Crise de 2026 à Cuba

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Date Depuis le
Lieu Cuba
Issue Sanctions américaines en cours contre tout pays envoyant du pétrole à Cuba
Crise de 2026 à Cuba
Informations générales
Date Depuis le
Lieu Cuba
Issue Sanctions américaines en cours contre tout pays envoyant du pétrole à Cuba
Belligérants
Drapeau des États-Unis États-Unis
Opposition cubaine
Drapeau de Cuba Cuba
Commandants
Donald Trump
Marco Rubio[1]
Pete Hegseth
José Daniel Ferrer
Luis Manuel Otero Alcántara
Rosa María Payá
Miguel Díaz-Canel
Salvador Valdés Mesa
Manuel Marrero Cruz
Esteban Lazo
Bruno Rodríguez Parrilla
Álvaro López Miera
Raúl Castro

Conséquences de l'intervention américaine au Venezuela

La crise de 2026 à Cuba débute le , dans le sillage de l'intervention américaine au Venezuela, au cours de laquelle les forces américaines capturent le président Nicolás Maduro, allié clé du gouvernement communiste cubain, et interrompent l'approvisionnement de l'île en pétrole vénézuélien, tout en affichant leur volonté de provoquer un changement de régime à Cuba avant la fin de l'année[2].

Les États-Unis commencent à entraver les livraisons de pétrole à destination de Cuba, en visant notamment des entreprises comme Pemex, la compagnie pétrolière publique mexicaine, et en menaçant de sanctions tarifaires les pays qui refuseraient de se conformer à cette politique[3].

La stratégie américaine est souvent décrite comme une politique de « carotte et bâton » : elle laisse entrevoir un compromis si les élites cubaines acceptent de négocier, mais fait planer, en cas de refus, le risque d'un étranglement économique susceptible de provoquer une révolte de la faim. Donald Trump appelle Cuba à « conclure un accord avant qu'il ne soit trop tard » et plaisante en présentant Marco Rubio comme le « prochain président de Cuba », laissant entendre qu'il pourrait jouer un rôle central dans une éventuelle transition[4].

Pour plusieurs observateurs, cette crise constitue la confrontation la plus grave entre Washington et La Havane depuis la crise des missiles de 1962.

Les États-Unis maintiennent un embargo contre Cuba depuis 1962. Son intensité a toutefois varié au fil du temps, avec un net rapprochement sous la présidence de Barack Obama[5],[6]. Dès le début de son second mandat, Donald Trump rétablit et durcit fortement la politique de sanctions à l'égard de l'île, dans une logique de « pression maximale »[7],[8].

L'économie de Cuba dépend fortement des importations de pétrole, en provenance principalement du Venezuela et, plus récemment, du Mexique. La dégradation persistante de la situation économique et du réseau électrique de l'île a alimenté les manifestations de mars 2024 (es) ainsi que les coupures de courant récurrentes observées entre 2024 et 2025 (es)[9]. En , dans le cadre de l'escalade régionale autour du Venezuela, les États-Unis interceptent des pétroliers chargés de brut vénézuélien à destination de Cuba et annoncent un blocus des exportations pétrolières vénézuéliennes[10].

Le , le décret exécutif 14380 est signé ; il entre en vigueur le . Il déclare l'état d'urgence nationale aux États-Unis et autorise l'imposition de droits de douane supplémentaires sur les importations en provenance des pays qui fournissent, directement ou indirectement, du pétrole à Cuba[11]. Dans le même contexte, Washington affiche ouvertement sa volonté d'accentuer la pression sur le régime cubain, Donald Trump appelant le gouvernement de Miguel Díaz-Canel à « conclure un accord avant qu'il ne soit trop tard »[réf. nécessaire].

Impacts

Selon le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme, le blocus et la pénurie de carburant qui en découle menacent l'approvisionnement alimentaire de Cuba et désorganisent les réseaux d'eau ainsi que les hôpitaux du pays[12]. Cette pénurie entrave la récolte des cultures et compromet les efforts déployés en faveur de la souveraineté alimentaire[13]. Elle freine également les opérations d'aide menées par le Programme alimentaire mondial après l'ouragan Melissa. En réponse, le gouvernement cubain ferme les écoles et les universités et restreint les transports publics[14]. Faute de carburant pour les camions de ramassage, les déchets s'accumulent à La Havane comme dans d'autres villes du pays[15].

Coupures de courant

Sous l'effet de la pression américaine, Cuba connaît de graves perturbations de son approvisionnement énergétique, qui provoquent une panne totale[Quand ?] dans les provinces orientales de Guantánamo, Santiago de Cuba, Holguín et Granma, tandis que l'ouest de l'île, y compris La Havane, subit également de fortes tensions électriques[16].

Le , la température la plus basse enregistrée à Cuba atteint 0 °C dans une station météorologique de la province de Matanzas, ce qui affecte négativement l'agriculture cubaine[17].

Crise du carburant des avions

Le , Cuba annonce qu'elle ne pourra plus ravitailler d'autres avions dans ses aéroports en raison de la pénurie de carburant[18]. Le même jour, Air Canada suspend ses vols vers le pays ; Rossiya et Nordwind Airlines l'imitent deux jours plus tard, invoquant elles aussi la persistance des pénuries de carburant sur l'île[19],[20].

Incendie d'une raffinerie à La Havane

Le , un incendie se déclare dans une installation stratégique de traitement du carburant à La Havane, faisant craindre une aggravation de la crise énergétique que traverse Cuba sous l'effet du blocus pétrolier imposé par les États-Unis. Un important panache de fumée s'élève au-dessus de la baie de La Havane depuis la raffinerie Nico López, attirant l'attention des habitants de la capitale, avant de se dissiper à mesure que les pompiers parviennent à maîtriser le sinistre. Le ministère cubain de l'Énergie et des Mines précise que l'incendie, survenu dans un entrepôt de la raffinerie, a finalement été éteint et que ses causes font l'objet d'une enquête. Selon le ministère, aucun blessé n'est à déplorer et le feu ne s'est pas propagé aux zones voisines. Il ajoute que l'activité se poursuit normalement à la raffinerie Nico López. Le foyer se situait à proximité de l'endroit où deux pétroliers étaient amarrés dans le port de La Havane[21].

Autres effets des pénuries

Le , il est annoncé que le Festival del Habano, festival annuel consacré au cigare, est annulé en raison de la « situation économique complexe » provoquée par le « blocus économique, commercial et financier » imposé par les États-Unis[22].

Le , la crise du carburant qui frappe Cuba sous l'effet des sanctions américaines se mue aussi en crise des déchets et de la santé publique : faute de carburant, de nombreux camions de collecte sont immobilisés, entraînant l'accumulation d'ordures dans les rues de La Havane ainsi que dans d'autres villes et localités du pays. À La Havane, seuls 44 des 106 camions-poubelles, soit environ 41,5 %, sont encore en mesure de fonctionner, ce qui ralentit fortement la collecte, tandis que les déchets s'amoncellent aux coins des rues, rapporte Reuters en s'appuyant sur le média d'État Cubadebate[réf. nécessaire].

La société minière canadienne Sherritt International annonce[Quand ?] la suspension de ses activités sur son site minier de Moa[23].

Attaques

Le , lors d'une fusillade survenue près de Cayo Falcones après la violation des eaux cubaines par un hors-bord immatriculé aux États-Unis, la garde côtière cubaine tue quatre personnes à bord. Six autres passagers sont blessés puis arrêtés, tandis que les enquêteurs cubains affirment avoir découvert à bord du matériel tactique présumé[24],[25]. Le ministère cubain[Lequel ?] soutient que le navire américain est à l'origine de l'échange de tirs et qu'un commandant cubain a été blessé[26]. Les autorités annoncent ensuite l'arrestation, sur le territoire cubain, d'un septième individu accusé d'avoir apporté un soutien logistique[réf. nécessaire].

Actions internationales

Réactions

Notes et références

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