Diaspora kabyle

From Wikipedia, the free encyclopedia

Drapeau de l'Algérie Algérie 2 000 000-2 500 000[1],[2],[3]
Drapeau de la France France 700 000-800 000[4],[5]
Drapeau de la Belgique Belgique 56 000[5]
Drapeau du Canada Canada 20 565 (2021)[6]
Diaspora kabyle
Description de cette image, également commentée ci-après
Plaque la rue de Kabylie, Paris.
Populations importantes par région
Drapeau de l'Algérie Algérie 2 000 000-2 500 000[1],[2],[3]
Drapeau de la France France 700 000-800 000[4],[5]
Drapeau de la Belgique Belgique 56 000[5]
Drapeau du Canada Canada 20 565 (2021)[6]
Drapeau des États-Unis États-Unis 16 000[5]
Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni 15 000[5]
Population totale 2 800 000-3 400 000
Autres
Régions d’origine Kabylie
Langues Kabyle, Arabe algérien, Français, Anglais, Néerlandais
Religions Islam, Irréligion, Christianisme
Ethnies liées Kabyles
Description de cette image, également commentée ci-après
Répartition de la diaspora kabyle.

La diaspora kabyle (en kabyle : Iqvayliyen di beṛṛa, en tifinagh : ⵉⵇⵠⴰⵢⵍⵉⵢⴻⵏ ⴷⵉ ⴱⴻⵕⵕⴰ) désigne les populations ayant d'origine kabyle ou ayant d'ascendance kabyle, vivant à l'extérieur de la Kabylie. Cela inclut d'autres régions d'Algérie tels qu'Alger, où elle est la plus présente en Algérie, ainsi que d'autres pays à travers le monde, principalement en Europe de l'Ouest (France, Belgique et Royaume-Uni), mais également en Amérique du Nord (Canada et États-Unis).

XVIe au XIXe siècle

A l'époque ottomane, de nombreux kabyles pratiquaient une émigration temporaire et s'enrôlaient dans les armées du dey d'Alger ou de celui de Tunis[7].

Plus tard, deux ans après la défaite de l'Émir Abdelkader, en 1849, de nombreuses familles religieuses kabyles émigrèrent vers la Syrie mais celle-ci resta statistiquement peu importante[8].

Ce fut également le cas avec la révolte de Mokrani de 1871 à l'issue de laquelle de nombreux kabyles migrèrent vers la France métropolitaine. Des Kabyles qui échappent aux exécutions sommaires sont déportés en Nouvelle-Calédonie, où leurs descendants vivent toujours[9]. En 1905, l’essor économique de la France attirent les premiers ouvriers algériens, « pour la plupart originaires de Grande Kabylie ». Puis des soldats démobilisés restent en métropole après la première guerre mondiale[10]. En 1912, selon une commission d'enquête, près de 10 000 Kabyles travaillent en France notamment dans les Bouches du Nord et le Pas-de-Calais. En 1934, les Kabyles représentent les 3/4 des émigrés et en 1950, 50 à 60 % des Algériens travaillant en France sont d’origine kabyle.

XXe siècle

La diaspora kabyle s'est principalement établie en France au cours du XXe siècle. On estime alors une population s'élevant à 10 000 en 1912 en France, principalement présente dans les Bouches du Nord et dans le Pas-de-Calais. Plus tard, en 1934, on estime que 3/4 des émigrés algériens en France étaient d'origine kabyle et en 1950, 50 à 60% d'entre eux[11].

Démographie

Population

Aujourd'hui, la population de la diaspora kabyle la plus importante se trouve en Algérie. Elle est répartie à Alger, qui en compte environ 2 000 000[1], ainsi qu'à Constantine, Sétif et Oran[2],[3].

Quant à la plus importante communauté kabyle hors Algérie, elle se trouve en France où sa population se situerait entre 700 000 et 800 000 personnes[4].

Selon une enquête effectuée, en 1999, par le Comité consultatif pour la promotion des langues régionales et de la pluralité linguistique, 1,5 à 2 millions de personnes vivant en France parlaient les langues berbères (kabyle, chleuh, rifain, chaoui)[10].

La Belgique a elle aussi sa propre communauté kabyle. On estime alors qu'il y aurait environ 56 000 kabyles vivant en Belgique.

En Amérique du Nord, le Canada est le pays qui abrite la plus forte communauté kabyle, atteignant 25 565 personnes[6].

Religion

Bien qu'ils soient en majorité musulmans, il existe une population kabyle non-musulmane. En France, il existe une population kabyle non affiliée, ainsi que des communautés catholique et évangélique. Il y'a notamment un église évangélique Kabyle de Paris, non affiliée au CNEF, et localisée Rue Jules-Auffret, à Pantin[12].

Positions politiques

Manifestation pour l'indépendance de la Kabylie à Paris, avril 2016.

Aujourd'hui, la diaspora kabyle est présente dans le domaine musical. Les chansons en kabyle permettent aux musiciens de maintenir la langue berbère et participe à la résistance à l'arabisation imposée au Maghreb[13].

De nombreux mouvements politiques, tels que le Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie exilé à Paris ainsi que d'autres associations telles que la CKF (Coordination des Kabyles de France) luttent contre cela.

En 2021, la diaspora kabyle se réunie à Montréal pour évoquer la « mauvaise gestion de la Covid-19, la manipulation sur les responsables des incendies, les arrestations des militants, la multiplication du phénomène de harragas ». En 2024, Radio-Canada fait état de pressions, par le régime algérien, sur des ressortissants canadiens, d'origine kabyle, proches du Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie[14],[15].

Personnalités notables

Arts

Cinéma

Dessin et peinture

Danse et musique

Plaque la place Slimane-Azem, Paris.
  • Slimane Azem (1918-1983), chanteur, auteur-compositeur-interprète, poète et fabuliste d'expression kabyle.
  • Alain Bashung (1947-2009), auteur-compositeur-interprète et acteur français d'ascendance kabyle par son père.
  • Areski Belkacem, compositeur, musicien, comédien et chanteur français.
  • Kenza Farah, chanteuse, auteure-compositrice-interprète franco-algérienne de RnB, de hip-hop et de pop.
  • William Grigahcine (DJ Snake), DJ, compositeur producteur et réalisateur artistique franco-algérien d'origine maternelle kabyle.
  • Thomas Idir (Sinik), rappeur, tatoueur et chroniqueur français d'ascendance paternelle kabyle.
  • Rachid Taha (1958-2018), chanteur et musicien franco-algérien de père kabyle.
  • Sofiane Zermani, rappeur, acteur et producteur musical français. Il est connu sous le nom de scène Fianso.
  • Karim Zenoud (Lacrim), rappeur, acteur et entrepreneur franco-algérien.

Littérature

  • Sabri Louatah, écrivain et scénariste français.
  • Alice Zeniter, romancière, traductrice, scénariste, dramaturge et metteuse en scène de théâtre française d'ascendance paternelle kabyle.

Théâtre et humour

Journalisme

Politique

Sciences

Sport

Divers

  • Idriss Aberkane, conférencier, essayiste, entrepreneur et polémiste français.
  • Le Raptor, vidéaste web et polémiste français d'extrême droite.

Bibliographie

  • Germaine Mailhe, Déportation en Nouvelle-Calédonie des communards et des révoltés de la Grande Kabylie (1872-1876), Editions L'Harmattan, , 424 p. (ISBN 978-2-296-29442-4)
  • Mehdi Lalloui, Kabyles du Pacifique, Au nom de la Mémoire, (ISBN 978-2-910780-00-5)

Filmographie

Notes et références

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI