Cécile Goldet
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| Cécile Goldet | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Sénatrice de Paris | |
| – (7 ans, 4 mois et 2 jours) |
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| Prédécesseur | Georges Dayan |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Cécile Hélène Claire Marc |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Pau (Pyrénées-Atlantiques) |
| Date de décès | (à 105 ans) |
| Lieu de décès | Joinville-le-Pont |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | CIR (1964) SFIO PS |
| Profession | Médecin |
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Cécile Goldet, née Cécile Marc-Schrader le à Pau et morte à Joinville-le-Pont le [1],[2], est une femme politique et médecin française.
Famille
Son père, Lucien François Marc, docteur en géographie, s’engage dans l’armée en tant qu'officier et sert dans les forces coloniales à Madagascar et en Afrique de l'Ouest. Capitaine, il est tué dans les premiers jours de la Première Guerre mondiale, le . Sa mère, Louise Marie Schrader, est quant à elle médecin.
Faisant ses études de médecine à Paris, Cécile Marc-Schrader obtient son diplôme de docteur en 1940. Elle est pédiatrie et gynécologue.
En 1941, Cécile Marc-Schrader entre à la Fondation française pour l'étude des problèmes humains, organisme soutenu par le gouvernement de Vichy qui a pour objet d’étudier « sous tous les aspects les mesures propres à sauvegarder, améliorer et développer la population française ». Elle a été fondée par le chirurgien et biologiste Alexis Carrel (1873-1944), qui en est le régent. Défendant des thèses racistes et eugénistes, membre en 1937 du Parti populaire français (PPF) de Jacques Doriot, Alexis Carrel est suspendu de ses fonctions en par le gouvernement provisoire, se défend de toute collaboration avec l’Allemagne et il n’est pas jugé.
Selon l’historien Alain Drouard, « rien ne serait plus erroné que de considérer tous les membres de la Fondation comme des collaborateurs ou des fascistes à la solde de l’occupant, même si tel a dû être le cas pour certains d’entre eux ». Il indique que « les docteurs Jean Sutter, Pierre Royer et Cécile Goldet, à l’époque Marc-Schrader, [étaient] engagés dans la résistance »[3].
L’activité de Cécile Marc-Schrader pendant la Seconde Guerre mondiale a fait l’objet d’une confusion avec celle de sa belle-sœur, Cécile Goldet (1901-1987), infirmière dans le maquis du Vercors et déportée à Ravensbrück[4].
En , Cécile Marc-Schrader épouse Antoine Gustave Goldet, ingénieur à Paris et prend alors le nom de Cécile Goldet.
En 1960, elle participe à la création du Mouvement français pour le planning familial[5]. Elle entre en 1962 au Mouvement Démocratique Féminin, introduite par Marie-Thérèse Eyquem, puis en 1964 à la Convention des institutions républicaines (CIR), formation fondée par François Mitterrand. Elle est élue pour la première fois en 1965 conseillère municipale à Fleury-en-Bière. Elle se présente également en 1967 et en 1971 aux municipales de Paris, en tant que candidate PS, où elle est battue. En 1970, elle devient trésorière de l'Association pour l'étude de l'avortement[6].
Elle se joint au CERES, mouvement de Jean-Pierre Chevènement. De 1975 à 1977, elle siège au comité directeur du PS. En 1977, son investiture en tant que candidate aux sénatoriales lui est refusée. Après les législatives de 1978, elle fait partie du courant des « femmes autonomes ». Avec Françoise Gaspard et Édith Lhuillier, elle affirme une rupture vis-à-vis du parti.
Cécile Goldet devient sénatrice en 1979 en remplaçant Georges Dayan. Au Sénat, elle siège à la commission des Affaires Sociales, est vice-présidente du groupe socialiste et secrétaire du Sénat.
Elle prend sa retraite de gynécologue en 1982.
En 1990, elle signe l'appel des 75 contre la guerre du Golfe[7].
Cécile Goldet est la mère d'Hélène Goldet, qui fut militante trotskiste[8], de Lucile Goldet, décédée dans un accident de la route, et de Pierre Goldet.