Derval (Loire-Atlantique)
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| Derval | |||||
Mairie de Derval | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Pays de la Loire | ||||
| Département | Loire-Atlantique | ||||
| Arrondissement | Châteaubriant-Ancenis | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Châteaubriant-Derval | ||||
| Maire Mandat |
Dominique David 2020-2026 |
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| Code postal | 44590 | ||||
| Code commune | 44051 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Dervalais | ||||
| Population municipale |
3 601 hab. (2023 |
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| Densité | 57 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 40′ 06″ nord, 1° 40′ 12″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 8 m Max. 77 m |
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| Superficie | 63,51 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Derval (ville isolée) |
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| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Guémené-Penfao | ||||
| Législatives | Sixième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique
Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire
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| Liens | |||||
| Site web | www.derval.fr/ | ||||
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Derval est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire.
Situation et communes limitrophes

La commune de Derval est située dans la partie nord de la Loire-Atlantique, étant limitrophe de l'Ille-et-Vilaine (commune du Grand-Fougeray).
Le bourg se trouve à environ 50 km au nord de Nantes et au sud de Rennes, à 25 km à l'ouest de Châteaubriant et 40 km à l'est de Redon.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Don, la Chère, le Pas Guillaume, la Renoulière[1], l'Etang de Fondeluen[2], la Mare Guinet[3], le ruisseau de la Bodinais[4], le ruisseau de la Mare de Nillac[5], les Couères[6] et divers autres petits cours d'eau[7],[Carte 1].
Le Don, d'une longueur de 92 km, prend sa source dans la commune de Ombrée d'Anjou et se jette dans la Vilaine à Avessac[8].
La Chère, d'une longueur de 65 km, prend sa source dans la commune de Soudan et se jette dans la Vilaine à Pierric[9]. Les caractéristiques hydrologiques du la Chère sont données par la station hydrologique située sur la commune. Le débit moyen mensuel est de 2,34 m3/s[Note 1]. Le débit moyen journalier maximum est de 88,5 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 105 m3/s, atteint le même jour[10].
Le Pas Guillaume, d'une longueur de 13 km, prend sa source dans la commune et se jette dans la Chère à Grand-Fougeray[11].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[12]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[13]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[14] et est dans la région climatique Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée, caractérisée par une faible pluviométrie en été et une bonne insolation[15]. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[16],[17].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 750 mm, avec 11,8 jours de précipitations en janvier et 6,4 jours en juillet[12]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de La Noë-Blanche à 16 km à vol d'oiseau[18], est de 12,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 780,5 mm[19],[20]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −11,6 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
Typologie
Au , Derval est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[21]. Elle appartient à l'unité urbaine de Derval[Note 4], une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée[22],[23]. La commune est en outre hors attraction des villes[24],[25].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (88,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (90,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (68,2 %), zones agricoles hétérogènes (15,6 %), forêts (5,6 %), prairies (4,5 %), zones urbanisées (3,3 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,4 %)[26]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Voies de communication
La commune est traversée par la RN 137, voie express à 2x2 voies entre Nantes et Rennes. Elle fait partie de la « route des Estuaires » (Bray-Dunes-Hendaye par Dunkerque, Caen, Rennes, Nantes et Bordeaux).
Cette voie express remplace depuis quelques décennies l'ancienne RN 137 (Saint-Malo-Bordeaux), route à deux voies qui traversait en général les bourgs et dont il subsiste quelques tronçons. À Derval, ces tronçons, la rue de Nantes et la rue de Rennes, forment la RD 537.
Une route notable, perpendiculaire à la 137, est la RD 775, qui relie Redon (Ille-et-Vilaine) à Châteaubriant en traversant le bourg de Derval. Elle rejoint la RD 771 (ancienne RN 771 Le Croisic-Laval) quelques kilomètres avant Châteaubriant.
La RD 46 double au sud la RD 775 : elle relie Derval à Saint-Vincent-des-Landes et à Louisfert, au sud-ouest de Châteaubriant.
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Derwalinse, condita en 819, Darual, plebs en 864, Derval en 1239 et 1287, Dervaul en 1245, Dervau en 1258, Derwall en 1334, Dervallum en 1371[27],[28].
Durant la Révolution française (1789-1799), la commune porte pendant un moment le nom de « Montagne-sur-Kurel »[29].
« Derval » semble avoir pour origine un mot gaulois, dervos qui signifie « chêne », pourvu d'un suffixe latin -alis[30].
Le mot dervos est fréquent en toponymie française, par exemple : le pays et la forêt du Der (Haute-Marne : in foreste Dervo) ; Drevant (Cher, Derventum, de *derventon « chênaie »). On le trouve aussi en ancien français sous la forme dervée (« forêt de chênes »). On le retrouve en vieux-breton : daeru et en moyen breton : deru (« chêne »)[31].
En gallo, la langue d'oïl locale, Derval se dit Derva[32], prononcé [dɛʁva][33].
La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est Derwal[34]. La langue bretonne n'est plus une langue vernaculaire à Derval depuis le Xe siècle[35].
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 14,5 % des toponymes de la commune sont bretons[27].
Ses habitants sont appelés Dervalais[36].
Histoire
Protohistoire et Antiquité
Les traces d'occupations et d'activités prémédiévales sont rares sur le territoire de la commune : un statère d'or gaulois (peut-être vénète) ; un aureus augustinien ; le potentiel tracé d'une voie romaine aux villages de la Tirardière et de la Cochaudais[37].
Moyen Âge
Durant le haut Moyen Âge, des populations d'origine bretonne s'installent sur le territoire de Derval et laissent une trace dans la micro-toponymie locale. Jean-Yves Le Moing estime à 14,5 % le taux de toponymes d'origine bretonne sur la commune[27].
Le château de Derval est connu depuis le XIe siècle et est au Moyen-âge une des forteresses les plus puissantes des Marches de Bretagne[38].
En 1373, le connétable Du Guesclin assiège sans succès le château pour le compte du Roi de France[38].
En 1451, la seigneurie est érigée en baronnie pour honorer Jean de Derval, grand chambellan du Duc de Bretagne[38].
A la fin des guerres de religion, le château se trouve aux mains des Calvinistes lorsqu'il fut assiégé et repris par le Duc de Mercœur, gouverneur de Bretagne et membre de la Ligue. Son obstination à combattre Henri IV précipite la chute et la destruction du château en 1593[38].
En , Jean de Laval, baron de Châteaubriant obtient du roi l’union de la seigneurie de Derval à la baronnie de Châteaubriant. Dès lors il n’y eut plus de baron de Derval, mais la terre seigneuriale de ce nom devint la propriété des ducs de Montmorency, puis des princes de Condé, successivement barons de Châteaubriant[39].
D'après Ogée : « L’an 1590, les troupes du duc de Mercœur assiégèrent et prirent le château de Derval ; et, en 1593, il fut assiégé et pris, pour la dernière fois par les troupes d’Henri IV, qui en fit démolir toutes les fortifications, dont on ne voit plus aujourd’hui que les ruines »[40].

Le château
Une enluminure de la première grande histoire de Bretagne de Pierre Le Baud[41] représente le château de Derval[42].
Politique et administration
Population et société
Démographie
Selon le classement établi par l'Insee, Derval est une commune multipolarisée. Elle est le centre d'un bassin de vie. Elle fait partie de la zone d'emploi de Nantes et n'est intégrée dans aucune unité urbaine[23]. Toujours selon l'Insee, en 2010, la répartition de la population sur le territoire de la commune était considérée comme « peu dense » : 87 % des habitants résidaient dans des zones « peu denses » et 13 % dans des zones « très peu denses »[48].
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[49]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[50].
En 2023, la commune comptait 3 601 habitants[Note 10], en évolution de +3,21 % par rapport à 2017 (Loire-Atlantique : +6,64 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 38,7 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (37,3 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 23,2 % la même année, alors qu'il est de 23,8 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 1 779 hommes pour 1 717 femmes, soit un taux de 50,89 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,58 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Économie
Entre 2006 et 2007, les communes de Lusanger et Derval ont fait construire 8 éoliennes d'une hauteur de 100 m (140 avec les pales).
