Corroy (Marne)
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| Corroy | |
L'église de Corroy. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Marne |
| Arrondissement | Épernay |
| Intercommunalité | CC du Sud Marnais |
| Maire Mandat |
Roland Boulard 2014-2020 |
| Code postal | 51230 |
| Code commune | 51176 |
| Démographie | |
| Gentilé | Corroitats, Corroitates |
| Population municipale |
147 hab. (2023 |
| Densité | 7,4 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 42′ 13″ nord, 3° 56′ 31″ est |
| Altitude | Min. 95 m Max. 132 m |
| Superficie | 19,97 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Vertus-Plaine Champenoise |
| Législatives | Cinquième circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
|
Corroy est une commune française, située dans le département de la Marne en région Grand Est.
Localisation

Corroy se trouve au sud du département de la Marne, en région Grand Est. La commune appartient à la région agricole de la Champagne crayeuse[1], autrefois appelée « pouilleuse ». Les champs céréaliers et de betteraves dominent cette plaine dénudée.
La commune de Corroy s'étend sur une superficie de 1 997 hectares[2]. Sur son territoire, l'altitude varie de 95 à 132 mètres[2]. Le relief est marqué par la vallée de la Maurienne, rivière qui s'écoule d'est en ouest au centre de la commune. De part et d'autre de la rivière, l'altitude s'élève progressivement, pour atteindre 127 mètres au sud-est de Corroy et dépasser les 130 mètres à la frontière avec Euvy au nord-est[Carte 1].
Par la route[Note 1], Corroy se situe à 46 km de Châlons-en-Champagne[3], préfecture de la Marne, à 87 km de Reims[4], plus grande ville du département, à 58 km de Troyes[5], préfecture de l'Aube voisine, à 46 km d'Épernay[6], sa sous-préfecture, et à 30 km de Blancs-Coteaux[7], bureau centralisateur du canton de Vertus-Plaine Champenoise dont dépend Corroy depuis 2015. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Sézanne[I 1], distante de 21 km par la route[8].
Les communes limitrophes sont Angluzelles-et-Courcelles, Connantre, Euvy, Faux-Fresnay, Fère-Champenoise, Gourgançon et Ognes.
Hydrographie
La commune est dans la région hydrographique « la Seine de sa source au confluent de l'Oise (exclu) » au sein du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Maurienne et la noue Bartée[9],[Carte 2].
La Maurienne, d'une longueur de 18 km, prend sa source dans la commune de Semoine et se jette dans la Superbe à Ognes, après avoir traversé cinq communes[10].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[11]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[12]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[13] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[14]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[15],[16].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 728 mm, avec 11,4 jours de précipitations en janvier et 7,6 jours en juillet[11]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Sommesous à 19 km à vol d'oiseau[17], est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 816,9 mm[18],[19]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −26,5 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
Typologie
Au , Corroy est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 2].
Elle est située hors unité urbaine[I 1] et hors attraction des villes[I 3],[I 4].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (94,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à 1990 (94,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (94,2 %), forêts (3,4 %), zones urbanisées (2,1 %) et zones agricoles hétérogènes (0,3 %)[20].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Morphologie rurale, hameaux et écarts
Le village de Corroy est composée de deux parties : un village en étoile autour de l'église puis un village-rue autour de la rue des Coudriers[21], parallèle à la Maurienne en direction de l'est[Carte 1]. De manière générale, le bâti est ancien et aligné sur rue ; on compte de nombreuses fermes avec un porche donnant sur la rue[21].
De l'autre côté de la Maurienne, au nord, on trouve le hameau de la Colombière[21],[Carte 1]. Les cartes de l'IGN font apparaître un écart sur la Maurienne à l'ouest de Corroy : l'ancien Moulin de Corroy[Carte 1].
Planification
Les règles d'urbanisme sur le territoire de Corroy sont déterminées par le schéma de cohérence territoriale (ScoT) du Pays de Brie et Champagne approuvé le [22] et par la carte communale de la commune approuvée par délibération du [23].
Habitat et logement
En 2022, Corroy compte 80 logements. Ces logements sont uniquement des maisons[I 5]. En raison de la prévalence des maisons, les résidences principales de Corroy disposent en moyenne de 5,4 pièces[I 6].
Le tableau ci-dessous présente une comparaison de quelques indicateurs chiffrés du logement pour Corroy, la communauté de communes du Sud Marnais (CCSM), le département de la Marne et la France entière[I 7] :
| Corroy | CCPC | Marne | France | |
|---|---|---|---|---|
| Ensemble des logements | 80 | 3 144 | 302 456 | 37 527 880 |
| Part des résidences principales (en %) | 81,8 | 85,3 | 87,5 | 82,3 |
| Part des résidences secondaires (en %) | 7,8 | 3,4 | 3,5 | 9,7 |
| Part des logements vacants (en %) | 10,4 | 11,4 | 9,0 | 8,0 |
| Part des propriétaires de leur résidence principale (en %) | 90,6 | 69,4 | 52,4 | 57,5 |
À Corroy, en 2022, 81,8 % des logements sont des résidences principales, 7,8 % des résidences secondaires et 10,4 % des logements vacants. Par ailleurs, 90,6 % des ménages sont propriétaires de leur résidence principale. Corroy se démarque alors par un nombre supérieur à la moyenne de ménages propriétaires de leur résidence principale[I 7].
Parmi les 66 résidences principales construites avant 2020, 34,4 % avaient été construites avant 1919, 10,9 % entre 1919 et 1945, 17,2 % entre 1946 et 1970, 20,3 % entre 1971 et 1990, 4,7 % entre 1991 et 2005 et 12,5 % entre 2006 et 2019[I 8].
Le tableau ci-dessous présente l'évolution du nombre de logements sur le territoire de la commune, par catégorie, depuis 1968[I 9] :
| 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2006 | 2011 | 2016 | 2022 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Résidences principales | 53 | 56 | 56 | 57 | 61 | 63 | 67 | 67 | 66 |
| Résidences secondaires | 4 | 3 | 5 | 6 | 6 | 4 | 5 | 6 | 6 |
| Logements vacants | 6 | 12 | 5 | 10 | 7 | 4 | 8 | 5 | 8 |
| Total | 63 | 71 | 66 | 73 | 74 | 71 | 80 | 78 | 80 |
Voies de communication et transports
Corroy est traversée par la route départementale 9 (nord-est/sud), qui relie le village à Fère-Champenoise, et par la route départementale 253 entre Ognes (ouest) et Gourgançon. La route départemental 305 part de Corroy et permet de rejoindre Connantre et la route nationale 4[Carte 1],[24].
L'automobile a une place importante dans les déplacements. Ainsi, en 2022, 96,9 % des ménages de la commune disposent d'au moins une voiture (dont 54,7 % comptent deux voitures ou plus)[I 10] et 85 % des actifs se rendent sur leur lieu de travail en voiture ou en camion[I 11].
Risques naturels et technologiques
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Colreium (1121) ; Correium (1174) ; Correis (1176) ; Coriletum (1209) ; [C]orroi (vers 1222) ; Cauroi (1223) ; Courroy (vers 1263) ; Caurroi, Cauroi (1270) ; Caurretum juxta Hermondivillam (1271) ; Corroi (vers 1274) ; Ecclesia Beate Marie de Corrayo (1265) ; Corroy (1403) ; Corretum (1405) ; Caulroy (1501) ; Courroy-en-Champaigne (1508) ; Cauretum (1542) ; Corroys (1736) ; « Beneficium Beate Marie de Correio alias de Coreto, vulgo Cauroi » (1775)[25].
Ce toponyme provient de l'agglutination du bas latin colurus et du suffixe etum, de l'oïl picard caurroi qui est l'oïl caure avec le suffixe collectif -oi qui signifie l'« endroit où poussent les noisetiers »[26].
Histoire
Plusieurs nécropoles furent fouillés par Léon Morel au XIXe siècle puis par André Brisson avant la Seconde Guerre mondiale et permirent de mettre au jour une présence au IIIe siècle av. J.-C. et des objets rares comme des bracelets en verre, une tombe d'une femme ornée de bijoux.
À la fin du XIe siècle débute la construction d'une imposante église dédiée à Notre-Dame. Un pèlerinage s'y tenait le avant la Révolution.
Corroy souffrit des passages des gens de guerre pendant les invasions anglaises au XVe siècle et lors des guerres de religion.
Pèlerins et marchands faisaient souvent halte à Corroy lors de déplacements entre Reims et Troyes ou entre Sézanne et Langres.
Le fief de Corroy appartenait au XVe et XVIe siècles à la famille de Sarrebruck puis après 1625 aux seigneurs de Pleurre.
En 1914, Corroy représente la position extrême de l'avancée des troupes allemandes lors de l'épisode de la première bataille de la Marne.
En 2002, Florent Brisson a publié une monographie de ce village.
Politique et administration
Le nombre d'habitants, au dernier recensement, étant compris entre 100 et 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 11[30].
Équipements et services publics
Eau et déchets
L'approvisionnement en eau potable est une compétence du syndicat mixte intercommunal du Mont Août (SMIDEP), dont la commune est membre[31]. Sa gestion est confiée à SAUR, dans le cadre d'une délégation de service public de 2018 à 2029[32]. La commune de Corroy est alimentée en eau potable par le captage de Broussy-le-Grand[33].
L'assainissement des eaux usées, non collectif, y est assuré en régie par la communauté de communes du Sud Marnais[31].
La communauté de communes du Sud Marnais est également compétente en matière de déchets. Depuis 2009, elle a supprimé la taxe d'enlèvement des ordures ménagères au profit d'une redevance incitative composée d'une part fixe et d'une part variable. Cette part variable est fonction de la fréquence de présentation du bac d'ordures ménagères par les usagers (via une puce électronique) ; les sorties des bacs de tri sont gratuites[34]. La communauté de communes met par ailleurs deux déchèteries à disposition de ses habitants, à Fère-Champenoise et Connantre[35],[36].
Enseignement
Postes et télécommunications
Justice, sécurité et secours
Du point de vue judiciaire, Corroy relève du conseil de prud'hommes d'Épernay, du tribunal de commerce de Reims, du tribunal judiciaire, du tribunal paritaire des baux ruraux et du tribunal pour enfants de Châlons-en-Champagne, dans le ressort de la cour d'appel de Reims[37]. Pour le contentieux administratif, la commune dépend du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne[38] et de la cour administrative d'appel de Nancy[39].
Corroy est située en secteur Gendarmerie nationale et dépend de la brigade de Fère-Champenoise[40].
En matière d'incendie et de secours, les casernes les plus proches sont le centre d'incendie et de secours des Trois Rivières (à Pleurs) et celui de Fère-Champenoise, rattachées au Service départemental d'incendie et de secours (SDIS) de la Marne[41].
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[42]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[43].
En 2023, la commune comptait 147 habitants[Note 4], en évolution de −9,82 % par rapport à 2017 (Marne : −1,02 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Sports, loisirs et vie associative
La commune met à disposition de ses habitants une salle des fêtes d'une capacité de 120 personnes[45].
En 2008, la commune compte quatre associations : l'association de chasse, l'association de pêche, l'association musicale « La Fraternelle » et l'association « Corroy Animations »[45].
Économie
Revenus de la population et fiscalité
En 2021, la commune compte 64 ménages fiscaux, regroupant 147 personnes[I 12].
Le revenu disponible par unité de consommation est alors de 25 300 €, supérieur à celui de la communauté de communes du Sud Marnais (21 980 €), du département de la Marne (22 830 €) et de la France métropolitaine (23 080 €)[I 13].
Pour des raisons de secret statistique, le taux de pauvreté à Corroy n'est pas communiqué par l'Insee[I 13].
En matière de fiscalité locale des particuliers, les taux globaux[Note 5] appliqués à Corroy en 2024 sont de 28,09 % pour la taxe foncière sur les propriétés bâties (contre 38,33 % à l'échelle départementale), 31,99 % pour la taxe foncière sur les propriétés non bâties (contre 37,65 %) et 20,53 % pour la taxe d'habitation sur les résidences secondaires et les logements vacants (contre 24,16 %)[46].
Emploi
Corroy appartient à la zone d'emploi de Romilly-sur-Seine[I 1].
En 2022, le taux d'activité des 15-64 ans est de 75,3 %, comparable à celui de la communauté de communes (75,0 %), du département (74,6 %) et de la France métropolitaine (75,3 %)[I 13]. Pour cette même catégorie de population, le taux de chômage est de 12,5 % contre 12,6 % pour la communauté de communes, 11,8 % pour la Marne et 11,3 % pour la France métropolitaine[I 13].
En 2022, Corroy compte 58 emplois (contre 35 en 2011), dont 66,5 % de salariés et 33,5 % de non-salariés[I 14]. Avec 62 actifs y résidant, la commune a alors un indicateur de concentration d'emploi de 94,1[I 15]. Dans les faits, 26,7 % des actifs résidant à Corroy y travaillent tandis que 73,3 % travaillent dans une autre commune[I 16].
Entreprises, commerces et agriculture
En 2023, la commune compte 17 établissements économiquement actifs (hors agriculture)[I 17].
L'Insee n'y recense qu'un seul commerce en 2024 (dans le domaine de la coiffure)[I 18]. Pour les achats et services de proximité, les habitants se rendent dans les communes voisines de Connantre et Fère-Champenoise[47].
En 2020, Corroy compte 6 exploitations agricoles, pour une surface agricole utilisée de 810 hectares et 6 emplois à temps plein. Selon l'Agreste, la production agricole de la commune est spécialisée dans les grandes cultures[48].

