Corruption au Bénin
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La corruption au Bénin est un fléau socio-économique qui suscite, de fait, un regain d'attention dans toutes les couches de la population béninoise. En 2023, le Bénin passe du 72e au 70e rang mondial sur l'« indice de perception de la corruption » de l'ONG Transparency International[1],[2]. Sur la même période, il fait partie du top 10 africain des pays les moins corrompus, au coude-à-coude avec le Ghana et le Sénégal[3].
La corruption au Bénin touche le secteur public comme privé, allant du détournement des deniers publics au concours frauduleux en passant par la fraude douanière ou maritime et le favoritisme[4]. Ainsi, elle se rallie à d’autres formes de criminalité comme le blanchiment d’argent, la dilapidation et l’enrichissement illicite. En , la CRIET informe l'opinion avoir pris connaissance de 50 dossiers de corruption sans les infractions connexes[5].
En , le président Justin Ahomadegbé dénonce les faits de corruption commis par les agents de l’État[6]. Malgré le discours programme du du général Mathieu Kérékou, la corruption a étendu ses tentacules au point où des commissions d’enquête sont dépêchées dans les services publics pour des faits reprochés à tel ou tel autre agent.
Le professeur Paulin Hounsounon-Tolin stipule que le décalage salarial et le déclassement social fait partie des causes de la corruption au Bénin[7]. Cela entraine chez certains fonctionnaires la susceptibilité de se tourner vers la corruption pour compenser leurs faibles revenus.
En 2007, un rapport de l’ONU soulignait que la corruption dans le secteur public est une des principales préoccupations des chefs d’entreprises au Bénin. Le ministre d'État béninois Pascal Koukpaki précise en 2012 que les pertes de recettes fiscales dues aux pratiques frauduleuses sont évaluées, chaque année, à au moins une centaine de milliards de francs CFA. Selon l'acteur de la société civile béninoise, Jean-Baptiste Elias, elle « constitue une menace sérieuse pour l’économie, le bien-être social et la démocratie ».
Législation
Institutions anticorruption
- Haute Cour de justice, juridiction spéciale chargée de juger les ministres du gouvernement, les députés et certaines personnalités politiques de l'État;
- La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) est créée conformément à la loi n° 2018-13 du [10]
- La Commission béninoise des droits de l’homme (CBDH)
- Le Haut-Commissariat à la prévention de la corruption en république du Bénin
- Le Front des organisations nationales contre la corruption (FONAC)[11]