicule était équipé d'un module d'ailes amovible, ce qui lui permettait de se transformer en avion léger avec une autonomie de vol d'environ une heure. Capable d'accueillir jusqu'à quatre passagers, le Model 118 était fabriqué en fibre de verre et offrait la possibilité de remorquer ses ailes et son moteur aérien lorsqu'il n'était pas en vol. Cependant, des problèmes de sécurité se sont manifestés lors d'un vol d'essai, entraînant des dommages à l'appareil et suscitant des inquiétudes parmi le public. Malgré la création d'un second prototype, l'intérêt pour le projet a diminué, et le Model 118 n'a jamais atteint le stade de production.

Après la Seconde Guerre Mondiale, Convair, située à San Diego, a étendu ses activités à l’aviation civile, développant des avions de transport collectif pour les voyages commerciaux et explorant aussi des options pour la mobilité individuelle[1]. L’entreprise envisagea une voiture volante équipée d'une cellule d’avion, destinée à un usage quotidien pour permettre aux usagers d’éviter les embouteillages, avec la possibilité de louer ces véhicules dans des aéroports régionaux ou internationaux[2]. En 1946, avec l’ingénieur Theodore Hall, Convair créa le Convair Model 116, un prototype dont les essais furent concluants. Bien qu'il ait démontré que l’idée d’une voiture volante était réalisable, ses moteurs et sa conception restaient rudimentaires et peu attractifs pour le grand public. Le modèle 118 fut donc envisagé pour apporter des améliorations significatives, visait à offrir une meilleure puissance, un design optimisé et des caractéristiques adaptées à un usage commercial plus crédible[3]. En novembre 1947, Hall et l’équipe de conception de Convair ont finalisé le modèle 118, une évolution du modèle 116. Ce modèle quatre places, construit avec une carrosserie en fibre de verre, permettait de remorquer les ailes et le moteur aérien lorsqu'ils n'étaient pas utilisés. Pour que le véhicule passe en configuration de vol, il suffisait d'ajouter le module d'aviation amovible sur le toit, lequel comprenait les ailes et la queue, et pouvait être installé rapidement. Une fois le module en place, le Model 118 bénéficiait d'une autonomie de vol d'environ une heure, permettant des trajets courts. Le concept visait ainsi une transformation temporaire du véhicule en avion léger, lui permettant de revenir en mode routier après l'atterrissage[4]. Les ingénieurs croyaient qu'en associant une carrosserie d'avion à une voiture, les utilisateurs seraient enclins à l'adopter pour leurs trajets quotidiens. L'aile monoplane et la partie arrière de la voiture volante étaient conçues pour être retirées et stockées facilement dans un garage[1]. Un objectif de production ambitieux de 160 000 unités était envisagé, avec un prix fixé à 1 500 $. Convair anticipait que le modèle 118 serait acquis en masse pour être proposé à la location dans les aéroports[5].Le développement de la Convaircar Model 118 était soutenu par General Motors et Hertz, qui étaient associés au projet[6].

Le Convair Model 118 après son atterrissage d'urgence

Après avoir réussi ses essais au sol, la voiture volante était enfin prête à s'envoler. Le prototype immatriculé NX 90850 a réalisé son premier vol le , sous le pilotage de Reuben Snodgrass, qui a navigué avec succès autour de San Diego. À cette époque, la nouvelle du succès de ce vol a rapidement fait le tour du pays[1]. Quelques jours plus tard, lors de son troisième vol d'essai, l'appareil devait réaliser une démonstration d'une heure au-dessus de San Diego, en Californie, mais il a rencontré une panne de carburant durant l'essai, ce qui a nécessité un atterrissage d'urgence. Bien que le pilote ait réussi à s'échapper avec des blessures mineures, la voiture volante a subi de graves dommages lors de cet atterrissage, la carrosserie fut détruite et l'aile endommagée[5]. L'enquête qui a suivi a révélé que des ingénieurs avaient accidentellement confondu la jauge de carburant automobile avec celle du moteur d'aviation lors de l'assemblage du prototype[2]. Il a fallu deux mois et demi pour construire un second exemplaire, réutilisant des éléments du premier, comprenant une carrosserie entièrement neuve, afin de continuer les essais.Le second prototype effectua son vol inaugural le , piloté par W. G. Griswold. À la suite de cet accident, le public et les clients potentiels restaient cependant sceptiques quant à la sécurité de la voiture volante[7], l'intérêt de Convair pour le projet a diminué, entraînant son abandon final[1]. Theodore Hall, convaincu par son projet, fonda la T. P. Hall Engineering Corp et racheta les droits du projet afin de poursuivre le développement. Cependant, le Convair Model 118 n’a jamais atteint le stade de production[2].

Conception

À la différence du Model 116, le Convair Model 118 reprenait l'apparence typique des voitures particulières américaines de l'époque[2]. Sa carrosserie en fibre de verre pesait environ 328 kg, avec un poids à vide de 691 kg et un poids brut de 1 157 kg.. L'envergure des ailes mesurait 10,5 mètres et la hauteur atteignait 2,5 mètres. Le véhicule était équipé d'un toit en aluminium renforcé pour soutenir la section de vol, avec des ailes en aluminium montées sur le dessus. Un moteur refroidi par air de Crosley Motors développait 19 kW (25 ch) pour la conduite sur route, permettant une vitesse maximale de 97 km/h. Pour la propulsion aérienne, un moteur à six cylindres Lycoming O-435C, également refroidi par air, produisait 142 kW (190 ch). En vol, la vitesse de croisière était d'environ 201 km/h, tandis que la vitesse maximale atteignait 211 km/h[8].

Analyse

Conservation

Notes et références

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