Convoi no 78 du 11 août 1944
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| Convoi du | ||||||||
| Contexte | Seconde Guerre mondiale | |||||||
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| Mode de transport | Ferroviaire | |||||||
| Numéro | convoi no 78 (convoi I.263) | |||||||
| Départ | Gare de Lyon-Perrache |
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| Arrivée | Natzwiller, Ravensbrück, puis Auschwitz |
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| Déportés | Résistants français | |||||||
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Le Convoi no 78 du 11 août 1944 (I.263.), parfois désigné comme transport de Montluc, est un transfert de déportés parti de la gare de Lyon-Perrache à destination des camps de Natzwiller en Alsace, Ravensbrück via Berlin, puis Auschwitz. Il arrive à Ravensbrück le .
Contexte
Le SS-Obersturmführer Klaus Barbie est chargé du rassemblement[1]. Ce train quitte la gare Lyon-Perrache le avec environ 650 hommes, femmes et enfants incarcérés jusqu’alors au Fort Montluc, mais aussi à la prison Saint-Paul[2],[3],[4].
Trajet
Initialement destiné à rejoindre Paris, le convoi est dévié vers l’est en raison de l’avancée des forces alliées et des sabotages ferroviaires. Après une semaine de trajet, il atteint Rothau (Bas-Rhin), le : les 222 hommes non juifs sont dirigés vers le KL Natzweiler en Alsace, tandis que les déportés juifs sont ensuite acheminés vers Auschwitz. Les 64 femmes non juives du convoi sont quant à elles transférées à Ravensbrück via Berlin[4].
Composé majoritairement de résistants arrêtés dans les départements du Rhône, de l’Isère, de la Drôme et du Jura, le transport reflète l’intensification de la répression allemande durant l’été 1944 : réseaux comme l’Armée secrète, Combat, Libération, réseaux Pown-Monica, Shelburn et PTT sont fortement touchés, et plusieurs arrestations visent également des soutiens aux maquis, notamment en Chartreuse et dans le Vercors[4].
Déportés
La séparation préalable des hommes et des femmes conduit à des itinéraires de déportation distincts : les hommes transférés de Natzweiler (série 22000) à Dachau (séries 98000 à 103000), sont ensuite dispersés dans divers Kommandos ou autres KL, parmi lesquels Mauthausen, Neuengamme ou Stutthof ; les femmes de Ravensbrück (série 57000 et 58000) rejoignent les femmes arrivées la veille, le , par le « Convoi des 57 000 ». Toutes connaissent à leur tour de multiples transferts, notamment vers Torgau, Abteroda ou Markkleeberg[4].
Au total, 286 déportés de ce convoi sont recensés à Natzweiler et Ravensbrück, et plusieurs d’entre eux périssent au cours de leur déportation[4].
Quelques personnes transportées
A
- Famille Abergel-Kadosche : - Joseph Abergel (1937-1944) né le à Lyon 2e, 7 ans. Élèves avec son frère Simon à l’École Étienne Dolet (Jules Vallès) de Saint-Fons. Adresses connues : rue des Petits Bois à Saint-Fons, et Saint-Bel (69, Rhône). Arrêté le à Saint-Bel avec son frère Simon Abergel (1935-1944) né le à Lyon, 9 ans, alors qu'ils sont réfugiés place du Marché chez Mme veuve Claudius Pothier, née Decotton. Internés ensemble à l'hôpital de l'Antiquaille à Lyon. Déportés ensemble par le convoi n°78 du , de Lyon-Perrache vers Auschwitz, où ils sont gazés à leur arrivée le . Ils sont les fils d'Elie Abergel (1920-2005), né le à Mazagan (Maroc), et de - Fibi Feibush Abergel (1919-1943), née Kadosche le à Mogador (Maroc), arrêtée en , amenée au siège à la Gestapo de l'École du service de santé des armées de Lyon-Bron, où elle a disparu[5]. Cet épisode est retracé dans « Coupable d'être né : Adolescente à Auschwitz », par Simone Lagrange [née Simy Kadosche (1930-2016)], 1997. Le père de Simy - Simon Kadosche-Amzallag (1892-1944) (cf. Kadosche), est déporté avec le convoi n°78 avec ses deux neveux, les susdits - Joseph et - Simon Abergel. Il est abattu d'une balle dans la nuque devant sa fille. Quant à sa mère - Rachel Kadosche née Amzallag (1901-1944) (gazée le ), elle est déportée à Auschwitz avec la dito Simy par le convoi 76 du [6].
- Famille Abou-Benhamou : - Marcelle Abou (1926-1991), née le à Oran (Algérie), 17 ans. Domiciliée au 12 rue Anatole-France à Saint-Fons (69, Rhône). Fréquente l'École Anatole-France (aujourd'hui École Simone Veil) à Saint-Fons (69, Rhône). Fille de - Moïse Abou (1880-) né à Tafilalet (Maroc), et de - Saida-Simha Benhamou (1890-1944) née le à Aïn el Arba (Algérie). Dont 7 enfants, dont : - Lucie Marie Abou (1818-1943), épouse Derhy née à Oran, déportée par le convoi n°59 du vers Auschwitz où elle est décédée. Marcelle est arrêtée le à Saint-Fons, avec sa mère. Détenue à la Prison Montluc à Lyon. Déportées ensemble par le convoi n°78 du , de Lyon-Perrache vers Auschwitz le , où sa mère est décédée le . Libérée le et rapatriée le . Sa mère figure sur le Monument aux morts de Saint-Fons[7].
- Famille Alcabez-Zarco, d’origine turque, naturalisée française en 1926. - Bernard Salomon Alcabez (1926-2015), né le à Lyon 3e, 17 ans, d’origine turque, naturalisé français en 1926. Domicilié au 6 rue de la Vigilance à Lyon (aujourd’hui 6 rue Auguste Lacroix). Fréquente l'École Gilbert Dru (Anciennement école de la Guillotière) à Lyon. Fils de - Abraham Alcabez (1884-1944), né le à Constantinople (Turquie), et de - Rebecca née Zarco' (1890-1944), née le à Constantinople. Déportés ensemble par le convoi n°78 du , de Lyon-Perrache vers Auschwitz, où son père et sa mère décèdent à leur arrivée le . Transféré au camp de Gross-Rosen puis au camp de concentration annexe de Mühldorf (Dachau/Munich), le . Libéré le , rapatrié le [8].
- Famille Alexandre-Israel : - Claude Alexandre (1943-1944), né le à Lyon 2e, 20 mois. Domicilié au 41 rue de Créqui à Lyon 6e. Fils de - Achille Alexandre (1885-1944), né le à Boulay (57, Moselle), et de - Alice née Israel (1896-1970) le à Clermont-en-Argonne (55, Meuse). Le père et son fils de 20 mois sont arrêtés le , alors que la mère et ses deux autres enfants sont absents. Le père est interné à la prison Montluc, tandis que le bébé est d'abord placé à l'UGIF, puis le transféré à l’Hôpital de l'Antiquaille à Lyon. Le père et son bébé sont déportés ensemble par le convoi n°78 du , de Lyon-Perrache vers Auschwitz, où ils décèdent chacun à leur arrivée le [9].
- Famille Alharal-Counio, turque d'origine, naturalisée française en 1930 : - Jacques Jackie Alharal (1928-1986), né le à Lyon, 16 ans. Domicilié au 9 rue Mortier à Lyon. Fréquente le Lycée Ampère Bourse à Lyon. Fils de - Haim dit Vidal Alharal (1897-1944), né le à Smyrne (Turquie), et de - Simbul dite Violette, née Counio (1900-1966), née le à Smyrne. Arrêté parce que Juif le , à leur appartement avec sa sœur - Suzanne Alharal (1931-1944) née le à Lyon, 13 ans, son père 47 ans, sa mère 44 ans, et sa grand-mère - Sultana Counio (1853-1944) née le à Smyrne (Turquie) 91 ans. Les cinq membres de la famille sont internés à la Prison Montluc à Lyon, puis déportés par le convoi n°78 du , de Lyon-Perrache vers Auschwitz, arrivé le . Seuls Jacques Jackie et sa mère Violette sont revenus. Le frère de Jacques, - Léon Alharal (1925-1944), né le à Lyon, habitant à la même adresse que la famille, est déporté sans retour de Drancy à Auschwitz le par le convoi n°70. Leurs noms figurent sur le Monument de la déportation, en mémoire des 6084 Juifs victimes de la Shoah au cimetière israélite de la Mouche à Lyon[10],[11].
- Robert Allèmes-Bonnier (1904-1945), né le à Bapaume (62, Pas-de-Calais), ép. Bonnier. Matricule 22502 (Na). Domicilié au 5bis, rue Louis Plantier à Bron (69, Rhône), marié un enfant. Lieutenant militaire de l'air. Actif dans les Forces Françaises de l'Intérieur (FFI) du Réseau Alliance. Radioélectricien, chef de centre à Bron. Arrêté le à Bron. Interné à la prison Montluc à Lyon. Déporté de la gare de Lyon-Perrache avec le Convoi n°78 de Lyon du , vers Natzweiler-Struthof (Strasbourg). Transféré aux camps de Dachau (Munich), Neuengamme (Hambourg), et de Bergen-Belsen (Basse-Saxe) où il décède le . Inscrit sur la stèle du Camps d'aviation de Bron. Médaille de la Résistance à titre posthume[12],[13],[14],[15].
- Famille Altauz-Demant : - Guy Altauz (1943-1944), né le à Grenoble (38, Isère), 1 ans. Arrêté parce que Juif le au domicile familial, au 4 place Gensoul à Lyon 2e, avec son père - Boris Boruch Altauz (1892-1944), né le à Ciechanow (Pologne), sa mère - Elise Altauz née Demant (1915-1944) le , à Paris (20e), et son demi-frère - Marcel Altauz (1928-1973), né le à Paris, 16 ans. Guy est interné seul à l'Hôpital de l'Antiquaille à Lyon, tandis que les autres membres de la famille sont à la prison Montluc. Toute la famille est déportée par le convoi n°78 du , de Lyon-Perrache vers Auschwitz, où ils décèdent à leur arrivée le , seul Marcel a survécu. Leurs noms figurent sur le Monument de la déportation, en mémoire des 6084 Juifs victimes de la Shoah au cimetière israélite de la Mouche à Lyon[16].
- Les sœurs Amar : - Eliane Freha Amar (1928-2002), née le à Beni Ounif (Algérie), 16 ans. Fréquente avec sa sœur Amar l'Ecole Anatole-France (aujourd'hui Ecole Simone Veil) à Saint-Fons (69, Rhône). Arrêtées parce que Juives le avec sa sœur - Rachelle Amar (1925-2005) née le à Figuig (Maroc), 19 ans, à leur domicile au 55 rue du Port à Saint-Fons (69, Rhône), suite à une dénonciation. Internées à la prison de Montluc. Déportées ensemble avec leur sœur aînée - Sarah Bensoussan née Amar (1910-1944), née le à Tagounite (Maroc) (domicilié à la Rue Louis Perret à Saint-Fons) par le convoi n°78 du , de Lyon-Perrache vers Auschwitz, les deux cadettes ayant survécu[17].
- Albert Anaf (1919-2012), né le à Lyon 7e (69, Rhône). Matricule 22479 (Na), alias Albert Arnaud. Alors qu'il est réfractaire au Service du Travail Obligatoire (STO), il s’engage dans le Maquis du Vercors, où il participe à la bataille de Saint-Nizier-du-Moucherotte du 13 au . Arrêté pour fait de Résistance. Déporté de la gare de Lyon-Perrache avec le Convoi n°78 du , vers Natzweiler-Struthof (Strasbourg). Transféré aux camps de Dachau (Munich) et de Mauthausen (Autriche), d'où il est libéré le [12]. Officier dans l'Ordre national de la Légion d’Honneur DPLV, Médaille Militaire, Croix de Guerre 1939-1945 avec palme, Croix du Combattant Volontaire de la Résistance[18].
- Louis Marie Léon Arbaud-David (1898-1944), né le à Sombacour (25, Doubs), radioélectricien, ép. David. Matricule 22503 (Na). Arrêté le à son domicile à Mâcon (71, Saône-et-Loire). Interné à la prison de Montluc à Lyon. Déporté de la gare de Lyon-Perrache via Compiègne avec le Convoi n°78 du , vers Natzweiler-Struthof (Strasbourg). Transféré aux camps de Dachau (Munich) et de Neuengamme (Hambourg) et à son camp annexe d'Aurich-Engerhafe, où il est décédé le [12],[19].
- Albert Arnaud (1915- ), né le 28 août 1915 à Oran (Algérie). Matricule 22504 (Na). Déporté de la gare de Lyon-Perrache avec le Convoi n°78 du 11 août 1944, vers Natzweiler-Struthof (Strasbourg). Transféré aux camps de Dachau (Munich) et de Mauthausen (Autriche), d'où il est libéré du camp annexe (Kommando) de Melk[12].
- André Aubouy (1919-1945), né le 18 mars 1919 à Lyon 5e (69, Rhône). Matricule 22501 (Na). Étudiant à la faculté des lettres à Lyon. Domicilié au 17, Cours de Verdun à Lyon. Actif en résistance au réseau F2 (résistance), mouvement franco-polonais. Arrêté le 13 juillet 1944 à Lyon. Interné à la prison de Montluc. Déporté de la gare de Lyon-Perrache via Compiègne avec le Convoi n°78 du 11 août 1944, vers Natzweiler-Struthof (Strasbourg). Transféré au camp de Dachau (Munich), où il est décédé le 19 février 1945, le jour de son rapatriement. Nommé sous-lieutenant à titre posthume le 1er juin 1945[12],[20],[21].
B
- Francesco Baldoni (1903-1945), né le 12 juin 1903 (ou 1902) à Edolo (I), Italien, ép. Lucia Pietroboni. Matricule 22507 (Na). Déporté de la gare de Lyon-Perrache avec le Convoi n°78 du 11 août 1944, vers Natzweiler-Struthof (Strasbourg). Transféré au camp de Dachau (Munich), et Mauthausen (Autriche) où il décède le 23 février 1945[12].
- Stanislas Baniak (1896-1945), né le 20 mai 1896 à Golawice (PL), Polonais. Matricule 22505 (Na). Déporté de la gare de Lyon-Perrache avec le Convoi n°78 du 11 août 1944, vers Natzweiler-Struthof (Strasbourg). Transféré au camp de Dachau (Munich), envoyé au camp annexe de Natzweiler (Kommando) de Vaihingen, puis retour à Dachau, où il décède le 27 avril 1945[12].
- Julien Barasinski (1905-1945), né le 21 mai 1905 à Siemkowice (PL), Polonais. Matricule 22515 (Na). Déporté de la gare de Lyon-Perrache avec le Convoi n°78 du 11 août 1944, vers Natzweiler-Struthof (Strasbourg). Transféré au camp de Dachau (Munich), où il décède le 13 février 1945[12].
- André Julien Baudart (1892-1965), né le 4 décembre 1892 à Romans-sur-Isère (26, Drôme). Matricule 22506 (Na). Ep. 1921 de Marie-Rose Élodie Désirée Aymé (1895-1982). Proviseur du Lycée Emile Loubet à Valence. Domicilié à Lons-le-Saunier (39, Jura). Arrêté le 20 juin 1944 à Lons-le-Saunier, où il est interné, puis à la prison Montluc à Lyon. Déporté de la gare de Lyon-Perrache avec le Convoi n°78 du 11 août 1944, vers Natzweiler-Struthof (Strasbourg) le 18 août. Transféré le 4 septembre 1944 au camp de Dachau (Munich), puis le 16 septembre 1944 vers Mauthausen (Autriche) matricule 97616 (Ma), et dans ses camps annexe (Kommando) de Melk (le 21 septembre) et Ebensee, d'où il est libéré le 6/18 mai 1945, rapatrié le 4 juin 1945[22][23][24].
- « Georgette » Gabrielle Bazart (1920-2009), mariée Johann, née le à Toul (54), surveillante de prison, matricule 57960 (Ra). Arrêtée en pour faits de résistance, dénoncée peut-être par un policier du commissariat de Toul. Déportée avec son amie « Andrée » Pierre Simon (1921-1945), de Trondes (54), gazée à Ravensbrück, de la gare de Lyon-Perrache avec le Convoi n°78 de Lyon du , vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau et de Königsberg, déportée le à Mauthausen (Linz, Autriche) (matricule 1239 Ma), où elle est libérée le , rapatriée à Annecy en . Inscrite à Trondes (54) sur le monument rappelant son sacrifice[25],[12],[26].
- Aliette Bazin (1904- ), née Stalé le à Genève-Plainpalais (CH), Suissesse d'origine. Matricule 58013. Internée le au fort prison Montluc à Lyon. Déportée de la gare de Lyon-Perrache avec le Convoi 78 de Lyon du , à Ravensbrück, transférée aux camps annexes de Torgau et de Markkleeberg (Leipzig). Evadée pendant une Marche de la mort le en compagnie d'autres déportées, lors de l'évacuation de Markkleeberg vers le camp de Theresienstadt à Terezín en Tchécoslovaquie[12],[27],[28].
- Charles Louis Auguste Bazin (1903-1945), né le 10 avril 1903 à Saint-Joseph-de-Rivière (38, Isère). Matricule 22529 (Na). Actif dans les Forces françaises de l’intérieur (FFI). Déporté de la gare de Lyon-Perrache avec le Convoi n°78 du 11 août 1944, vers Natzweiler-Struthof (Strasbourg) le 18 août. Transféré aux camps de Dachau (Munich), Neuengamme (Hambourg), et son camp annexe Sandbostel. Décédé le 3/5 mai 1945 dans la baie de Lübeck (mer Baltique), sur le « Cap Arcona », paquebot allemand transformé en camp de concentration flottant, bombardé par erreur par la RAF britannique, où plus de 7000 déportés sont tués. Médaille de la résistance française à titre posthume (1958)[29][30][31].
- Famille Benayoun, de Nedroma (près de Tlemcen, Algérie) : Elle émigre en 1935 à Lyon, et habite au Cours Suchet Lyon 2e. Puis rue Montesquieu, Lyon 7e, puis en 1936 : 11 rue Turenne, puis en 1939 : rue Clos Suiphon. Dernière adresse : 157, rue Paul Bert à Lyon 3e (69, Rhône). La famille Benayoun est arrêtée le 12/24/ à Lyon, parce que Juive. Les parents sont internés au fort prison Montluc à Lyon. Les 4 enfants sont internés à l’Hôpital de l’Antiquaille à Lyon 5e. Les 6 membres de la famille Benayoun sont déportés par le convoi no 78 du , au départ de Lyon-Perrache à Auschwitz (arrivée le ). - Elie "Eliaou" Benayoun (1899- ), né le à Nedroma (Algérie), ferblantier-plombier, matricule 123588. Transféré à Mauthausen le , puis au camp annexe de Gusen le . Libéré le 5/, rapatrié à Mulhouse le 24/. Rescapé. Son épouse : - Esther Benayoun (1906-1944), née Benayoun le à Nedroma (Algérie), gazée à l'arrivée à Auschwitz du convoi le (enceinte de 6 mois). Leurs 4 enfants : 1. "Jacques" Prosper Benayoun (1930- ), né le à Nedroma (Algérie). Matricule 123589. Rescapé. Transféré à Mauthausen le , d’où il est libéré le / par la Croix-Rouge. Rapatrié le à Zurich ou à Annemasse. Il a 14 ans. Avait été scolarisé au Collège Chaponnay (aujourd’hui Collège Raoul Dufy) à Lyon, de 1935 à 1936. Il a laissé un témoignage : “Rescapé des camps à 13 ans”, 1995. 2. Marie Benayoun (1935-1944), née le à Nedroma (Algérie), gazée à l'arrivée à Auschwitz du convoi le , 9 ans. 3. "Anna" Jeanne Benayoun (1939-1944) née le à Lyon, gazée à l'arrivée à Auschwitz du convoi le , 5 ans. 4. Lucien Benayoun (1942-1944) né le à Lyon, gazé à l'arrivée à Auschwitz du convoi le , 2 ans. Notons que les sources indiquent le comme date des gazages, ce qui est peu probable[32],[33].
- Louis Marcel Benetière (1913-1978), né le 14 mai 1913 à Saint-Germain-Laval (42, Loire). Matricule 22526 (Na). Marchand de vin. Domicilié à Grenoble (38, Isère). Ep. en 1940, Lucette Emilienne Marcelle Collavet (1922-2007). Actif à la Résistance intérieure française (RIF) mouvement Isole. Interné à Lyon le 3 août 1944. Déporté de la gare de Lyon-Perrache avec le Convoi n°78 du 11 août 1944, vers Natzweiler-Struthof (Strasbourg) le 18 août. Transféré aux camps de Dachau (Munich) le 4 septembre 1944, au camp de Mauthausen (Autriche) le 16 septembre 1944, matricule 97646, et à ses camps annexe Melk (21.9.1944), et Ebensee (4.4.1945) où il est libéré le 6 mai 1945. Rapatrié le 24 mai 1945 à Hayange (57, Moselle)[34][35].
- Joseph Benoit (1899-1945), né le 19 février 1899 à Mièges (39, Jura). Matricule 22520 (Na). Agent des contributions indirectes. Domicilié à Orgelet (39). Ép. en 1927 Françoise Louise Alice Marthe Gagneur. Actif dans les Forces françaises de l'intérieur (FFI), et dans l'Armée Secrète (AS) d'Orgelet. Dénoncé, il est arrêté en juillet 1944. Déporté de la gare de Lyon-Perrache avec le Convoi n°78 du 11 août 1944, vers Natzweiler-Struthof (Strasbourg) le 18 août. Transféré aux camps de Dachau (Munich), et aux camps annexes de Natzweiler : Schömberg et Vaihingen, où il décède le 25 janvier 1945[36][37].
- Roger Benoit-Jay (1913-1945), né le 21 avril 1913 à La Rivoire-de-Vif (38, Isère). Matricule 22527 (Na). Boulanger-pâtissier, domicilié au Pont-de-Claix (38). Résistant aux Forces françaises de l'intérieur (FFI). Interné le 3 août 1944 à la prison Montluc à Lyon. Déporté de la gare de Lyon-Perrache avec le Convoi n°78 du 11 août 1944, vers Natzweiler-Struthof (Strasbourg) le 18 août. Transféré le 4 septembre 1944 au camp de Dachau (Munich) matricule 100452, et le 2 novembre 1944 à Auschwitz matricule 199962, et le 25 janvier 1945 à Mauthausen (Autriche) matricule 121839, où il est décédé le 14 avril 1945[38][39].
- Giuseppe Benvegnu (1910- ), né le 27 mai 1910 à Belinos (I), Italien. Matricule 22533 (Na). Déporté de la gare de Lyon-Perrache avec le Convoi n°78 du 11 août 1944, vers Natzweiler-Struthof (Strasbourg) le 18 août. Transféré au camp de Dachau (Munich). Destin indéterminé[40].
- Alexandre Bérard (1909-1945), né le 13 août 1909 à Lyon (69, Rhône). Matricule 22530 (Na). Ép. 1939 Manette Coletta, avec qui il réside au 4 rue du Plat à Lyon, à proximité du n° 15, où siège la Sipo-SD installée au 32, place Bellecour. Arrêté le 21 juillet 1944 à l’angle de ces deux rues. Incarcéré à la prison Montluc. Déporté de la gare de Lyon-Perrache avec le Convoi n°78 du 11 août 1944, vers Natzweiler-Struthof (Strasbourg) le 18 août. Transféré le 4 septembre 1944 au camp de Dachau (Munich) matricule 100197, et le 14 septembre à Mauthausen (Autriche) matricule 97650, puis 21 septembre à son Kommando de Melk où il est décédé le 8 avril 1945[41]. Son nom figure sur plusieurs plaques commémoratives : en gare de Lyon-Vaise sur le monument du dépôt, et en gare de Lyon-Perrache sortie porte Saône[42].
- René Auguste Bernard (1913-1944), né le 22 septembre 1913 à Chavagna-Vosbles (39, Jura). Matricule 22519 (Na). Ép. 1941 Andrée Maria Eugénie Moyat (1920-2002). Déporté de la gare de Lyon-Perrache avec le Convoi n°78 du 11 août 1944, vers Natzweiler-Struthof (Strasbourg) le 18 août. Transféré le au camp de Dachau (Munich) où il est décédé le 9 décembre 1944 (ou à Schömberg, Bade-Wurtemberg). Figure sur le Monument aux Morts de Vosbles (39)[43][44].
- Renée-Claude Bernet (1914-1992), née le à Paris (75). Matricule 57961. Arrêtée le avec son patron dans leur bureau à Lyon, et amenée au siège de la Gestapo, place Bellecour. Internée au fort prison Montluc. Déportée de la gare de Lyon-Perrache avec le Convoi 78 de Lyon du , à Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau, Abteroda/Anton, et Leipzig-Markkleeberg. Evadée pendant une Marche de la mort le en compagnie d'autres déportées, lors de l'évacuation de Markkleeberg vers le camp de Theresienstadt à Terezín en Tchécoslovaquie[45],[46],[4].
- Joseph Bialot (1923-2012), né Bialobroda le à Varsovie, Juif Polonais émigré à Paris en 1930. Ecrivain. Actif dans la Résistance. Arrêté le à Grenoble. déporté depuis la gare de Bobigny (Paris) par le convoi no 78 du , qui part de Lyon-Perrache à Auschwitz (arrivée le ). Libéré en par l’Armée rouge. Il laisse un récit autobiographique qui raconte son expérience concentrationnaire : "C'est en hiver que les jours rallongent", Seuil 2002.
- Pierrette Brochay (1918-2022), mariée Rossi, née le à Lyon (69), institutrice. Matricule 57963. Rejoint la Résistance au sein du mouvement Combat (Résistance), sous le pseudonyme de Denyse, à Bourg-en-Bresse (01). Arrêtée le par la Gestapo à Lyon, et incarcérée au fort prison Montluc. Déportée de la gare de Lyon-Perrache avec le Convoi 78 de Lyon du , arrivée à Ravensbrück le . Transférée le aux camps annexes de Torgau, d'Abteroda/Anton le , qui dépend de Buchenwald, avec le matricule 33878, ensuite le à celui de Markkleeberg (Leipzig), où elle reçoit le matricule 52020 puis le 50310. Evadée pendant une Marche de la mort le en compagnie d'autres déportées, lors de l'évacuation de Markkleeberg vers le camp de Theresienstadt à Terezín en Tchécoslovaquie[12],[47].
- Famille Brunschwig-Rein : - André Brunschwig (1926-1944), né le à Vieux-Thann (68, Haut-Rhin), 18 ans. Arrêté parce que Juif le à Lyon, avec son oncle - Joseph Rein (1884-1944), né le à Mulhouse (68, Haut-Rhin), sa tante - Sara Rein née Hirtz (1890-1944), née le à Wettolsheim (68, Haut-Rhin), et sa cousine Raymonde Rein (1925-1997) née à Mulhouse, chez qui il est domicilié au 16, rue du Manteau Jaune à Lyon 5e. Tous sont incarcérés à la prison Montluc. Tous sont déportés par le convoi no 78 du , de Lyon-Perrache vers Auschwitz. Seule Raymonde Rein (1925-1997) a survécu et témoignera au procès de Klaus Barbie le , à la 16e audience[48]. André est inscrit sur la plaque des martyres de la guerre de la communauté israélite de Vieux-Thann. Joseph et Sara sont inscrits sur des Stolpersteine à Fontenay-sous-Bois[49].
C
- Claudine Carteron (1908-1967), née Claudia Etiennette Lanfrey le à Rumilly (74), contrôleuse aux PTT à Grenoble. Matricule 57964. Active au sein du réseau Alliance. Arrêtée et internée au fort prison Montluc à Lyon. Déportée de la gare de Lyon-Perrache avec le Convoi 78 de Lyon du , à Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau et de Markkleeberg (Leipzig) le , évadée pendant une Marche de la mort le en compagnie d'autres déportées, lors de l'évacuation de Markkleeberg vers le camp de Theresienstadt à Terezín en Tchécoslovaquie. Rapatriée le . Croix de guerre 1939-1945, Croix du combattant volontaire 39-45, Chevalier de la Légion d'honneur[12],[50],[51].
- Josephine Chartre (1913-2000), mariée Ambre, née le à Bully (42), matricule 57966. Arrêtée le , accusée d'avoir gardé chez elle des valises appartenant aux Juifs. Incarcérée au fort prison Montluc à Lyon. Déportée de la gare de Lyon-Perrache avec le Convoi n°78 de Lyon du , vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau, d'Abteroda/Anton et celui de Markkleeberg (Leipzig), rentrée. Témoin le à Lyon au procès de Klaus Barbie (1913-1991), responsable du dernier train de déportés, le Convoi n°78, pour Natzweiler, Ravensbrück, puis Auschwitz[12].
- Alexandre Jean Charvet (1902-1945), né le à Lyon 2e (69), matricule 22541 (Na). Arrêté le , au hameau des Journets (près de La Chapelle-de-Guinchay), incendié ce jour-là par les Allemands, avec 8 autres résistants, dont son épouse Marie Charvet-Lebeau (1902-1945) matricule 57965 (Ra), et 4 membres de la famille Guérin. Tous sont accusés d'avoir caché un parachutage d'armes[52], internés au fort prison Montluc à Lyon, puis déportés par le convoi no 78 du , de Lyon vers Natzweiler-Struthof (Strasbourg) pour les hommes, et pour les femmes vers Ravensbrück (via Berlin). Transféré aux camps de Dachau, et celui du camp annexe de Natzweiler, Vaihingen an der Enz (Baden-Württemberg, Allemagne), où il est mort le . Médaille de la Résistance à titre posthume 1955[12],[53].
- "Marie" Françoise Charvet (1902-1945), née Lebeau le à La Chapelle-De-Guinchay (F-71, Saône-et-Loire). Matricule 57965 (Ra). Arrêtée le , au hameau des Journets (près de La Chapelle-de-Guinchay), incendié ce jour-là par les Allemands, avec 8 autres résistants, dont son mari Alexandre Charvet (1902-1945) matricule 22541 (Na), et 4 membres de la famille Guérin. Tous sont déportés par le convoi no 78 du , de Lyon vers Natzweiler-Struthof (Strasbourg) pour les hommes, et pour les femmes vers Ravensbrück (via Berlin)[52]. Transférée aux camps annexes de Torgau, et de Königsberg. Retour à Ravensbrück où elle meurt le 3/, gazée. Médaille de la Résistance à titre posthume 1955[12],[54].
- Alexandrine Chylinski,(1895- ), née Pietraszevski le à Varsovie (PL), commerçante, polonaise, matricule inconnu. Résistante à Lyon, réseau Monika-POWN, mouvement de résistants polonais en France. Arrêtée le , avec son mari Constantin CHYLINSKI (1892- ) matricule 22536 (Na), accusés de cacher des résistants polonais chez eux, au 32 rue Malesherbes, Lyon. Incarcérée au fort prison Montluc à Lyon. Déportée de la gare de Lyon-Perrache avec le Convoi n°78 de Lyon du , à Ravensbrück, avec son mari descendu à Natzweiler (Alsace). Transférée aux camps annexes de Torgau, d'Abteroda/Anton et celui de Markkleeberg (Leipzig). Libérée le par les Russes, rentrée. Chevalier de la Légion d'honneur, décorée de la croix d'officier[12],[55],[56].
- Constantin Chylinski (1892- ), né le à Varsovie (PL), polonais, peintre, antiquaire, matricule 22536 (Na). Arrêté le , avec son épouse Alexandrine CHYLINSKI, née Pietraszevski (1895- ), accusés de cacher des résistants polonais chez eux, au 32 rue Malesherbes, Lyon. Incarcéré au fort prison Montluc à Lyon. Déporté de la gare de Lyon-Perrache avec le Convoi n°78 de Lyon du , descendu à Natzweiler (Alsace), avec son épouse, descendue à Ravensbrück (Berlin). Transféré au camp de Dachau (Munich). Rentré. Chevalier de la Légion d'honneur, décoré de la croix d'officier[12],[55],[57].
- Rolande Clair (1924-2016), née le à Gaude, commune de Saint-Etienne-de-Fontbellon (07), matricule 58018 (Ra). Agent de liaison à Lons-le-Saunier (39), où elle est arrêtée le , par un Français de la Gestapo, sans doute par dénonciation. Internée à la prison de Lons-le-Saunier, transférée en juillet au fort prison Montluc à Lyon. Déportée de la gare de Lyon-Perrache avec le Convoi n°78 de Lyon du , à Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau,d'Abteroda/Anton et celui de Markkleeberg (Leipzig) en . Lors de l'évacuation de ce camp fin , elle se cache quelques jours avec neuf de ses camarades d'infortunes, jusqu'au , date de sa libération par les Américains. Rapatriée le à l’hôtel Lutétia à Paris, centre de regroupement des survivants des camps nazis. Témoin le à Lyon au procès de Klaus Barbie (1913-1991), responsable du dernier train de déportés, le Convoi n°78, pour Natzweiler, Ravensbrück, puis Auschwitz[12],[58],[59].
- Rosine Crémieux (1924-2012), née Bernheim le à Elbeuf (76), (dite Bernier), infirmière. Matricule 58014. Arrêtée le à l'hôpital de fortune dressé dans la Grotte de la Luire vers Saint-Agnan-en-Vercors (26). Internée à la prison Saint-Joseph de Lyon (ou au fort prison Montluc), puis déportée avec ses six collègues infirmières à Ravensbrück : 1. Maud Romana, née D'Argence (1920-2004) matricule 58006 (Convoi n°78), 2. Cécile Goldet (1901-1987) matricule 58012 (Convoi n°78), 3. Odette Malossane (1919-1945) matricule inconnu, 4. Anita Monthuis, née Winter ("Wortès") (1918- ), matricule 58004 (Convoi n°78), 5. Suzanne Siveton, mariée Silvestre (1923-2020), matricule 58005 (Convoi n°78), 6. France Pinhas (1917-2009), par le « Convoi des 57000 » du , de Pantin (Paris). Déportée de la gare de Lyon-Perrache avec le Convoi n°78 de Lyon du , à Ravensbrück, transférée aux camps annexes de Torgau, d'Abteroda/Anton et celui de Markkleeberg (Leipzig), d'où elle s'évade pendant une Marche de la mort le lors de l'évacuation de Markkleeberg vers le camp de Theresienstadt en Tchécoslovaquie, en compagnie d'autres déportées. Officier de la Légion d'honneur, Médaille militaire, Croix de guerre 1939-1945, Médaille de la Résistance[12],[60].
D
- Marie-Louise Dragol (1913-1998), née Bordet le à Saint-Genis-Terrenoire (Genilac) (42, Loire), assistante sociale. Matricule 57962 (Ra). Membre des Forces Françaises Combattantes (FFC) : Action R1[61]. Membre de l’Armée secrète de la Loire sous la direction d’Albert Oriol dit Maloire (1919-2003). Elle rejoint l’équipe de radios au hameau La Britière, près de Saint-Agnan-en-Vercors (26), en tant que codeuse-chiffreuse de messages, dirigée par Robert Bennes (Bob) (1921-2014). Arrêtée le à Lyon, et internée au fort prison Montluc. Déportée à Ravensbrück le avec les six infirmières (cf.) de l’Hôpital de fortune dressé dans la Grotte de la Luire, près de Saint-Agnan-en-Vercors (26)[62] : - Rose Crémieux née Bernheim (1924-2012) matricule 58014; - Cécile Goldet (1901-1987) matricule 58012; - Odette Malossane (1919-1945) matricule inconnu; - Anita Monthuis, née Winter ("Wortès") (1918- ), matricule 58004; - Suzanne Siveton, mariée Silvestre (1923-2020), matricule 58005; - Maud Romana, née D'Argence (1920-2004), matricule 58006. Transférée aux camps annexes de Torgau (Buchenwald), Königsberg (Ravensbrück), Rechlin (Ravensbrück), Neuengamme (Hambourg), où elle est libérée le par la Croix-Rouge[12],[63].
- Jeanne "Antoinette" dite Annie Drigeard (1905-1988), née Curat le à Changy (42, Loire). Matricule 57970 (Ra). Arrêtée le à Lyon, détenue le au fort de Romainville (à l'est de Paris). Déportée le , de Lyon à Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Buchenwald (Weimar) : Torgau, Abteroda/Anton, Markkleeberg. Libérée le , rapatriée le [12],[64].
E
- Pauline Gabrielle Echallier (1918-1945), née Mouche le à Lyon 2e arr. (69, Rhône). Matricule 57971 (Ra). Active dans la Résistance Intérieure Française (RIF), du mouvement Front National (Résistance). Arrêtée le , au hameau des Journets (près de La Chapelle-de-Guinchay), incendié ce jour-là par les Allemands, avec 8 autres résistants, dont 4 membres de la famille Guérin. Tous sont accusés d'avoir caché un parachutage d'armes[52], internés au fort prison Montluc à Lyon, puis déportés par le convoi no 78 du , de Lyon vers Natzweiler-Struthof (Strasbourg) pour les hommes, et pour les femmes vers Ravensbrück (via Berlin). Transférée aux camps annexes de Torgau (Buchenwald), et de Königsberg (Ravensbrück), retour à Ravensbrück où elle est décédée le [12]. Médaille[65],[66].
- Edith Esser (1921-2003), née le à Cologne (Allemagne), matricule inconnu. Mère de Lydia Flem (1952- ), écrivaine, psychanalyste et photographe belge. Allemande, Edith émigre en France. Active dans la Résistance (pseudo : Jacqueline Monnier), arrêtée à Grenoble, à son domicile, 6 rue Clément. Internée le au fort prison Montluc à Lyon, puis déportée de Lyon à Auschwitz, par le convoi no 78, le . Rentrée[12],[67],[68].
F
- Famille Falkenheim-Lajzerowicz, réfugiée à Lyon : - Dimitri Falkenheim (1925-1990), né le à Francfort-Sur-Le-Main, 19 ans, rescapé. - Jeannette Falkenheim (1927-1945), née le à Francfort-Sur-Le-Main, décédée le au camp annexe de Dresden (Flossenbürg), 17 ans. Enfants de Bruno Falkenheim (1906- ), né le à Elberfeld (D), et de Claire Klara née Lajzerowicz (1903-1944), née le à Aleksandrów (Pologne)[69]. Dimitri, Jeannette et leur mère Claire Klara sont arrêtés parce que Juif le à leur domicile au 22, rue Mazenod à Lyon 3e. Tous sont incarcérés à la prison Montluc. Déportés ensemble par le convoi no 78 du , de Lyon-Perrache vers Auschwitz. Seul Dimitri a survécu. Leurs noms figurent sur le Mur des Noms, Monument de la déportation, en mémoire des 6084 Juifs victimes de la Shoah au cimetière israélite de la Mouche à Lyon 7e[70].
- Feigel Fass (1894-1944), née Silbiger le à Wisznice (PL), Polonaise. Emigre en 1929 en France avec sa famille. Arrêtée le 21 Juillet 1944 à son domicile au 64 rue de Rochemaure à Montélimar (26, Drôme), avec sa fille Charlotte Wardi-Fass (1928-2018) (cf., et son frère David Silbiger (1896-1944) (cf. Internés ensemble le à la prison Montluc à Lyon. Déportés ensemble par le convoi no 78 du , qui part de Lyon-Perrache à Auschwitz, où elle est gazée à son arrivée le avec son frère[71].
- Famille Fraiberger-Katzman(n) : - Claude Fraiberger (1939-1944), né le à Lyon 6e, 4 ans. Fils de - Elie Elimelech (dit Max) Fraiberger (1900- ), né le à Zakroczym (Pologne), et de - Anna Annie Fraiberger née Katzmann (1907-1944), née le à Lyon (2e), professeur de piano. Domicilié au 16, rue d’Algérie à Lyon 1e. Arrêté parce que Juif le au hameau de Saint-André-le-Haut à Limonest, près de Lyon, dans un logement d'estivage, avec sa mère Anna et son grand-père - Itzig Katzmann-Bogatirole (1979-1945), né le à Niejine (Nijine, Ukraine), coupeur de vêtements pour la maison Crémieux. Anna et son père Itzig sont incarcérés à la prison Montluc à Lyon, tandis que le petit Claude, 4 ans, est envoyé à l’Hôpital de l’Antiquaille à Lyon. Déportés ensemble par le convoi no 78 du , de Lyon-Perrache vers Auschwitz, où ces 3 membres de cette famille sont décédés[72],[73].
- Micheline Francfort (1926-2012), née le à Étain (55, Meuse), 17 ans, rescapée. Fille de Gabriel Francfort (1896-1991), et de Simone née Michel (1903-1981). Domicilié au 60, rue Fontanière ou 26-28 rue Descartes à Lyon 1e. Fréquente le lycée Jeanne d’Arc à Nancy (54, Meurthe-et-Moselle). Suite à l'arrestation d'une tante (Aline Francfort-Favier (1892-1945) par le convoi n°76 du (I.235.) de Drancy vers Ravensbrück), d'un oncle et d'un cousin, elle entre en résistance dans le réseau M.O.I. (Francs-tireurs et partisans - Main-d'Oeuvre Immigrée) des Jeunesses communistes, sous le nom d'Huguette/Michèle Michard. Arrêtée comme résistante le dans l'autobus à Villeurbanne, banlieue est de Lyon. Domiciliée à ce moment-là au 26 rue Descartes à Lyon chez Pierre Escoffier, mais en raison de son activité clandestine, elle a gardé une adresse dans une pension au 10 quai Pierre Scize à Lyon. Internée à la prison Montluc à Lyon. Déportée par le convoi no 78 du , de Lyon-Perrache vers Auschwitz. Là, la découvrant Juive, on la tatoue "A 25331". Transférée d’Auschwitz à Bergen-Belsen, puis au kommando de Raguhn. Rapatriée le [74].
- Marie "Louise" François (1902-1945), née le à ?, matricule 57972 (Ra). Résistante drômoise. Arrêtée le à son domicile au château de Milan, à Montélimar (route de Sauzet), avec sa fille, Secondine François (1926-1945), matricule 57973 (Ra), et avec le domestique Eugène Meyssonnier (1919-1944), matricule 22626 (Na). Tous trois sont incarcérés au fort prison Montluc à Lyon et déportés ensemble dans le même convoi no 78 du , de Lyon. Transférée aux camps annexes de Torgau (Buchenwald), Königsberg (Ravensbrück), et Rechlin (Ravensbrück) où elle est décédée en 1945. Inscrite sur le Monument aux Morts de la Guerre 1939-1945 de Montélimar, et sur le Mémorial de la Résistance de Mirmande (26, Drôme)[12].
- Secondine François (1926-1945), née le à Oulx (Italie, Piémont), matricule 57973 (Ra). Résistante drômoise (à 14 ans), Carte du combattant volontaire de la résistance (CVR). Arrêtée le à son domicile au château de Milan, à Montélimar (route de Sauzet), avec sa mère Marie Louise François (1902-1945), matricule 57972 (Ra), et avec le domestique Eugène Meyssonnier (1919-1944), matricule 22626 (Na). Tous trois sont incarcérés au fort prison Montluc à Lyon et déportés ensemble dans le même convoi no 78 du , de Lyon vers Ravensbrück pour elles. Transférée aux camps annexes de Torgau (Buchenwald), et Königsberg (Ravensbrück), retour à Ravensbrück où elle est décédée le . Inscrite sur le Monument aux Morts de la Guerre 1919-1945 de Montélimar, et sur le Mémorial de la Résistance de Mirmande (26, Drôme)[12],[75],[76].
- Louise Françoise Fulchiron (1889-1945), née Julien le à Caluire-et-Cuire (69, Rhône). Matricule 57974 (Ra). Domicilié au 95, Cours Henri Montchat, Lyon. Arrêtée à Lyon le avec son mari "Georges" Claude Fulchiron (1888-1944). Déportés ensemble dans le convoi no 78 du , de Lyon, vers Ravensbrück (via Berlin) pour elle, lui débarquant à Natzweiler-Struthof (Strasbourg). Transférée aux camps annexes de Torgau (Buchenwald), et Königsberg (Ravensbrück), et retour à Ravensbrück où elle est décédée le . Plaque commémorative du couple Fulchiron, au carrefour du Cours Docteur Long et de la Rue Charles Richard, à Lyon 3e arr. : « En souvenir de Mme et Mr Fulchiron arrêtés le , morts en déportation »[12],[77],[78].
- Georges Claude Fulchiron (1888-1944), né le à Lyon (69, Rhône). Matricule 22563 (Na). Domicilié au 95, Cours Henri Montchat, Lyon. Arrêté à Lyon le avec son épouse Louise Fulchiron (1889-1945). Déportés ensemble dans le convoi no 78 du , de Lyon, lui débarquant à Natzweiler-Struthof (Strasbourg), son épouse à Ravensbrück (via Berlin). Transféré à Dachau (Munich), et à Dautmergen (Natzweiler) où il est décédé le . Plaque commémorative du couple Fulchiron, au carrefour du Cours Docteur Long et de la Rue Charles Richard, à Lyon 3e arr. : « En souvenir de Mme et Mr Fulchiron arrêtés le , morts en déportation »[12],[77],[79],[80].
G
- Albert Gabai (1928-1944), né le à Paris 11e, 16 ans. Fils de Maurice Gabai (1897-1944), né le à Constantinople (Turquie), et de Victoria née Hazate (1900- ), née le à Constantinople (Turquie). Scolarisé à l’Ecole Godefroy Cavaignac à Paris 11e. Demeurant au 14 rue Boulle à Paris 11e, réfugié à Grenoble (38, Isère) au 19 ou 192, Rue des Arts. Arrêté parce que Juif le avec ses camarades Jacques Wasserhole (1924-1945?) et Albert Peissack, sur dénonciation de Henriette Siguret née Champin. Interné à la prison Montluc. Déportée par le convoi no 78 du , de Lyon-Perrache vers Auschwitz, le . Transféré en au camp de Gross-Rosen près de Breslau, où il décède. Son nom figure sur le Mur des Noms, Monument de la déportation, en mémoire des 6084 Juifs victimes de la Shoah au cimetière israélite de la Mouche à Lyon 7e[81],[82].
- Lucienne Mélina Gilles (1908-1998), née Salomon le à Montségur-sur-Lauzon (26, Drôme). Matricule inconnu. Autres patronymes cités : Denis, Durand, Raymond[83],[84]. Accusée d'héberger des réfractaires au STO, elle est arrêtée le , avec son fils Gérard Gilles (1928-2006) âgé de 15 ans, lorsque les allemands arrivent à la ferme Gilles et y mettent le feu. Son mari Gabriel Fortuné Victorin Gilles (1903-1982), a eu le temps de fuir avec les deux résistants qu'il cachait. Internée au fort prison Montluc à Lyon, avec son fils, libéré un mois plus tard, pourtant actif dans l'Armée secrète (AS) Drôme Sud. Transférée aux camps annexes de Torgau (Buchenwald), Abteroda/Anton (Buchenwald), Markkleeberg (Buchenwald), rentrée[12],[85],[86]. Autre adresse citée : Route des Andelys, Muid (27, Eure).
- Léonie Jeanne Giry (1892-1945), mariée Dauvergne, née le à Chambon-sur-Voueize (23, Creuse), infirmière. Matricule 75535. Arrêtée à son domicile, 98 rue Mazenod à Lyon 3e arr., car elle aurait refusée de travaillé pour les Allemands. Internée au fort prison Montluc à Lyon. Déportée dans le convoi no 78 du , de Lyon à Ravensbrück. Transférée au camp annexe de Torgau (Buchenwald), puis retour le à Ravensbrück, où elle décède le [12],[87].
- Cécile Goldet (1901-1987), matricule 58012, née le à Paris (75) (Ne pas confondre avec sa belle-sœur Cécile Goldet née Marc (1914-2019)). Résistante, infirmière auprès du maquis du Vercors, arrêtée le à La Grotte de la Luire à Saint-Agnan-en-Vercors (26), avec ses six collègues infirmières, déportées à Ravensbrück [88]: 1. Rose Crémieux (née Bernheim, dite Bernier)(1924- ) matricule 58014 (Convoi n°78), 2. Maud Romana, née D'Argence (1920- ) matricule 58006 (Convoi n°78), 3. Odette Malossane (1919-1945) matricule inconnu, 4. Anita Monthuis, née Winter (1918-?) matricule 58004 (Convoi n°78), 5. Suzanne Siveton, mariée Silvestre (1923- ) matricule 58005 (Convoi n°78), 6. France Pinhas (1917- ), par le « Convoi des 57000 » du , de Pantin (Paris). Déportée le avec le Convoi 78 de Lyon pour Ravensbrück, transférée à Torgau, puis retour à Ravensbrück. Rapatriée le avec le convoi des Trois cents à Kreuzlingen en Suisse le [89],[12],[90],[91].
- Georgette Gomes (1924-2007), née Rosenfard le à Paris 20e (75). Matricule inconnu. Autres patronymes cités : Gommes-Casseres, Godchot. Domiciliée au 4 rue Grognard à Lyon. Active dans les Forces Françaises de l'Intérieur (FFI), sergente (pseudo : Lambert Georgette Zette). Arrêtée le à Lyon, internée au fort prison Montluc à Lyon. Déportée dans le convoi no 78 du , de Lyon à Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau (Buchenwald), Abteroda/Anton (Buchenwald), et Markkleeberg (Buchenwald). Rentrée[12],[92],[93],[94].
- Anne Christine Marie de Gontaut-Biron (1893-1979), née Sterzynska de Chamaret le à Tarnopol (PL), Comtesse, polonaise. Matricule 57977. Active dans le mouvement de Résistance POWN-Monica en France occupée. Arrêtée le , lors d'un contrôle routier, pendant le couvre-feu, sur une route dans l'Ain, pendant une mission de la Croix-Rouge, accompagnée de sa fille Béatrix de Toulouse-Lautrec, née de Gontaut-Biron (1923-2017), matricule 57978. Amenées ensemble au siège de la Gestapo à Lyon, place Bellecour, internées au fort prison Montluc, puis déportées à Ravensbrück, par le Convoi n° 78 du de Lyon-Perrache. Transférées à Torgau. Libérées par la Croix-Rouge le de Ravensbrück[12],[95].
- Charles Gottlieb (1925-2015), né le à Nancy (54, Meurthe-et-Moselle), Juif Polonais. Actif dans la Résistance. Arrêté le à Lyon, amené au siège de la Gestapo, place Bellecour[96]. Déporté depuis le camp de Drancy (Paris) par le convoi no 78 du , qui part de Lyon-Perrache à Auschwitz (arrivée le ). De là, il entame mi- une marche de la mort, vers la Tchécoslovaquie, puis envoyé à Mauthausen (Autriche) à la fin du mois de . Transféré au camp annexe d'Ebensee (Mauthausen) où il est libéré le par les Américains. Il laisse un récit autobiographique qui raconte son expérience concentrationnaire : "Récit de vie", 2011[97]. Officier de l'ordre national de la Légion d'honneur (2010). Citoyen d’honneur de la ville de Nice (2014).
- Sima Gottlich (1893-1944), née Steinberg le à Huși (ROU), Roumaine, Juive. Internée au fort prison Montluc à Lyon. Déportée dans le convoi no 78 du , de Lyon, vers Auschwitz où elle est décédée à son arrivée le [12],[98],[99]. Une plaque à son nom au cimetière juif à Lugano-Noranco (Tessin, Suisse), avec son mari Moritz Gottlich (1896-1975), et avec sa fille Arlette Léa Gottlich (1933-2011), mariée Jacques.
- Marie Antoinette Gouttebelle (1902-1945), née Venot le à Bort-les-Orgues (19, Corrèze). Matricule 57979 (Ra). Domiciliée au 20 rue Terraille, à Lyon, avec son mari Pierre Gouttebelle (1905-1945) matricule 22585 (Na). Arrêtée le à Lyon, et internée au fort prison Montluc à Lyon avec son mari. Déportée avec son mari, par le convoi no 78 du , de Lyon vers Natzweiler-Struthof (Strasbourg) pour lui, et vers Ravensbrück (via Berlin) pour elle. Transférée aux camps annexes de Königsberg (Ravensbrück), Torgau (Buchenwald), puis retour à Ravensbrück où elle décède le [12],[100],[101].
- "Pierre" Antoine Gouttebelle (1905-1945), né le à Briffons (63, Puy-de-Dôme). Matricule 22585 (Na). Domicilié au 20 rue Terraille, à Lyon, avec son épouse "Marie" Antoinette Gouttebelle (1902-1945), née Venot, matricule 57979 (Ra). Actif dans les Forces Françaises de l'Intérieur (FFI). Arrêté le à Lyon, et interné au fort prison Montluc à Lyon avec son épouse. Déporté avec son épouse, par le convoi no 78 du , de Lyon vers Natzweiler-Struthof (Strasbourg) pour lui, et vers Ravensbrück (via Berlin) pour elle. Transféré aux camps de Dachau (Munich), et Flossenbürg, et au camp annexe de Koselitz (Flossenbürg) où il est fusillé le [12],[102],[103].
- Juliette Granier (1922-2013), épouse Rolland, née le à Teil (07, Ardèche). Matricule 57980 (Ra). Déportée dans le convoi no 78 du , de Lyon à Ravensbrück (via Berlin). Transférée aux camps annexes de Torgau (Buchenwald), Abteroda/Anton (Buchenwald), et Markkleeberg (Buchenwald). Rentrée[12].
- Francine Gudefin (1907-1996), née le à Francheville (69, Rhône), restauratrice. Matricule 57981 (Ra). Domiciliée au 29, rue Thomassin, à Lyon. Divorcée Guillen. Arrêtée le , dans son restaurant à Lyon dans le quartier d’Ainay, lieu de rendez-vous du regroupement de résistants Armée secrète (AS). Internée au fort prison Montluc à Lyon avec son frère Pierre Gudefin (1905-1973), matricule 22584 (Na). Interrogée, torturée par la Gestapo, place Bellecour à Lyon, qui la laissera défigurée. Elle est contrainte d'assister aux séances de torture de son frère. Déportée avec lui, par le convoi no 78 du , de Lyon vers Natzweiler-Struthof (Strasbourg) pour lui, et vers Ravensbrück (via Berlin) pour elle. Transférée au camp annexe Königsberg (Ravensbrück) d'où elle libérée le 3/4/. Rapatriée le 24/[12],[104],[105]. Témoigne le au procès du chef de la Gestapo de la région lyonnaise Klaus Barbie (1913-1991) qui a lieu au palais de justice de Lyon.
- Pierre Gudefin (1905-1973), né le à Francheville (69, Rhône), confiseur. Matricule 22584 (Na). Domicilié au 8 rue des Remparts, dans le quartier d’Ainay, à Lyon. Déporté avec sa sœur, Francine Gudefin (1907-1996), matricule 57981 (Ra), par le convoi no 78 du , de Lyon vers Natzweiler-Struthof (Strasbourg) pour lui, et vers Ravensbrück (via Berlin) pour elle. Transféré au camp de Dachau (Munich), aux camps annexes de Allach (Dachau), Haslach et Vaihingen (Natzweiler-Struthof) d'où il est libéré le . Rapatrié le [12],[106].
- Jean-Marie Guérin-Aucagne (1878-1945), né le à Trades (69, Rhône). Matricule 22579 (Na). Domicilié à Vauxrenard (69), proche de La Chapelle-de-Guinchay (71, Saône-et-Loire). Arrêté le , au hameau des Journets (près de La Chapelle-de-Guinchay), incendié ce jour-là par les Allemands, avec 8 autres résistants, dont son épouse Marie Guérin (1881-1945), née Aucagne, matricule 57982 (Ra), et ses 2 enfants Georges Guérin (1922-1944), matricule 22578 (Na), et Yvonne Guérin (1920-2011), matricule 57983 (Ra)[107],[108],[52],[109]. Tous sont accusés d'avoir caché un parachutage d'armes, internés au fort prison Montluc à Lyon, puis déportés par le convoi no 78 du , de Lyon vers Natzweiler-Struthof (Strasbourg) pour les hommes, et vers Ravensbrück (via Berlin) pour les femmes. Transféré au camp de Dachau (Munich), où il est décédé le [12],[110].
- Georges Guérin (1922-1944), né le à Vauxrenard (69, Rhône). Matricule 22578 (Na). Arrêté le , au hameau des Journets (près de La Chapelle-de-Guinchay), incendié ce jour-là par les Allemands, avec 8 autres résistants, dont son père Jean-Marie Guérin (1878-1945) matricule 22579 (Na), sa mère Marie Guérin-Aucagne (1881-1945) matricule 57982 (Ra) et sa sœur Yvonne Guérin (1920-2011), matricule 57983 (Ra). Tous sont déportés par le convoi no 78 du , de Lyon vers Natzweiler-Struthof (Strasbourg) pour les hommes, et pour les femmes vers Ravensbrück (via Berlin). Transféré au camp de Dachau (Munich), puis au camp annexe de Dautmergen (Natzweiler-Struthof), où il est décédé le [12].
- Marie Guérin-Aucagne (1881-1945), née Aucagne le à Bergesserin (71, Saône-et-Loire). Matricule 57982 (Ra). Arrêtée le , au hameau des Journets (près de La Chapelle-de-Guinchay), incendié ce jour-là par les Allemands, avec 8 autres résistants, dont son mari Jean-Marie Guérin (1878-1945) matricule 22579 (Na), et ses 2 enfants Georges Guérin (1922-1944), matricule 22578 (Na), et Yvonne Guérin (1920-2011), matricule 57983 (Ra). Tous sont déportés par le convoi no 78 du , de Lyon vers Natzweiler-Struthof (Strasbourg) pour les hommes, et pour les femmes vers Ravensbrück (via Berlin), où elle est décédée le du typhus[12].
- Yvonne Guérin (1920-2011), épouse Jost, née le à Vauxrenard (69, Rhône). Matricule 57983 (Ra). Domicilié à Vauxrenard (69), proche de La Chapelle-de-Guinchay (71, Saône-et-Loire). Arrêtée le , au hameau des Journets (près de La Chapelle-de-Guinchay), incendié ce jour-là par les Allemands, avec 8 autres résistants, dont son père Jean-Marie Guérin (1878-1945) matricule 22579 (Na), sa mère Marie Guérin-Aucagne (1881-1945) matricule 57982 (Ra) et son frère Georges Guérin (1922-1944), matricule 22578 (Na). Tous sont accusés d'avoir caché un parachutage d'armes, internés au fort Montluc à Lyon, puis déportés par le convoi no 78 du , de Lyon vers Natzweiler-Struthof (Strasbourg) pour les hommes, et pour les femmes vers Ravensbrück (via Berlin). Evacuée le 26/ de Ravensbrück par la Croix-Rouge suédoise, puis rapatriée en France le [12]. Seule rescapée de la famille[107],[108],[52].
- Jeanne Michelle Guillot (1897-1945), née Durdilly le à Lyon (69, Rhône). Matricule 57984 (Ra). Déportée par le convoi no 78 du , de Lyon vers Ravensbrück (via Berlin). Transférée aux camps annexes de Torgau (Buchenwald), et de Königsberg (Ravensbrück), retour à Ravensbrück où elle est gazée le [111], ou décédée le [112]. Inhumée au cimetière de la Croix-Rousse, Lyon 4e, avec son mari Auguste Guillot[113].
H
- Stéphanie Hantké (?-?), née à ?. Matricule inconnu. Déportée par le convoi no 78 du , de Lyon vers Ravensbrück (via Berlin). Rentrée[111].
- Albert Hayon (1908-1945), né le à Alger (Algérie). Matricule 22590 (Na). Déporté par le convoi no 78 du , de Lyon vers Natzweiler-Struthof (Strasbourg). Transféré au camp de Dachau (Munich) le , Mauthausen (Autriche), le , matricule 98219 (Ma), au camp annexe de Melk (Mauthausen) le , retour à Mauthausen où il décède le [111],[114].
- Marie-Claude Hayon (1912- ), née le à Constantine (Algérie). Matricule inconnu. Domiciliée au 16 rue Victor-Hugo, à Lyon. Internée au fort Montluc à Lyon. Déportée par le convoi no 78 du , de Lyon vers Ravensbrück (via Berlin). Transférée au camp annexe de Torgau (Buchenwald), retour à Ravensbrück, où elle est libérée[111],[115].
- Marie Valentine Hillion (1880-1944), née Rougeoreille le à Plaisir (78, Yvelines) au hameau des Petits Prés. Matricule 57986 (Ra). Déportée par le convoi no 78 du , de Lyon vers Ravensbrück (via Berlin), où elle est décédée le à 64 ans[111],[116]. - Une plaque à sa mémoire est déposée sur une tombe familiale du cimetière de Plaisir (78). - Une rue Marie Hillion à Plaisir (78) honore son souvenir[117].
I
- Lucien Itkine (1905-1945), né à Paris, chimiste, frère du comédien trotskiste Sylvain Itkine avec lequel il participe à l’aventure des Croque-Fruits de Marseille pendant l’Occupation, résistant à Combat puis aux MUR. Arrêté en dans la banlieue lyonnaise, il est interné le 26 à la prison de Montluc. Tandis que son frère est torturé à mort par les sbires de Klaus Barbie place Bellecour, lui est déporté par le convoi 78 jusqu’à Auschwitz-Birkenau. Il est contraint à participer aux marches de la mort vers Mauthausen, où il décède le . Il laisse trois enfants, dont sa fille Irène qui se portera partie civile contre Barbie lors du procès de Lyon[118].
J
- Lucienne Eugénie Jean (1906-1945), née Huguet le à Versailles (78, Yvelines). Matricule 57987 (Ra). Epouse en 1939 à Paris Gabriel Jean Julien JEAN (1910-1995), né à Fécamp (76, Seine-Maritime). Déportée par le convoi no 78 du , de Lyon vers Ravensbrück (via Berlin). Transférée au camp annexe de Torgau (Buchenwald), retour à Ravensbrück, où elle est décédée le à 38 ans (gazée)[111],[119].
K
- Simon Kadosche-Amzallag (1892-1944), né le à Mogador (Maroc). Domicilié au 37 rue Raspail, Saint-Fons (69, Rhône). Déporté avec le convoi no 78 avec ses deux neveux - Joseph Abergel (1937-1944) 7 ans, et - Simon Abergel (1935-1944) 9 ans. (cf. Abergel). Abattu d'une balle dans la nuque devant sa fille - Simone Lagrange [née Simy Kadosche (1930-2016)][120],[121].
- Famille Kahn-Picard : - Léon Kahn (1928-1944), né le à Lixheim (57, Moselle), 15 ans. Fréquente l'Ecole Jean Jaurès à Lyon. Domicilié au 17, rue Robert à Lyon 6e. Fils de - Armand Kahn (1890-1944), né le à Lixheim (57, Moselle), 54 ans, et de - Jeanne Picard (1892-1944), née le à Hartmannswiller (68, Haut Rhin), 52 ans, commerçants. Arrêté le à Lyon parce que Juif avec ses parents, et incarcérés à la prison de Montluc, avec sa tante - Yvonne Picard (1899-1944), née le à Hartmannswiller (68, Haut Rhin), 45 ans, domiciliée au 75 Cours de la Liberté à Lyon 3e. Tous sont déportés par le convoi no 78 du , de Lyon-Perrache vers Auschwitz, où il décèdent à leur arrivée le . Une plaque à l'Ecole Jean Jaurès à Lyon rappelle le souvenir du jeune Léon[122].
L
- Irène Lach (1905- ), née le à Ostrowiec (PL), polonaise. Matricule inconnu. Domiciliée 248bis rue Duguesclin, Lyon. Entrée en résistance dès dans le Réseau F2, réseau franco-polonais des Forces Françaises Combattantes (FFC). Comme agent de liaison, elle est courrier entre Lyon, Grenoble et Vichy, en transportant des documents sensibles, de grosses sommes d'argent ainsi que des postes émetteurs. Arrêtée le à Lyon, internée au fort Montluc à Lyon. Déportée par le convoi no 78 du , de Lyon vers Ravensbrück (via Berlin), d'où elle est rapatriée le ou le [111],[123],[124].
- Marie Lacote (1908- ), née le à Roanne (42, Loire). Matricule 57988 (Ra). Mariée. Arrêtée le à Lyon. Internée au fort prison Montluc à Lyon. Déportée par le convoi no 78 du , de Lyon vers Ravensbrück (via Berlin), d'où elle est libérée le . Rapatriée le par la Croix-Rouge[111],[125].
- Georgette Lambert (1924- ), née le à Saint-Quentin (02, Aisne). Matricule 57989 (Ra). Déportée par le convoi no 78 du , de Lyon vers Ravensbrück (via Berlin). Transférée aux camps annexes de Torgau (Buchenwald), Abteroda/Anton (Buchenwald), Markkleeberg (Buchenwald), rentrée[111],[126].
- Famille Last-Bau, émigrée en 1940 de Leipzig (Allemagne) en France : Adresses connues : 18 cours Morand à Lyon 3e ; 159 rue Pierre Corneille à Lyon 3e. - Cilly Céline Laur Last (1934-1944), née le à Leipzig (D), 10 ans. Arrêtée le à Lyon, amenée à la Gestapo place Bellecour, avec ses parents - Leib Last (1899-1944) né le à Rozwadow (Pologne)/Rozniatow (Ukraine)[127], et - Charlotte Bau (1902-1944) née le à Leipzig (D), et son frère - Joaquim Jean Last (1927- ) né le à Leipzig, 16 ans. Internée seule à l’Hôpital de l’Antiquaille, alors que sa famille est internée à la prison Montluc à Lyon. Déportés ensemble par le convoi no 78 du , de Lyon-Perrache vers Auschwitz, où ils sont gazés, probablement à leur arrivée le . Quant au frère aîné - Hans Jacques Last (1926- ) né le à Leipzig, il est arrêté le , puis déporté du camp de Drancy, par le convoi n°30 du vers Auschwitz, libéré le , rapatrié le . Il témoigne en 1987 lors du procès de Klaus Barbie. Seuls ses frères sont revenus de déportation[128],[129].
- Anne-Marie Lenoir (1913-1994), née (de) Sainte Marie' le à Dessau (Saxe, D), Française, Matricule 58001 (Ra).Active dans la Résistance Intérieure Française (RIF), mouvement de résistance Isolé et dans le réseau Gallia. Déportée par le convoi no 78 du , de Lyon vers Ravensbrück (via Berlin). Transférée aux camps annexes de Torgau (Buchenwald), Abteroda/Anton (Buchenwald), Markkleeberg (Buchenwald), rentrée[111],[130],[131].
- Germaine Lieutaud (1913-1996), née Allibert le à Menglon (26, Drôme) (La Tonnesse). Matricule 58015 (Ra).Garde barrières 1935-1940. Active dans la résistance de la Drôme (26). Arrêtée à Grenoble le . Internée à la prison Saint-Paul à Lyon 2e. Déportée sous le nom de Lieutaud par le convoi no 78 du , de Lyon vers Ravensbrück (via Berlin). Transférée au camp annexe de Markkleeberg (Buchenwald), rentrée[111],[132].
- Anatole Liliensztein (Lilensztein) (1927- ), né le à Paris 10e, 17 ans, rescapé. Fils de Charles Liliensztein et de Anne Solinica. Scolarisé au Lycée Voltaire à Paris 11e. Domicilié au Pont-de-Claix (38, Isère) à côté de Grenoble. Arrêté et torturé à Grenoble début parce que Juif, quelques jours après sa cousine - Tilly Liliensztein (1923- ) 21 ans, également torturée, déportée, évadée à Lyon. Domiciliée au 30 rue Rébéval à Paris 19e. Déporté par le convoi no 78 du , de Lyon-Perrache vers Auschwitz, arrivé le . Transféré au camp de Dachau. Libéré le . Témoin au procès Barbie qui a eu lieu en 1987 à Lyon. Une plaque au Lycée Voltaire à Paris 11e rappelle son souvenir[133]. Quant au frère de Tilly - Henri Lilienzstejn (1929-2025), né le , il est arrêté avec sa mère Chaja lors de la rafle du Vel d’Hiv en Juillet 1942. Lui s'est échappé, et sa mère Chaja est déportée et décédée à Auschwitz. Entrés en résistance, Tilly et Henri se réfugient chez le cousin Anatole au Pont-de-Claix, où ils sont actifs dans les Maquis du Vercors[134].
- Juliette Marcelle Lombard (1889-1944), née Jacob le à Autun / Le Creusot (71, Saône-et-Loire). Matricule inconnu. Active dans les Forces Françaises de l’Intérieur (FFI). Déportée sous le nom de Lombard par le convoi no 78 du , de Lyon vers Auschwitz (Pologne) où elle est décédée le [111],[135],[136],[137].
M
- Jeanne Marie Madec (1904-1945), née le à Pleyber-Christ (29, Finistère). Matricule 57992 (Ra). Gérante de l'auberge au hameau Le Fumé. Active dans les Forces Françaises de l’Intérieur (FFI). Arrêtée le [138]. Déportée par le convoi no 78 du , de Lyon-Perrache vers Ravensbrück (via Berlin). Transférée au camp annexe de Rechlin (Ravensbrück), retour à Ravensbrück. Elle décède le avant son rapatriement à Bergen-Belsen[111]. Son nom est sur le monument aux morts de Plourin-lès-Morlaix (29, Finistère) [note 46]. Croix de Guerre avec Etoile d'Argent, posthume.
- Odette Malossane (1919-1945), dite Etty, née le à Clérieux (26), infirmière. Matricule inconnu. Active au sein du mouvement de résistance Combat. Arrêtée le à l'hôpital de fortune dressé dans la Grotte de la Luire vers Saint-Agnan-en-Vercors (26), avec ses six collègues infirmières, internées au fort prison Montluc à Lyon, déportées à Ravensbrück : 1. Maud Romana, née D'Argence (1920-2004) matricule 58006 (Convoi n°78), 2. Cécile Goldet (1901-1987) matricule 58012 (Convoi n°78), 3. Rosine Crémieux née Bernheim (1924-2012) matricule 58014 (Convoi n°78), 4. Anita Monthuis, née Winter ("Wortès") (1918- ), matricule 58004 (Convoi n°78), 5. Suzanne Siveton, mariée Silvestre (1923- ), matricule 58005 (Convoi n°78), 6. France Pinhas (1917-2009), par le « Convoi des 57000 » du , de Pantin (Paris). Déportée de la gare de Lyon-Perrache avec le Convoi n°78 de Lyon du (train n° 14'166), à Ravensbrück, où elle décède d'épuisement le . Son cénotaphe est situé à Beaumont-lès-Valence (26), son corps ayant disparu à Ravensbrück[12],[139],[140].
- Marie Louise Martin (1897-1945), née Allouard (Vallier) le à Gresse-en-Vercors (38, Isère). Matricule inconnu. Active dans la Résistance Intérieure Française (RIF), mouvement Isolé. Arrêtée avec son mari Emile Martin (1889-1944) matricule 22622 (Na), lors de la bataille du Vercors à Gresse. Déportés ensemble par le convoi no 78 du , de Lyon-Perrache vers Ravensbrück (via Berlin) pour elle, et vers Natzweiler-Struthof (Strasbourg) pour lui. Transférée au camp de Buchenwald, retour à Ravensbrück où elle décède le , à 48 ans. Leurs noms et leurs portraits figurent sur le Monument aux morts de Gresse-en-Vercors (38, Isère)[111],[141],[142].
- Louise Jeanne Amélia Martin-Dhermont (1897-1944), née Vallier le à Gresse-en-Vercors (38, Isère). Matricule inconnu. Arrêtée le , conduite à Grenoble, et torturée. Transférée à la prison Montluc à Lyon. Déportée par le convoi no 78 du , de Lyon-Perrache vers Ravensbrück (via Berlin). Transférée aux camp annexe de Torgau (Buchenwald), retour à Ravensbrück où elle décède le 24/, à 47 ans[111],[143]. Son nom et son portrait figurent sur le Monument aux morts de Gresse-en-Vercors (38, Isère). Epouse Henri Martin-Dhermont (1889- ). Leurs 2 fils sont fusillés sur la place de la mairie à Gresse-en-Vercors (38, Isère) le , en représailles de l'attaque d'un convoi allemand au col de l’Allimas du jour précédent : - "Edmond" Jules Martin Dhermont (1923-1944), 21 ans[144], et - "Marcel" Auguste Martin Dhermont (1924-1944), 20 ans[145]. Leurs noms et leurs portraits figurent sur le Monument aux morts de Gresse-en-Vercors (38, Isère).
- Paulette Mayon (?-?), née le ? Matricule 57985 (Ra). Déportée par le convoi no 78 du , de Lyon-Perrache vers Ravensbrück (via Berlin). Transférée aux camps annexes de Torgau (Buchenwald), et de Königsberg (Ravensbrück). Rentrée[111].
- Andrée Meaudre de Sugny (1912-2010), née Roberton le à Lyon (69, Rhône). Pharmacienne. Matricule 57998 (Ra). Domiciliée au château de Trémolin vers Saint-Just-en-Chevalet (42, Loire). Active dans la Résistance Intérieure Française (RIF), mouvement Front National (Résistance). Accusée avec son mari Jacques de Sugny dit Jacques Trémolin (1910-1986), résistant, préfet de l'Ardèche, de cacher des Résistants dans leur domaine. Arrêtée le par la Milice française à son domicile de Saint-Just-en-Chevalet (42, Loire). Envoyée à Roanne (42, Loire), puis incarcérée au fort prison de Montluc à Lyon. Déportée par le convoi no 78 du , de Lyon-Perrache vers Ravensbrück (via Berlin). Transférée aux camps annexes de Torgau (Buchenwald), Abteroda/Anton (Buchenwald), et Markkleeberg (Buchenwald) le . Evadée le lors de l'évacuation[111],[146],[147]. Témoin lors de la 18e journée d'audience du procès de Klaus Barbie qui a lieu à Lyon le [148].
- Eugène Meyssonnier (1919-1944), né le à Nantes (44, Loire-Atlantique), domestique au château de Milan. Matricule 22626 (Na). Actif dans la Résistance de la Drôme. Arrêté le au Château de Milan, à Montélimar (route de Sauzet), avec Marie Louise François (1902-1945), matricule 57972 (Ra), et sa fille Secondine François (1926-1945), matricule 57973 (Ra). Tous trois sont incarcérés au fort prison Montluc à Lyon et déportés ensemble dans le même convoi no 78 du , de Lyon, vers Ravensbrück pour elles, lui débarquant à Natzweiler-Struthof (Strasbourg). Transféré à Dachau (Munich), et à Dautmergen (Natzweiler) où il est décédé le . Inscrit sur le Monument aux Morts de la Guerre 1919-1945 de Montélimar[12],[149],[150].
- Anita Monthuis (1918-2005), née Winter le à Madrid (E), ("Wortès"), Française. Matricule 58004. Arrêtée le à l'hôpital de fortune dressé dans la Grotte de la Luire vers Saint-Agnan-en-Vercors (26), avec ses six collègues infirmières, internées au fort prison Montluc à Lyon, déportées à Ravensbrück : 1. Maud Romana, née D'Argence (1920-2004) matricule 58006 (Convoi n°78), 2. Cécile Goldet (1901-1987) matricule 58012 (Convoi n°78), 3. Rosine Crémieux née Bernheim (1924-2012) matricule 58014 (Convoi n°78), 4. Odette Malossane (1919-1945) matricule ? (Convoi n°78), 5. Suzanne Siveton, mariée Silvestre (1923- ), matricule 58005 (Convoi n°78), 6. France Pinhas (1917-2009), par le « Convoi des 57000 » du , de Pantin (Paris). Déportée de la gare de Lyon-Perrache avec le Convoi n°78 de Lyon du , à Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau, d'Abteroda/Anton et celui de Markkleeberg (Leipzig), d'où elle est libérée le [12],[139],[151],[152].
P
- Carmen Pagan (1918- ), née Garcia le à Lyon (69, Rhône). Matricule 57993 (Ra). Déportée par le convoi no 78 du , de Lyon-Perrache vers Ravensbrück (via Berlin). Transférée aux camps annexes de Torgau (Buchenwald) mat.33906, Abteroda/Anton (Buchenwald) mat.52183, et Markkleeberg (Buchenwald) mat.50521. Rentrée.
- Henri Passot (1926-1979), né le à Chénas (69, Rhône). Matricule 22489 (Na). Domicilié à La Chapelle-de-Guinchay (71, Saône-et-Loire). Actif dans les Forces Françaises de l’Intérieur (FFI)[153]. Arrêté le , au hameau des Journets (près de La Chapelle-de-Guinchay), incendié ce jour-là par les Allemands, avec 8 autres résistants, dont 4 membres de la famille Guérin. Tous sont accusés d'avoir caché un parachutage d'armes, internés au fort prison Montluc à Lyon, puis déportés par le convoi no 78 du , de Lyon vers Natzweiler-Struthof (Strasbourg) pour les hommes, et pour les femmes vers Ravensbrück (via Berlin). Transféré au camp de Dachau (Munich), où il est libéré le [12],[52]. Rapatrié le .
- Georges Ponsot (1926-1945), né le à Lessard-le-National (71, Saône-et-Loire), ajusteur. Matricule 22643 (Na). Domicilié à Pontanevaux-les-Chapelles (La Chapelle-de-Guinchay) (71, Saône-et-Loire). Arrêté le , au hameau des Journets (près de La Chapelle-de-Guinchay), incendié ce jour-là par les Allemands, avec 8 autres résistants, dont 4 membres de la famille Guérin. Tous sont accusés d'avoir caché un parachutage d'armes, internés au fort prison de Montluc à Lyon, puis déportés par le convoi no 78 du , de Lyon vers Natzweiler-Struthof (Strasbourg) pour les hommes, et pour les femmes vers Ravensbrück (via Berlin). Transféré au camp de Dachau (Munich), puis au camp annexe de Dautmergen (Natzweiler-Struthof), où il est décédé le [12],[52].
R
- Anne-Marie Ratajczak (1924- ), née le à Varsovie (PL), Polonaise. Matricule 58011 (Ra). Déportée par le convoi no 78 du , de Lyon-Perrache vers Ravensbrück (via Berlin). Rentrée le [111].
- Marie-Annette Robert (1907- ), née le à Reims (51, Marne). Matricule 57994 (Ra). Déportée par le convoi no 78 du , de Lyon-Perrache vers Ravensbrück (via Berlin). Transférée aux camps annexes de Torgau (Buchenwald), et d'Abteroda/Anton (Buchenwald). Rentrée[111].
- Maud Romana (1920-2004), née D'Argence le à Romans-sur-Isère (26), infirmière. Matricule 58006. Arrêtée le à l'hôpital de fortune dressé dans la Grotte de la Luire vers Saint-Agnan-en-Vercors (26). Internée au fort prison Montluc à Lyon, avec ses six collègues infirmières, puis déportées à Ravensbrück : 1. Rose Crémieux née Bernheim (1924-2012) matricule 58014 (Convoi n°78), 2. Cécile Goldet (1901-1987) matricule 58012 (Convoi n°78), 3. Odette Malossane (1919-1945) matricule inconnu, 4. Anita Monthuis, née Winter ("Wortès") (1918- ), matricule 58004 (Convoi n°78), 5. Suzanne Siveton, mariée Silvestre (1923-2020), matricule 58005 (Convoi n°78), 6. France Pinhas (1917- ), par le « Convoi des 57000 » du , de Pantin (Paris). Déportée de la gare de Lyon-Perrache avec le Convoi n°78 de Lyon du , à Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau, d'Abteroda/Anton et celui de Markkleeberg (Leipzig). Evadée pendant une Marche de la mort le lors de l'évacuation de Markkleeberg vers le camp de Theresienstadt en Tchécoslovaquie, en compagnie d'autres déportées[12],[154],[155].,[60].
- Huguette Cécile Rosner (1920-2001), née Dubois le à Reims (51, Marne). Matricule 57995 (Ra). Arrêtée par la Gestapo française le avec son mari Raphaël Rosner (1911-1944)[156], à leur domicile au 59 rue Hugues Guérin à Lyon 7e. Tout deux sont artisans en fourrure. Raphaël Rosner est conduit à Bron, banlieue est de Lyon (boulevard de Ceinture), abattu de trois balles dans la tête. Internée au fort prison Montluc. Déportée par le convoi no 78 du , de Lyon-Perrache vers Ravensbrück (via Berlin). Transférée aux camps annexes de Torgau (Buchenwald), et d'Abteroda/Anton (Buchenwald). Evadée lors de l'évacuation en [111],[157].
- Marie Seriès (1890-1944/45), née le à ? Matricule 57996 (Ra). Déportée par le convoi no 78 du , de Lyon-Perrache vers Ravensbrück (via Berlin). Transférée aux camps annexes de Torgau (Buchenwald), et Königsberg (Ravensbrück) où elle est décédée[111].
S
- David Silbiger (1896-1944), né le à Oświęcim (Auschwitz en allemand), Polonais. Emigre en 1929 en France avec sa famille. Arrêté le 21 Juillet 1944 à son domicile au 64 rue de Rochemaure à Montélimar (26, Drôme), avec sa nièce Charlotte Wardi-Fass (1928-2018) (cf., et sa sœur Feigel Fass-Silbiger (1894-1944) (cf. Internés ensemble le à la prison Montluc à Lyon. Déportés ensemble par le convoi no 78 du , qui part de Lyon-Perrache à Auschwitz, où il est gazé à son arrivée à l'endroit de sa naissance le , avec sa sœur[71].
- Suzanne Siveton, mariée Silvestre (1923-2020), née le à Valeille-en-Forez (42), infirmière. Matricule 58005. Arrêtée le à l'hôpital de fortune dressé dans la Grotte de la Luire vers Saint-Agnan-en-Vercors (26), avec ses six collègues infirmières, internées le au fort prison Montluc à Lyon, déportées à Ravensbrück : 1. Maud Romana, née D'Argence (1920-2004) matricule 58006 (Convoi n°78), 2. Cécile Goldet (1901-1987) matricule 58012 (Convoi n°78), 3. Rosine Crémieux née Bernheim (1924-2012) matricule 58014 (Convoi n°78), 4. Odette Malossane (1919-1945) matricule ? (Convoi n°78), 5. Anita Monthuis, née Winter ("Wortès") (1918-2005), matricule 58004, (Convoi n°78), 6. France Pinhas (1917-2009), par le « Convoi des 57000 » du , de Pantin (Paris). Déportée de la gare de Lyon-Perrache avec le Convoi n°78 de Lyon du , à Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau, d'Abteroda/Anton et celui de Markkleeberg (Leipzig), d'où elle s'évade pendant une Marche de la mort le , lors de l'évacuation de Markkleeberg vers le camp de Theresienstadt en Tchécoslovaquie, en compagnie d'autres déportées[12],[139],[158].
- Maria Sokolowska (1914- ), née le à Krysowice (PL), Polonaise. Matricule inconnu. Alias "Danielle". Domiciliée à Biviers (38, Isère). Active dans le Réseau F2 de la Résistance franco-polonaise. Arrêté le 13/ à Grenoble. Incarcérée au fort prison Montluc à Lyon. Déportée par le convoi no 78 du , de Lyon-Perrache vers Ravensbrück (via Berlin). Rapatriée début [111],[159],[160],[161].
- Perlette Soussan (1924-2011), née le à Tanger (Maroc), 19 ans, rescapée. Domiciliée au 12, rue Anatole France à Saint-Fons (38, Isère)(1936), puis rue Etienne Dolet, Saint-Fons (1944). Fréquente l'Ecole Etienne Dolet (aujourd'hui Jules Vallès) à Saint-Fons (38, Isère). Fille de Chaloum Soussan (1903- ), né 1903 à Mogador (Essaouira, Maroc), et de Elbia Soussan (1904- ) née 1904 à Tanger. Sœur de Albert (1927- ), Joseph (1933- ) et Jacob (1935- ). Arrêtée parce que Juive le , à la sortie du cinéma Rex à Saint-Fons, par un couple de chasseurs de Juifs pour le compte du service de renseignement de la SS (SD), qui sévissait à Saint-Fons : Charles Gœtzmann (1912-1948) né à Lutter (68, Haut-Rhin), et sa maîtresse Jeanne Benamara née Hermann à Obernai (67, Bas-Rhin) (1921-1948). Exécutés les deux le au fort de Montessuy à Lyon[162],[163]. Internée à la prison Montluc à Lyon. Déportée par le convoi no 78 du , de Lyon-Perrache vers Auschwitz, d'où elle est libérée le , rapatriée le [164].
- Renée Stoffiek (1908- ), née le à Lyon (69, Rhône). Matricule 57997 (Ra). Déportée par le convoi no 78 du , de Lyon-Perrache vers Ravensbrück (via Berlin). Transférée aux camps annexes de Torgau (Buchenwald), et d'Abteroda/Anton (Buchenwald). Rentrée[111].
- Wenda Sulisslawska (1903- ), née le à Varsovie (PL), Polonaise. Matricule inconnu. Domiciliée à Grésy-sur-Aix-les-Bains (73, Savoie). Active dans le Réseau F2 de la Résistance franco-polonaise. Arrêtée le à Aix-les-Bains (73, Savoie). Incarcérée au fort prison Montluc à Lyon. Déportée par le convoi no 78 du , de Lyon-Perrache vers Ravensbrück (via Berlin). Libérée le [111],[165].
T
- Monique Taillandier (1924-2003) née Mori le à La Tour-d'Aigues (84). Matricule 58010. Active dans les Forces françaises de l'intérieur (FFI). Arrêtée et internée au fort prison Montluc à Lyon, déportée de la gare de Lyon-Perrache avec le Convoi n°78 de Lyon du , à Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau, Eisenach et de Markkleeberg (Leipzig). Evadée pendant une Marche de la mort le lors de l'évacuation de Markkleeberg vers le camp de Theresienstadt en Tchécoslovaquie, en compagnie d'autres déportées[12],[166].
- Béatrix de Toulouse-Lautrec, née de Gontaut-Biron (1923-2017), née le à Paris (75), Comtesse. Matricule 57978 (Ra) / 75537. Active dans le mouvement de Résistance POWN-Monica en France occupée. Arrêtées le , lors d'un contrôle routier, pendant le couvre-feu, sur une route dans l'Ain, pendant une mission de la Croix-Rouge, accompagnée de sa mère 'Anne" Christine Marie de Gontaut-Biron, née Sterzynska de Chamaret (1893-1979), Comtesse, matricule 57977, Polonaise née à Tarnopol (PL). Amenées au siège de la Gestapo à Lyon, place Bellecour, internées au fort prison Montluc, puis déportées à Ravensbrück, par le Convoi n° 78 du de Lyon-Perrache. Transférées à Torgau, matricule 75537 (Béatrix). Libérées par la Croix-Rouge le de Ravensbrück. Chevalier de la Légion d'honneur, Médaille militaire, Croix de guerre 1939-1945 avec palme, Médaille de la Résistance, Médaille de la déportation et de l'internement pour faits de Résistance, membre de la Société des écrivains combattants[167],[168],[4].
V
- Mariette Vautaret (1902- ), née le à Cordieux (01, Ain). Tisseuse. Matricule inconnu. Domiciliée au 21 Montée Saint-Sébastien à Lyon 1er. Arrêtée le à Lyon. Incarcérée au fort prison Montluc à Lyon. Transportée au Fort de Romainville (Paris). Déportée par le convoi no 78 du , de Lyon-Perrache vers Ravensbrück (via Berlin). Transférée aux camps annexes de Torgau (Buchenwald), et Königsberg (Ravensbrück), d'où elle est libérée en [111],[169].
- Jeanne Vignolles (1912-1945), née Martin le à Villandraut (33, Gironde). Servante d'hôtel à Langon (33). Matricule inconnu. Déportée par le convoi no 78 du , de Lyon-Perrache vers Ravensbrück (via Berlin). Transférée au camp annexe de Torgau (Buchenwald), retour à Ravensbrück, où elle est décédée le , à 32 ans[111],[170].
- Renée Hélène Vignoud (1915-1945), née le à Saint-Michel-de-Maurienne (73, Savoie). Matricule 58016 (Ra). Déportée par le convoi no 78 du , de Lyon-Perrache vers Ravensbrück (via Berlin). Transférée aux camps annexes de Torgau (Buchenwald), et Königsberg (Ravensbrück), retour à Ravensbrück où elle est elle décède le [111],[171]. Son nom est gravé sur le Monument aux morts à Saint-Michel-de-Maurienne (73, Savoie).
W
- Charlotte Wardi (1928-2018), née Fass le à Cologne (D), d'origine polonaise, professeur à l'université de Haïfa. Emigre en 1929 en France avec ses parents. Arrêtée le 21 Juillet 1944 à son domicile au 64 rue de Rochemaure à Montélimar (26, Drôme), avec sa mère Feigel Fass-Silbiger (1894-1844) (cf., et son oncle David Silbiger (1896-1944) (cf. Internés ensemble le à la prison Montluc à Lyon. Déportés ensemble par le convoi no 78 du , qui part de Lyon-Perrache à Auschwitz (arrivée le ). Seule rescapée de la famille. Elle témoigne au Procès de Klaus Barbie qui se tint à Lyon en 1987[71].
- Jeanne Weyl (1898-1945), née Pouchet le à Lyon. Matricule 58017 (Ra). Domiciliée Villa Jeannette à Tassin-la-Demi-Lune (69, Rhône). Mariée le 23.07.1918 à Lyon 1er, avec "Marcel" Gaston Weyl (1898- ), né le à Grenoble, commerçant. (Dom. après la guerre : 13 rue Hippolyte-Flandrin, Lyon 1er). Arrêté avec son épouse le à Lyon, transféré Montluc jusqu'au , puis au camp de Drancy le où il est libéré le [172]. Arrêtée le à Lyon parce que femme d'Israélite. Incarcérée au fort prison Montluc à Lyon. Transportée au Fort de Romainville (Paris). Déportée par le convoi no 78 du , de Lyon-Perrache vers Ravensbrück (via Berlin). Transférée aux camps annexes de Torgau (Buchenwald), et Königsberg (Ravensbrück), retour à Ravensbrück où elle est elle décède le [173],[174],[175].
- Charlotte Wolff (1928-1944), née le à Cologne (Allemagne), 15 ans. Dernière adresse : 6, av. Rochemaure à Montélimar (26, Drôme). Déportée par le convoi no 78 du , de Lyon-Perrache vers Auschwitz le , où elle est décédée[176].
Z
- Famille Zajtman-Wagensztejn, d'origine polonaise, émigre à Paris en 1931 : - Charles Zajtman (1933-1979), né le à Paris 12e, 11 ans. Fils de - Boruch Wolf Zajtman (1898-1944), né à Varsovie, et de - Chaja Hélène Zajtman née Wagensztejn (1900-1945), née à Varsovie. Tout deux maroquiniers à la fabrique Secrétan à Décines (69, Rhône). Domicilié au 82, rue du maréchal Pétain (actuellement rue Jean Jaurès) à Décines. Fréquente l'Ecole Jean Jaurès à Décines (69, Rhône), près de Lyon. Son frère - Henri Szlama Zajtman (1925-1945), est né le à Varsovie, 19 ans. Tous sont arrêtés le à Décines lors d'une rafle, par des miliciens fascistes du Parti Populaire Français (PPF). Tous sont conduits au siège la Milice au 85 rue de la République, puis de la Gestapo au 14 avenue Berthelot. Boruch, Chaja et Henri sont internés à la prison Montluc à Lyon, alors que Charles est transféré à l’Hôpital de l'Antiquaille à Lyon. Toute la famille est déportée par le convoi no 78 du , de Lyon-Perrache vers Auschwitz le , où le père Boruch Wolf est gazé. Charles (Matricule B9733), son frère Henri (1925- ) et leur mère Chaja sont jugés « aptes au travail ». Mais Chaja décède le 17/ lors marche de la mort due à l'évacuation du camp d’Auschwitz. Et Henri (1925-1945) est transféré à Sachsenhausen, puis le à Flossenbürg, où il disparait le 19/ lors de l’évacuation du camp. Quant à Charles, il est transféré le au camp annexe de Gross-Rosen (Sachsenhausen), transféré le , au camp annexe de Nordhausen-Dora (Buchenwald), d’où il s’évade le , en compagnie de quatre adultes. Ensemble, ils traversent l’Allemagne, et atteignent Mulhouse en , où ils sont pris en charge par des soldats canadiens. Après avoir rejoint Paris, il se rend à Décines où l'attendent sa sœur - Marie Najman née Zajtman, et son mari - Maurice Najman, qui deviennent ses tuteurs légaux. Ils étaient résistants dans le mouvement de Résistance Union de la jeunesse juive (U.J.J.) à Décines-Charpieux près de Lyon. Charles Zajtman (1933-1979) est le seul survivant de sa famille. A 11 ans, il est considéré comme le plus jeune rescapé de déportation de France. Son nom figure sur la plaque commémorative des enfants internés à l’Hôpital de l'Antiquaille à Lyon. Leurs noms figurent sur le Mur des Noms, Monument de la déportation, en mémoire des 6084 Juifs victimes de la Shoah au cimetière israélite de la Mouche à Lyon 7e[177].
- Alice Zohar (1925-2004), née le à Lyon, 19 ans, d'un famille juive Sérafade, émigrée en 1923 du Maroc à Saint-Fons (38, Isère), rescapée. Fille de Maclouf Zohar (1901- ), né à Taroudant (Maroc), et de Esther Dabita (1902- ), née à Taroudant (Maroc). Domiciles : 15, rue Francis de Présensé à Saint-Fons, et/ou 15, rue Francis de Pressensé à Saint-Fons. Dernière adresse : 17, Rue Gambetta à Lyon. Fréquente l'Ecole Anatole France Saint-Fons (38, Isère). Arrêtée le à Saint-Fons (38, Isère), par un couple de chasseurs de Juifs pour le compte du service de renseignement de la SS (SD), qui sévissait à Saint-Fons : Charles Gœtzmann (1912-1948) né à Lutter (68, Haut-Rhin), et sa maîtresse Jeanne Benamara née Hermann à Obernai (67, Bas-Rhin) (1921-1948). Exécutés les deux le au fort de Montessuy à Lyon[162],[178]. Conduite au siège de la Gestapo, place Bellecour à Lyon. Internée à la prison Montluc à Lyon. Déportée par le convoi no 78 du , de Lyon-Perrache vers Auschwitz arrivé le . Transférée en Novembre 1944 au camp de Kratzau (Tchéquie). Rapatriée le . Témoin au Procès de Klaus Barbie le qui a lieu à Lyon[179],[180].
Notes et références
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- ↑ « Archives du département du Rhône 2 : portrait par Jean-Claude Bauer (1987) ».
- ↑ « Musée de la Résistance ».
- ↑ « FranceArchives ».
- ↑ « Témoignage d’Anita Winter, infirmière à la Luire » [PDF]
- ↑ « Musée de la Résistance 1940-1945 ».
- ↑ « Mémoire des Hommes ».
- ↑ « Musée de la résistance 1940-1945 ».
- ↑ « Musée de la résistance 1940-1945 (Grotte de la Luire) »
- ↑ « Maitron »
- ↑ « Archives du département du Rhône ».
- ↑ « Archives du département du Rhône ».
- ↑ « Service historique de la Défense ».
- ↑ « Archives du département du Rhône ».
- ↑ « Musée de la Résistance ».
- 1 2 Jean Laloum, « Entre persécutions et déportations : les Juifs natifs du Constantinois dans la France de Vichy », Généalo-J, Revue française de généalogie juive, no 137, , p. 11, 14 note 32 (lire en ligne [PDF]).
- ↑ « 25 juillet 1944 : Une journée tragique à Sain Bel », sur Amis du Vieil Arbresle & de la Région Arbresloise, .
- ↑ « Déportés de Lyon et sa région : Enfants juifs déportés de Lyon (1942-1944) ».
- ↑ « Archives du département du Rhône ».
- ↑ « Mémoire des Hommes ».
- ↑ Béatrix de Toulouse-Lautrec, J'ai eu vingt ans à Ravensbrück. La victoire en pleurant, Perrin, .
- ↑ « Musée de la résistance 1940-1945 ».
- ↑ « Archives du département du Rhône ».
- ↑ « Mémoire des Hommes ».
- ↑ « Mémoire des Hommes ».
- ↑ « Archives du département du Rhône 2 ».
- ↑ « Fondation pour la Mémoire de la Déportation : Transport parti de Lyon le 11 août 1944 (I.263.) ».
- ↑ « Archives du département du Rhône »
- ↑ « Mémoire des Hommes ».
- ↑ « Déportés de Lyon et sa région : Enfants juifs déportés de Lyon (1942-1944) ».
- ↑ « Déportés de Lyon et sa région : Enfants juifs déportés de Lyon (1942-1944) ».
- ↑ « 25 juillet 1944 : Une journée tragique à Sain Bel », Amis du Vieil Arbresle & de la Région Arbresloise, (lire en ligne).
- ↑ « Déportés de Lyon et sa région : Enfants juifs déportés de Lyon (1942-1944) »
- ↑ Témoignage recueilli et transcrit par Mélanie Pottier, « TÉMOIGNAGE DE MADAME ALICE ARNAULT ZOHAR », Mélanie Pottier, recueilli le 22/05/1991. transcrit en décembre 2020 (lire en ligne [PDF]).
Voir aussi
Articles connexes
- Fort Montluc
- Prisons Saint-Paul et Saint-Joseph
- Gare de Lyon-Perrache
- Convois de la déportation des Juifs de France
- Convoi des 27000
- Convoi des 31000
- Convoi des 45000
- Convoi des 57 000
- Natzwiller
- Ravensbrück
- Auschwitz
Liens externes
- Fondation pour la mémoire de la déportation, « Liste du convoi I.263 parti de la gare de Lyon-Perrache le 11 août 1944 vers les camps de Natzweiler en Alsace, Ravensbrück via Berlin, puis Auschwitz »