Devil's Lair
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| Devil's Lair | ||
| Localisation | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| État | Australie-Occidentale | |
| Coordonnées | 34° 04′ 03″ sud, 115° 06′ 24″ est | |
| Histoire | ||
| Époque | Pléistocène supérieur | |
| Géolocalisation sur la carte : Australie
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Devil's Lair (« la Grotte du diable », « le Repaire du diable » ou « la Tanière du diable » en français) est un site archéologique et paléontologique de première importance en Australie.
C'est une grotte à chambre unique d'une superficie au sol d'environ 200 mètres carrés, qui s'est formée dans un calcaire dunaire quaternaire de la crête Leeuwin–Naturaliste, à 5,1 kilomètres de la côte actuelle de l'Australie-Occidentale. La séquence stratigraphique du dépôt du sol de la grotte s'étend sur 660 centimètres de sédiments sableux, avec plus de 100 couches distinctes, intercalées de coulées stalagmitiques et d'autres dépôts induits.
Des fouilles archéologiques sont effectuées à plusieurs endroits de la grotte. Depuis 1973, elles se concentrent sur son centre, où 10 tranchées sont creusées selon un axe approximativement orienté nord-ouest / sud-est. Des vestiges témoignant d'une occupation humaine intermittente s'étendent sur environ 350 centimètres de profondeur jusqu'à la couche 30 et révèlent des foyers, des ossements et des artéfacts en pierre. Ils témoignent d'une présence humaine dans le Sud-Ouest de l'Australie il y a près de 50 000 ans.
Le site de Devil's Lair fait l'objet de recherches scientifiques depuis les années 1970, menées par des paléontologues et des archéologues[1]. Les fouilles permettent de mettre au jour des artéfacts en pierre taillée, de nombreux restes d'ossements d'animaux, des foyers, des artéfacts en os et des fragments de squelettes humains[2],[3].
L'état de conservation du matériel culturel est excellent et permet de documenter une longue séquence bien datée. La diversité et la richesse des témoignages provenant du site de Devil's Lair en font une source d'information exceptionnelle sur l'histoire culturelle et naturelle de l'extrême sud-ouest australien depuis la première colonisation du continent[4],[5].
Le site de Devil's Lair doit son nom, qui signifie littéralement « la grotte du diable » ou « la tanière du diable » en français, aux restes du diable de Tasmanie (Sarcophilus harrisii), une espèce éteinte localement, qui y sont découverts, avec des ossements de l'animal et de ses proies. Les premiers examens paléontologiques du site sont menés en 1955 par l'Américain E. L. Lundelius (en), à l'époque boursier Fulbright qui étudie les mammifères du Pléistocène en Australie-Occidentale. L'étude d'échantillons de dents de kangourous collectés sur le site révèle la présence parmi eux d'une dent humaine. L'importance archéologique de Devil's Lair suscite un vif intérêt dans ce domaine[6].
Importance archéologique
Devil's Lair est l'un des plus anciens sites d'occupation humaine en Australie. Ce site recèle des bijoux datant des tout premiers temps de l'histoire humaine et constitue une source d'informations exceptionnellement riche pour l'étude de l'histoire culturelle et naturelle du sud-ouest de l'Australie-Occidentale à la préhistoire. Son histoire est riche, avec une occupation humaine remontant à plus de 40 000 ans, et permet d'éclairer la période du peuplement de l'Australie. Des grattoirs en forme d'herminette, des bijoux, des foyers et des restes d'animaux offrent un aperçu de la vie en Australie au Pléistocène supérieur, ainsi que de la complexité des technologies d'outillage de l'époque. Bien que peu peuplé, le site semble représentatif de l'adaptation des économies côtières à une économie terrestre[7],[8],[9],[10].

