Elle devient questeur du bureau du Congrès du au et du 1er au et secrétaire de la commission permanente de cette assemblée (chargée de se réunir durant les intercessions) du au , puis rapporteur de la commission intérieure spéciale chargée de la refonte du règlement intérieur du Congrès à partir du .
La dissidence
Elle se fait surtout connaître pour avoir voté le pour la liste du groupe Calédonie ensemble à l'occasion de l'élection d'un nouveau gouvernement de Nouvelle-Calédonie (le deuxième désigné en deux semaines), et donc contre la liste commune constituée entre l'Avenir ensemble et le Rassemblement-UMP et emmenée par Harold Martin. Le lendemain, elle donne sa démission du parti et du groupe Avenir ensemble-LMD (entraînant la disparition de ce dernier, étant tombé en dessous du seuil des six élus règlementaires pour la constitution d'un groupe politique), se déclarant en «totale contradiction avec la ligne du parti»[1] et affirmant: «Je suis républicaine, et je me refuse de voter indépendantiste à la tête du Congrès»[5]. Elle s'oppose ainsi au rapprochement entamé par l'Avenir ensemble et le Rassemblement-UMP avec le groupe du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), dominé par l'Union calédonienne (UC), aboutissant à l'élection d'un indépendantiste, Rock Wamytan, à la présidence du Congrès le . Sa dissidence crée une polémique, l'Avenir ensemble demandant sa démission de ses mandats de conseillère provinciale et de membre du Congrès qu'elle a obtenus par le biais de la liste de Harold Martin en 2009 et qu'une polémique est engagée à la suite de ce qu'elle appelle «une attaque à la vie intime» de la part de ce dernier (le nouveau président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie ayant réagi à sa défection en faisant référence aux opinions politiques du compagnon de Corine David, qu'il décrit comme un «indépendantiste»)[6]. Elle obtient à ce sujet le soutien de plusieurs femmes politiques, issues d'autres mouvements non-indépendantistes opposés à la démarche du Rassemblement-UMP et de l'Avenir ensemble, pour la plupart issues de Calédonie ensemble (Sonia Lagarde, Hélène Iekawé, Évelyne Lèques), du LMD (Pascale Doniguian-Panchou), du RPC (Nicole Robineau) ou d'associations (la militante écologiste Martine Cornaille d'«Ensemble pour la planète»)[7],[8].
Elle fait ensuite activement campagne pour les candidats de Calédonie ensemble aux élections législatives de , Sonia Lagarde et Philippe Gomès, confirmant notamment lors d'un meeting à La Foa à une semaine du premier tour sa coopération avec ce parti dans l'opposition: «Ensemble, nous représentons la ligne Maginot au Congrès et nous poursuivrons notre travail et nous empêcherons certaines lois d’être votées»[11]. Deux semaines plus tard, lors du second tour, pour lequel Sonia Lagarde et Philippe Gomès se sont qualifiés, elle mène les principales attaques contre les indépendantistes et leur candidat unique opposé à Gomès dans la 2ecirconscription, Jean-Pierre Djaïwé, président du groupe UNI au Congrès, figure du Parti de libération kanak (Palika) et cultivant l'image d'un indépendantiste modéré qui a lui aussi critiqué le rapprochement entre UC, Rassemblement-UMP et Avenir ensemble en 2011: «Il ne faut pas se tromper sur l'angélisme de Jean-Pierre Djaïwé. Il dit parfois la même chose que nous. Mais quand il ira au Comité des signataires, à l'Assemblée nationale, il ne sera pas dans ce discours-là. Il sera avec des ultra-indépendantistes, comme LKU (le président du Parti travailliste, qui prône une indépendance obtenue dès 2014 et sans concession) qui dit "Kanaky2014", qui me dit au Congrès que je ne suis pas chez moi. Si, je suis chez moi [...] Et je ne plierai pas!»[12].
Après l'obtention des deux sièges de députés par les deux représentants de Calédonie ensemble, Corine David se rapproche davantage de ce parti et finit par rompre avec Nathalie Brizard, notamment sur le choix du candidat anti-indépendantiste à soutenir pour l'élection annuelle du président du Congrès: la première défend Gérard Poadja, de Calédonie ensemble, alors que la deuxième se range derrière l'ancien sénateur Simon Loueckhote, du LMD. Le , Corine David quitte l'UDC pour Calédonie ensemble, tandis que Nathalie Brizard, seule représentante désormais du parti qu'elles avaient fondé en 2011, redevient une non inscrite au Congrès[13]. Deux jours plus tard, Gérard Poadja est élu avec difficulté au troisième tour de scrutin en faisant pratiquement le plein des suffrages anti-indépendantistes face à Rock Wamytan, Simon Loueckhote, qui avait obtenu plus de voix aux deux premiers tours (grâce aux soutiens également du Rassemblement-UMP et de l'Avenir ensemble) ayant décidé finalement de retirer sa candidature.
Le , elle accède à la présidence de la toute nouvelle commission intérieure des droits de la femme et de la famille du Congrès (créée en ).