Cussangy
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| Cussangy | |
Le lavoir de Lagesse. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Aube |
| Arrondissement | Troyes |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Chaourçois et du Val d'Armance |
| Maire Mandat |
Aurore Vidal (d) 2021-2026 |
| Code postal | 10210 |
| Code commune | 10120 |
| Démographie | |
| Gentilé | Cussangeois, Cussangeoises |
| Population municipale |
200 hab. (2023 |
| Densité | 9,4 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 01′ 07″ nord, 4° 06′ 12″ est |
| Superficie | 21,39 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Troyes (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton des Riceys |
| Législatives | Deuxième circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
|
Cussangy est une commune française située dans le département de l'Aube, dans la région Grand Est. Ses habitants sont appelés les Cussangeois et les Cussangeoises.
Hydrographie
Le village est entouré à l'est et au sud par des plateaux cultivés de céréales et d'Oléagineux.
Il ne reste que quelques exploitations agricoles, dont un élevage laitier et un élevage allaitant.[réf. nécessaire]
Une exploitation champignonnière produit et commercialise des pleurotes et des champignons de Paris.
Au nord, la vaste forêt de Cussangy, d’environ 800 hectares,[réf. nécessaire] s'étend jusqu'à Chaource. C'est une forêt constituée essentiellement de feuillus : chênes, charmes, acacias, bouleaux, merisiers. Les bois sont communaux (270 hectares environ) ou privés.
Autour du village subsistent des prés entourés de haies.
Réseau hydrographique
La commune est dans la région hydrographique « la Seine de sa source au confluent de l'Oise (exclu) » au sein du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par l'Armance, le Landion, le ru du Parc, le ruisseau de la Bande, le Fossé 01 de la commune de Cussangy, le ru Colon, le ru des Vignes, le ru du Chat et le ru du Pre Curry[1],[Carte 1].
L'Armance, d'une longueur de 48 km, prend sa source dans la commune de Chaource et se jette dans l'Armançon à Saint-Florentin, après avoir traversé 19 communes[2].
Le Landion, d'une longueur de 26 km, prend sa source dans la commune de Quincerot et se jette dans l'Armance à Davrey, après avoir traversé neuf communes[3].

Gestion et qualité des eaux
Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Armançon ». Ce document de planification concerne le territoire du bassin versant de l'Armançon qui s’étend sur 3 100 km2 et se répartit sur trois départements (l'Aube, l'Yonne et la Côte-d'Or). Il a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte du bassin versant de l'Armançon (SMBVA)[4].
La qualité des cours d’eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[7] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[8]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 801 mm, avec 12,2 jours de précipitations en janvier et 8,2 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Chessy-les-Prés à 14 km à vol d'oiseau[11], est de 11,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 756,5 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −22,2 °C, atteinte le [Note 2].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[14], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Cussangy est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle est située hors unité urbaine[16]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Troyes, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[16]. Cette aire, qui regroupe 209 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[17],[18].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (65 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (67,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (46,1 %), forêts (32,2 %), prairies (14,4 %), zones agricoles hétérogènes (4,5 %), zones urbanisées (2,8 %)[19]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Histoire
Services et notabilités à Cussangy : XIXe et début du XXe siècle
Paroisse et prêtres desservants
Jusqu'à la Première Guerre mondiale, les recensements font mention des curés ou desservants de la paroisse de Cussangy. Ils résident rue de l'Épine, en face de l'église, et assurent les services religieux à Cussangy et à Vallières. Après la guerre de 1914-1918, il n'y a plus de prêtre résidant. La maison du presbytère est transformée en bureau de poste.
Entre les recensements de 1841 et 1911, cinq curés se sont succédé à Cussangy :
- Jean-Claude Guyot ;
- Pierre Urbain Simonnot, né à Troyes le ;
- Aristide Stingre, né à Bayel le ;
- Henri Rémy, né à Chaource le ;
- René Thiney, né à Bernon le .
Les recensements donnent des éléments de leur mode de vie. Ils ont rarement eu de domestiques. Ils vivent avec leur vieille mère veuve. Deux d'entre eux ont un « pensionnaire », de dix ans, natif d'une autre commune. Ils sont de petits notables locaux, les curés, et originaires du département.
Leur disparition peut être attribuée à la déchristianisation dans cette partie du Bassin Parisien, et surtout à la baisse de la population de Cussangy. La population est passée de 690 habitants en 1836 à 411 habitants en 1911. Une même décroissance est observée à Vallières, desservie par le curé de Cussangy (429 habitants en 1831, 280 en 1911). Après la Grande Guerre, l'évêché de Troyes a regroupé ces deux paroisses avec celle de Chesley.
Maîtres d'école et maison d'école
Les instituteurs restent peu, certains, le temps d'un recensement : Pierre Champfort en 1836, Pierre Prunier en 1851, Hélène Hérard et Achille Payeur en 1876.
Ces maîtres sont jeunes : Pierre Champfort a 22 ans, Pierre Prunier 26. Hélène Hérard et Achille Payeur n'ont respectivement que 27 et 33 ans.
D'autres maîtres séjournent plus longtemps : Hilaire Guilleminot et Alcide Bazin lors de deux recensements successifs : le premier en 1841 et 1846, le second en 1911 et 1921.
Au XIXe siècle, un maître a passé une longue partie de sa carrière à Cussangy : Grand Just Grados, né à Chesley, le . Les recensements le répertorient en 1856, 1866, 1872. Sa femme, Claire Rollin, est née à Cussangy, le . Ils s'y sont mariés le . Après sa retraite, Grand Just restera à Cussangy et habitera rue de Chavigny avec son épouse.
De même, Ferdinand Laroche a enseigné à Cussangy le temps de trois recensements : 1886, 1896, 1901.
Quand le nombre d'enfants a nécessité la présence de deux enseignants, la solution du couple d'instituteurs apparaît : Alcide et Juliette Bazin, au début du XXe siècle ; Gabriel et Alice Rousseau ensuite. Les familles étaient plus nombreuses et beaucoup d'enfants étaient en nourrice ou placés par l'Assistance Publique.
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[26].
En 2023, la commune comptait 200 habitants[Note 4], en évolution de −16,32 % par rapport à 2017 (Aube : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Lieux et monuments
Plusieurs monuments peuvent être visités :
L'Église Saint-Léger, au portail gothique flamboyant, date du XVIe siècle (ISMH : ). Le clocher a été construit entre 1826 et 1828[29]. L'édifice a été en partie restauré. À l'intérieur des verrières du XVIe siècle, des restes de fresque de la même époque sont visibles. L'orgue du XIXe siècle attend une restauration, une association a été créée dans ce but.
Deux lavoirs anciens, du type « impluvium » romain : le lavoir de Roma et le lavoir du Beugnon, évoquent la vie traditionnelle et le travail féminin dans le monde rural.
Une ferme ancienne avec pigeonnier datant des XVIIe et XVIIIe siècles se trouve dans le village, sur la départementale qui relie Chaource à Tonnerre.
Dans le village, la mairie et l'école ont été construites côte à côte, au XIXe siècle.
Les sources
Dictionnaire historique de la Champagne méridionale, de Mgr Roserot de Melin (trois volumes, Langres, 1942 -1948, nouvelle édition : éditions Laffite reprints, Marseille, 1983).
Les Archives de l'Aube donnent accès sur leur site :
- recensements de la population de la commune entre 1841 et 1931 ;
- tables décennales ;
- reproductions du cadastre de 1830.
