Célestin Nanteuil
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Célestin François Nanteuil-Lebœuf |
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Frère du sculpteur Charles-François Nanteuil-Leboeuf et oncle du peintre et graveur Paul Nanteuil |
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Célestin François Nanteuil-Lebœuf, dit Célestin Nanteuil, né le à Rome (Italie) et mort le à Bourron-Marlotte (Seine-et-Marne), est un peintre, graveur et illustrateur français lié au mouvement romantique.

Célestin Nanteuil est né à Rome de parents français qui vivent dans l'entourage de Joseph Bonaparte. Son frère aîné, Charles-François, obtient le prix de Rome de sculpture en 1817[1].
Il entre à l'école des Beaux-Arts de Paris en 1827, où il a pour maître Eustache-Hyacinthe Langlois[2], avant de rejoindre l'atelier de Dominique Ingres.
Il fait partie du cercle des romantiques autour de Victor Hugo, participe à la bataille d'Hernani en 1830, accompagne le poète et sa maîtresse lors d'un voyage en Normandie en 1836. Il fait partie des « Jeunes-France », fréquente Alexandre Dumas, Pétrus Borel et est très proche de Gérard de Nerval, dont il illustre les œuvres avec Tony Johannot[1]. Théophile Gautier se souviendra d'« une eau-forte ultra-excentrique » de Nanteuil pour son recueil poétique, Albertus[3]. Pris d'une passion aussi violente qu'impossible à assouvir pour Marie Dorval, il lui écrit des lettres qui s'élèvent à des sommets de lyrisme dignes de l'époque[4].
En 1843, il fonde avec les lithographes Eugène Prosper Leroux, Adolphe Mouilleron (1820-1881) et les peintres Henri Baron, Louis Français, le périodique Les Artistes contemporains qui perdure jusqu'en 1847[5],[6].
Dans ses Vignettes romantiques : histoire de la littérature et de l'art 1825-1840 – 150 vignettes (Paris, E. Dentu, 1883), Champfleury consacre un chapitre[7] à Célestin Nateuil. Il y rappelle la description qu'en fait Théophile Gautier dans l'une de ses œuvres : « On eût pu l'appeler le jeune homme moyen âge.[…] il gardait le sexe indécis des êtres surnaturels composés de l'éphèbe et de la jeune fille. Il avait l'émotion et la pudeur faciles et rougissait aisément. »
On lui doit également des reproductions gravées des mises en scènes romantiques qui sont publiées dans L'Artiste ou Le Monde dramatique. Au besoin il participe également aux décors des fêtes, par exemple celui du bal donné par Alexandre Dumas en [1].
Avec d'autres peintres paysagistes romantiques, il pose son chevalet en plein air, à l'île de la Chaussée.
En 1867[8], il est nommé directeur de l'Académie des beaux-arts, puis conservateur du musée des Beaux-Arts de Dijon[9].
Distinctions
Chevalier de la Légion d'honneur (décret du 12 août 1868)
