César Chevalier-Malibert
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César Elisabeth Chevalier-Malibert est un homme politique français né le à Mayenne (Mayenne) et mort le à Paris.
Il est le fils de Julien Chevallier, notaire, décédé à Mayenne en 1784 et Jeanne Bignon[1]. Il est le petit-fils de Jacques Chevalier et de Catherine Brault. Le lieu de Malibert dont il se titrait est de la Croixille[2]. Il était avocat avant la Révolution française.
Il fut nommé le membre du Directoire du département de la Mayenne, dans l'église des Cordeliers de Laval, et assistait en cette qualité à la séance du [3]. Administrateur du département en 1790.
Aux élections législatives de 1791,il est élu député de la Mayenne à l'Assemblée législative, le 7e sur 8, par 170 voix sur 272 votants. Il siégea parmi les modérés[1]. Il ne s'y fit remarquer que par la modération de ses votes, ce qui le fit classer parmi les suspects[3].
Non présenté aux Élections législatives de 1792 dans la Mayenne en raison de son vote en faveur de Gilbert du Motier de La Fayette[4], pour la Convention nationale, il rentra à Mayenne, et un mandat d'arrêt fut lancé contre lui ; mais il put éviter la prison en se cachant. On cessa même toute investigation lorsque son ancien collègue François Grosse-Durocher eut affirmé que Chevalier-Malibert avait passé à l'étranger[3].
On le retrouve juge de paix de Mayenne en l'an X, puis, sous le Premier Empire, le , juge-suppléant[3]. Le , Chevalier-Malibert fut élu, cette même année, par le collège électoral de l'arrondissement, candidat à la députation, mais ne fut pas agréé par le Sénat chargé de désigner les députés au Corps législatif[3]. Il est désigné comme un des Grands notables du Premier Empire du département de la Mayenne[5].
Rallié à la Restauration, Le , il fut de nouveau nommé candidat à la députation par le collège de l'arrondissement de Mayenne et élu aux Élections législatives de 1816, député par le collège du département, comme royaliste, le , au collège de département, député de la Mayenne par 107 voix (192 votants, 242 inscrits). Il fit partie de la majorité de la Chambre jusqu'en 1819[1]. Son élection fut validée, après avoir été combattue dans la séance du à la chambre des députés.
Aux élections législatives de 1819, Chevalier-Malibert échoua[6]. Et aux Élections législatives de 1820, Chevalier-Malibert échoua à nouveau, quoiqu'il se fût porté avec Louis de Hercé, royaliste[3] Il fut de nouveau candidat, mais sans succès, aux Élections législatives de 1816 : il obtint 51 voix contre 218 à Louis de Hercé, qui fut élu[1]. Il mourut à Paris l'année suivante, le .