Digimon Tamers

série télévisée d'animation japonaise de 2001 From Wikipedia, the free encyclopedia

Digimon Tamers (デジモンテイマーズ, Dejimon Teimāzu?), connue sous le titre de la distribution Digimon Digital Monsters[2],[3] (dit Digimon saison 3) en France, est une série d'animation japonaise créée par Akiyoshi Hongo et produite par Toei Animation,en coopération avec WiZ, Bandai et Fuji Television. Il s'agit de la troisième saison appartenant à la franchise médiatique japonaise Digimon, l'histoire se déroule dans un monde où les Digimon sont des personnages tirés d'un programme télévisé et d'un jeu de cartes à collectionner ; cependant, de nombreux enfants découvrent que ces créatures supposément fictives existent — Takato devient avec Henry et Rika un dompteur confronté à leur « bio-émergence » depuis un réseau informatique, qu'ils combattent en utilisant des cartes pour renforcer leurs propres Digimon. D'un total de cinquante-et-un épisodes, Digimon Tamers est initialement diffusée du au sur Fuji Television.

Genres Action, aventure, fiction
Réalisateur
Yukio Kaizawa
Scénariste
Studio d’animation Toei Animation
Faits en bref Genres, Réalisateur ...
Digimon Tamers
Image illustrative de l'article Digimon Tamers
Logotype original de Digimon Tamers.
デジモンテイマーズ
(Dejimon Teimāzu)
Genres Action, aventure, fiction
Anime japonais
Réalisateur
Yukio Kaizawa
Scénariste
Studio d’animation Toei Animation
Compositeur
Takanori Arisawa (version japonaise), Udi Harpaz, Amotz Plessner, Deddy Tzur, Paul Gordon, Inon Zur (version américaine)
Licence (fr) Toei Animation Europe (2020)[note 1], ADN, Pluto TV (VOD)
Chaîne Drapeau du Japon Fuji Television
Fox Kids, Tfou TV
Club RTL
1re diffusion
Épisodes 51

Autre

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De nombreux produits dérivés à l'effigie de Digimon Tamers sont commercialisés, incluant jouets, peluches, mangas, costumes, fournitures scolaires, gadgets, accessoires, albums, et jeux vidéo principalement distribués par la branche commerciale japonaise Bandai. Elle est la première itération à rompre une continuité scénaristique avec de nouveaux personnages et un nouvel environnement, celle-ci connaît un accueil mitigé des premiers spectateurs, la franchise dans son ensemble fait ainsi face à une érosion de popularité au Japon.

La série animée est adaptée par la société Saban Entertainment et est diffusée à l'international, dont en France initialement du [4] au sur la chaîne câblée Fox Kids[5]. Paradoxalement, l'univers de cette saison est aussi popularisé dans les pays francophones par son adaptation en bande dessinée dans le magazine Digimon avec vingt-deux numéros publiés entre et [6],[7] et par sa diffusion sur la chaîne nationale belge Club RTL, accompagnée d'une édition reliée en Belgique de la BD en [8]. Digimon Tamers sort en coffrets DVD via LCJ Éditions à partir de 2010.

Toei Animation se charge désormais de la distribution de Digimon en France[9]. Dans les années 2020, la version française intègre le catalogue à la demande de ADN le [10], Pluto TV le , RTBF Auvio en [11] et M6+ depuis le [12]. La version originale sous-titrée est diffusée par Crunchyroll en [13].

Scénario

Takato Matsuki, un jeune garçon de douze ans, est passionné par le jeu de cartes Digimon. Un jour, après une partie de cartes avec ses deux copains Kazu et Kenta, il découvre dans sa boite de rangement, une mystérieuse carte bleue[14]. Son réflexe est de l'analyser dans son digivice en plastique qui se met à briller de manière étrange. Takato finit par comprendre qu'il est devenu un « dompteur de Digimon », et qu'il a créé accidentellement son propre partenaire Digimon, Guilmon, à partir d'un dessin[14]. Takato fait ensuite connaissance avec deux autres enfants, qui se révèlent par la suite être également des dompteurs : Henry Wong et Rika Nonaka. Il s'entend tout de suite très bien avec Henry mais les deux garçons mettent du temps pour se connaître et faire équipe avec Rika, qui considère les Digimon comme « des machines à combattre »[15].

Alors que ce groupe se forme, des Digimon envahissent Tokyo, au Japon, plus précisément le quartier de Shinjuku, apparaissant par de multiples portails digitaux. Les dompteurs les combattent pour défendre leur ville, mais ils ne sont pas seuls - une organisation gouvernementale nommée Hypnos, dirigée par Yamaki Mitsuno, tente d'éliminer ces créatures pour mettre fin à ces invasions. Le groupe fait également la connaissance d'un mystérieux Digimon, Calumon, ayant le seul et unique pouvoir de déclencher les digivolutions de ses congénères. Un autre, l'incontrôlable Impmon, passe également son temps à chamailler les dompteurs et leurs partenaires. Au fur et à mesure des invasions, les dompteurs seront confrontés à neuf devas dans le monde réel, et à deux autres dans le monde des Digimon. Le douzième, Antylamon, se dé-digivolve en Lopmon pour devenir le partenaire Digimon de Suzie, la petite sœur d'Henry[16].

Les dompteurs s'unissent du fait que le sort des deux mondes soit entre leurs mains et plongent dans le fameux monde digital pour récupérer Calumon, enlevé par un des devas, Ils seront accompagnés d'autres dompteurs tels que Kazu, Kenta (qui n'ont aucun Digimon) et Jeri (avec Leomon). Ils feront, par la suite, face à Impmon, sous sa forme méga - Beelzemon - après un marché avec Zhuqiaomon, l'un des quatre souverains Digimon. En échange de la puissance phénoménale que lui donnerait le souverain, Impmon conclut un pacte en échange de l'éradication des dompteurs. Tentant de s'interposer, Leomon est tué par Beelzemon, rendant Jeri en proie à une grande détresse émotionnelle[17]. Takato, submergé par la rage, force Guilmon à se transformer malgré lui sous une forme maléfique - Megidramon. Après cet incident, Beelzemon est finalement vaincu par Gallantmon[17]. Finalement arrivés à leur fin, les dompteurs font face à l'un des souverains Digimon, Zhuqiaomon, mais ce dernier s'allie finalement pour combattre le Système d'Éradication, un programme informatique devenu incontrôlable. Les dompteurs doivent non seulement sauver les deux mondes de la destruction mais aussi sauver Jeri, coincée dans ce piège, alimentant à son insu le programme maléfique par sa tristesse. Un énorme combat s'ensuit entre Takato, Henry, Rika, Ryo et leurs Digimon contre le grand éradicateur. Takato tente de sauver Jeri pendant que les trois autres dompteurs se battent. L'éradicateur est finalement vaincu grâce à Henry et Terriermon qui ont implanté un dispositif explosif de l'organisation Hypnos au cœur du programme. Durant la scène finale, les Digimon retournent dans leur monde sans leurs dompteurs respectifs[18], mais Takato, contre toute attente, s'apercevra dans son ancienne cachette, qu'un portail menant au digimonde est resté actif.

Développement

Réalisation et influences

Siège du gouvernement métropolitain de Tokyo.

Digimon Tamers est annoncé au début de 2001 pour une diffusion au printemps au Japon[19]. Il s'agit d'une série d'animation de type action-aventure et comédie dramatique. À l'origine prévue pour être une suite directe de Digimon Adventure 02[20], cette troisième saison du dessin animé opte finalement pour une rupture en introduisant un univers et une trame différents des deux précédentes saisons de Digimon Adventure[21],[22],[23]. Cette saison est réalisée par Yukio Kaizawa, chargé de définir les principales orientations créatives du projet[24], la composition de la série est confiée à Chiaki J. Konaka, tandis que Hiromi Seki en assure la production. Le concept général est élaboré en collaboration avec Kenji Watanabe (character design), Makoto Kitagawara (planification et conception des jouets électroniques) et Volcano Ota (développement des produits dérivés)[1].

Le projet initial envisage Impmon comme partenaire principal, Chiaki J. Konaka souhaite le retour d'une mascotte davantage proche de Agumon (le Digimon principal de la saison 1) et cette proposition est finalement acceptée à la suite de discussions[20], conduisant à la création de Guilmon. La série adopte une écriture relativement libre, sans plan global entièrement fixé à l'avance, laissant une large place aux différentes équipes créatives. Les premiers épisodes servent ainsi de phase d'expérimentation, avec une direction encore en construction[25],[26]. En charge de la composition, Chiaki J. Konaka veut explorer les origines des Digimon, des programmes « primitifs » dépourvus de compréhension morale créés par les humains pour vaincre et triompher, comme dans le concept qui sous-tend le gadget électronique Digimon. La finalité n'est alors pas la destruction de l'ennemi, mais la décomposition de l'adversaire en données qu'ils peuvent ensuite absorber pour prendre en puissance. À l'inverse, les Digimon qui interagissent avec leur « dompteur » connaissent une digivolution qu'ils ne sont normalement pas capables de faire, avec une finalité qui est l'amitié[27].

La production reste aussi influencée par des contraintes commerciales, en particulier liées aux jouets, qui impactent certaines décisions comme l'introduction de personnages ou les apparitions des digivolutions. Les scénaristes n'avaient pas suffisamment de notions sur les cartes à jouer Digimon pour les implémenter correctement dans la série, l'équipe survole simplement les visuels des différentes cartes jusqu'à en trouver une qui leur semble intéressante à utiliser d'un point de vue conceptuel pour la « digimodification » de l'épisode[26], un nouvel élément de mise en scène permettant de diversifier les combats et de renouveler la mécanique des digivolutions, en offrant aux personnages un nouvel « as dans leur jeu » et en atténuant la répétitivité du gimmick de la franchise[27]. Le rôle de compositeur de série dans ce type de production reste limité dans sa liberté d'écriture[28], les caractérisations sont encadrées par les contraintes propres aux programmes pour enfants, qui imposent une distinction claire entre le bien et le mal, au risque sinon de créer une certaine confusion. Par ailleurs, certains éléments, comme l'intégration de chansons, sont imposés par la production[29].

Les deux séries Digimon Adventure avaient une audience moyenne de 11%[30] sur Fuji TV. Cette troisième saison voit cependant une baisse subite de l'audience à l'approche de son dixième épisode en , celle-ci accuse d'une chute d'environ 37 % pour atteindre 7 points d'écoute le [31], certains éléments furent modifiés ou introduits plus rapidement que prévu, notamment l'arrivée du Digimonde dès l'épisode 24, dans l'espoir des sponsors que cela contribuerait à relever le nombre de téléspectateurs[32],[33], bouleversant ainsi le déroulement de l'intrigue. Bandai impose l'introduction de Ryo Akiyama dans l'épisode 28, un personnage issu des jeux vidéo Wonderswan (une console commercialisée exclusivement au Japon) prévu pour apparaître brièvement dans deux épisodes[34] ; cependant, le storyboarder de WiZ, Makoto Kitagawara, souhaite voir le Digimon humanoïde Justimon dans l'anime, il est donc demandé que Ryo réapparaisse et que son Cyberdramon se digivolve en Justimon[35]. Les commanditaires demandent que les séquences de Méga-Digivolution surviennent autour de Noël 2001 afin de stimuler les ventes de jouets, et c'est à leur demande que le Digivice de Takato est détruit puis remplacé par une nouvelle déclinaison[36].

Yukio Kaizawa participe progressivement de moins en moins aux discussions et, vers la seconde moitié de la série, cesse d'exercer effectivement son rôle de réalisateur[37]. Parallèlement, la supervision de la production se relâche avec des représentants de Fuji Television et de l'agence publicitaire Yumeta qui ne participent plus aux réunions de composition, dans un contexte où l'intérêt s'était déplacé vers une nouvelle série (Digimon Frontier) déjà commandée pour la même case horaire[38],[39]. Dans ce contexte, J. Konaka, qui dit avoir assuré ces fonctions à titre transitoire jusqu'à l'arrivée d'Atsushi Maekawa comme assistant, propose de remplacer l'ennemi final pré-établi par Bandai et WiZ. Les quatre Digimon souverains, déjà intégrés à la gamme de jouets D-Arc ainsi qu'au jeu Digimon Medley sur WonderSwan, sont finalement abandonnées sans opposition au profit du Système d'Éradication (D-Reaper)[40]. Chiaki J. Konaka souhaite éviter que les Digimon souverains ne soient réduites à un simple rôle d'étapes intermédiaires dans l'escalade de puissance menant aux nouveaux antagonistes de la série[41]. Par ailleurs, dans le contexte du attentats du 11 septembre 2001, il cherche à éviter une représentation trop directe de destructions et le Système d'Éradication est ainsi conçu comme une menace abstraite, prenant la forme d'une propagation progressive et traduisant sa puissance sans recourir à une imagerie explicite[37].

Fin d'une mode

Dès 2001 au Japon, la franchise Digimon devient de moins en moins identifiable et adaptée au marché, tant dans le domaine de l'anime que dans celui du jeu vidéo, ce qui entraîne un statut peu propice au succès à long terme[42],[43],[44].

Près de deux après Digimon Adventure, la techno-culture sur lequel surfait Digimon commence à s'estomper au Japon ; la plupart des investisseurs autour de Pokémon vendaient peu à peu leurs actions à découvert, ce phénomène de mode à son apogée était attendu au tournant à travers le monde[45],[46]. En 2001, l'engouement des médias pour la franchise Digimon tout comme pour la Pokémania tombe[47],[48],[46]. Digimon Tamers se heurte à un accueil compliqué et est le premier échec d'une longue série d'expérimentations infructueuses tentant de redynamiser la marque[49],[50],[51],[52]. En effet, contrairement à d'autres franchises similaires, les contenus Digimon émergent de façon dispersée via plusieurs départements commerciaux et cette itération est produite dans la foulée de créations sans cohérence d'ensemble.

En conséquence, ces séries Digimon deviennent de plus en plus difficiles à vendre à travers le monde[53], comme en témoigne Ryuji Kochi, responsable des ventes des droits de Digimon à l'étranger pour Toei Animation à Tokyo au début des années 2000, puis vice‑président du studio. Saban Entertainment se sépare de ses propriétés en lors de la vente de Fox Family Worldwide à Walt Disney Company[54]. La saison suivante, Digimon Frontier en pré-production, est vendue en lot avec la troisième saison lors de la cession des droits par Saban Entertainment à Disney, sécurisant ainsi une distribution en Amérique du Nord et dans certains pays hors de l'Europe[55],[56]. Frontier, qui débute en sur Fuji Television, s'exporte dans un nombre de pays plus réduit par rapport aux premières saisons en , principalement dans les pays anglophones, germanophones et hispanophones à travers les réseaux de télévision de Disney[57],[58]. Le réseau Fox Kids en Europe fonctionne alors indépendamment de l'actionnaire américain Disney, dont les antennes françaises et britanniques, et se satisfait donc des trois saisons à succès diffusées par Fox Kids Amérique[46]. Parallèlement, Frontier chez son diffuseur japonais perd plus de la moitié de son audience : « Les choses n'ont pas bien marché la quatrième année, alors [Fuji Television] n'en ont pas voulu une cinquième (rires). Et c'est ainsi que [Digimon] s'est terminé » expose le réalisateur Yukio Kaizawa (Toei)[59],[51],[60]. Tout comme Digimon Data Squad – la série Digimon diffusée quelques années après[53],[56]. Toei Animation reconnaît la fin du « boom Digimon » en juin 2003, constatant également une baisse des résultats de la franchise à l'étranger[61].

Impact sur la diffusion française

Acquise au printemps 2002 en vue d’une diffusion à partir de août[62],[4], Digimon Tamers est mise en jachère par Fox Kids en France dès octobre, décision anticipée et suivie en parallèle par l'actionnaire publicitaire TF1[63],[64]. En effet, Digimon est passé dans le rouge au Japon durant cette période[65]. Bandai s'engage à revoir sa gamme de produits de la saison 3 pour l'Europe dans le but de la rendre plus populaire[66]. En , Fox Kids Europe et Disney-ABC Cable Networks Group unissent leurs activités, coïncidant avec la poursuite tardive de Digimon Tamers (saison 3) chez ce diffuseur en France et sur Tfou TV au-delà de son 25e épisode après ses diffusions hebdomadaires depuis 2002[49],[67],[68],[69],[70],[71]. Des rediffusions de cette troisième saison se font jusqu'en [72].

Parallèlement, le dispositif marketing prévu contribue à maintenir la visibilité de la franchise : les figurines transformables rencontrent de très bons résultats sur la durée[73], de nombreux produits dérivés accompagnent les rediffusions, comme des jeux vidéo mettant en scène les personnages de cette saison, et l'adaptation en bande dessinée dans le magazine Digimon entre 2002 et 2004[6],[7] chez Panini Comics. La saison est aussi visible quotidiennement sur la chaîne nationale Club RTL dès 2003[74].

Distribution

Dompteurs

Davantage d’informations Personnages ...
PersonnagesDigimon
Takato Matsuki
Matsuda Takato (松田 啓人)
Guilmon

Âgé de douze ans, Takato est fils unique et vit avec ses parents boulangers. Intelligent et passionné de dessin, il n'en demeure pas moins extrêmement naïf à certains moments. Principal protagoniste et leader du groupe dans la série, il gagne rapidement en assurance et en détermination lors de son périple dans le digimonde. Il est fasciné par les fantômes, les monstres, les Digimon et tout ce qui est attrait au fantastique.

Henry Wong
Li Jianliang/Ri Jenrya (李 健良)
Terriermon

Également âgé de douze ans, Henry se montre plus réfléchi et responsable que Takato. Il se montre en général calme, discret et posé, mais fait preuve, en réalité, d'un véritable courage. Son attachement à Terriermon est un peu excessif, puisqu'il refuse, au départ, de le laisser combattre par peur qu'il ne lui arrive quelque chose (depuis l'histoire du jeu vidéo dans lequel Terriermon est attaqué par Gorillamon), mais il prend de l'assurance au fur et à mesure des combats.

Rika Nonaka
Makino Ruki (牧野 留姫)
Renamon

De tempérament garçon manqué, Rika, surnommée la « reine des digimon »[75] est championne au jeu de cartes Digimon. Elle vit seule aux côtés de sa grand-mère, à cause des absences répétées de sa mère. Au début de la série, elle se montre solitaire, introvertie, souvent agressive et violente, et considère les Digimon comme de simples données destinées à se battre, comme elle le prouve souvent vis-à-vis de sa propre partenaire, Renamon. Au fil des épisodes, elle se rapproche d'Henry et Takato, qu'elle méprise au départ pour leur attachement à leurs Digimon. Néanmoins, en voyant à quel point Renamon tient à la protéger, elle changera d'avis, et commencera à la traiter davantage avec plus de respect.

Ryo Akiyama
Akiyama Ryō (秋山 リョウ)
Cyberdramon

Ryo est l'un des dompteurs les plus discrets de la saison, et le seul à avoir battu Rika lors d'un tournoi de cartes à jouer. Son histoire est floue : il a disparu dans le digimonde avant le début de la saison, et n'apparaît donc pas au départ. Ce n'est que dans l'épisode Pauvre Ryo que Kazu, Kenta et Rika le retrouvent dans le digimonde, accompagné de son féroce et puissant Digimon, Cyberdramon. Ryo est généreux, aimable et sincère, toujours prêt à aider les autres. Il se dispute fréquemment avec Rika, qui ne lui pardonne pas de l'avoir battu, mais leur relation change finalement vers une amitié sincère lors de leur combat face au Système d'Éradication.

Jeri Katou
Katō Juri (加藤樹莉)
Leomon

Jeri est une camarade de classe et amie d'enfance de Takato. Excentrique, douce et innocente, Jeri possède une marionnette en forme de renard avec laquelle elle ne cesse de jouer. Au fil des épisodes, elle éprouve plus d'intérêt pour les Digimon et les combats de cartes. Plus tard, dans l'épisode Un poids lourd, elle demande à apprendre à jouer aux cartes, ne perdant pas espoir de devenir dompteuse. Rika accepte de lui enseigner les règles de base. Elle devient partenaire avec Leomon qui, par la suite, succombera lors d'un combat face à Beelzemon (Impmon)..

Kazu Shioda
Shiota Hirokazu (塩田 博和)
Guardromon

Kazu est l'un des camarades de classe et compagnon de jeu de Takato. Il joue, avec Jeri et Kenta, un rôle secondaire au début de la série, jusqu'à ce qu'il découvre l'existence de Guilmon. Par la suite, il assiste souvent en tant que spectateur aux combats des dompteurs de Digimon, et développe le désir de devenir à son tour dompteur. Durant le voyage dans le digimonde, il tente plusieurs fois en vain de se trouver un Digimon. Finalement, l'attention généreuse qu'il accorde à un Guardromon blessé lui permet d'en devenir le dompteur. Kazu est vantard, immature, un tantinet agressif et souvent la source de comique dans la saison. Néanmoins, il se montre plus sérieux et plus mûr après avoir obtenu son Digimon. Il semblerait que son père soit plutôt dur avec lui, d'où peut-être son attitude.

Kenta Kitagawa
Kitagawa Kenta (北川 健太)
MarineAngemon

Kenta est un autre camarade de classe de Takato, même s'il passe davantage de temps avec Kazu. Il est pratiquement toujours en compagnie de ce dernier, et l'affronte souvent aux cartes, sans pour autant le battre. Bien qu'il soit moins vantard, plus calme et moins sûr de lui, son rôle se cantonne en général à former avec Kazu un duo comique. Durant le voyage dans le digimonde, il cherche lui aussi, en vain, à se trouver un Digimon. Finalement, au moment du retour sur Terre, un MarineAngemon, qui s'est attaché à lui, se glisse dans sa poche et devient son partenaire Digimon.

Suzie Wong
Li Shaochung/Ri Shiuchon (李 小春)
Lopmon

Suzie, la petite sœur d'Henry, est une petite fille charmante mais totalement immature. Henry, lui faisant croire que Terriermon est une peluche afin de pouvoir le garder chez lui sans soupçon de sa part, Suzie joue perpétuellement avec le malheureux Digimon, l'étirant sans arrêt et le faisant porter toute sorte de vêtements ridicules de poupée. La veille de son départ dans le digimonde, Henry révèle à Suzie que Terriermon est vivant. Par la suite, Suzie reste dans le monde réel, mais, plus tard, un étrange phénomène l'envoie dans le digimonde, où elle rencontre Antylamon, le devas lapin. Toutes deux se lient d'amitié, et Antylamon trahit ses semblables en défendant Suzie contre Makuramon ; elle devient alors le partenaire Digimon de Suzie, et se dé-digivolve par la suite en Lopmon en guise de punition.

Ai et Mako
Ai (アイ) et Makoto (マコト)
Impmon

Aï et Mako sont deux enfants jumeaux (une fille et un garçon) dont la particularité était d'avoir un seul Digimon pour deux - Impmon. Tous deux se disputaient sans arrêt pour tout, y compris pour lui. Déchiré entre eux et exaspéré par leurs mauvais traitements, Impmon finit par les fuir, à errer seul.

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Autres

Cosplay de Guilmon, partenaire de Takato, à Otakuthon 2014.
  • Calumon (クルモン, Culumon?) est un petit Digimon espiègle, curieux, joueur et indépendant et également le seul à ne pas posséder de partenaire humain. Même s'il passe la majorité de son temps seul, il apprécie la présence des dompteurs, et passe pas mal de temps avec eux. Il ne participe jamais réellement au combat, mais possède l'aptitude de maîtriser les digivolutions, qui, elles, se déclenchent dans le monde réel par le simple effet de sa présence.
  • Alice McCoy : Alice McCoy (アリス・マッコイ, Arisu Makkoi?) est une jeune fille de onze ans, blonde aux yeux bleus, habillée de style gothic lolita, partenaire de Dobermon. Elle est la petite nièce du professeur Rob McCoy, employé pour Hypnos. Elle a été envoyée par les souverains Digimon avec son Digimon, pour donner le pouvoir aux dompteurs de fusionner avec leurs Digimon.
  • Souverains Digimon : les souverains digimon (四聖獣, Shiseijuu?) sont des personnages fictifs appartenant à l'univers de la troisième saison sauf Azulongmon qui apparais en fin de deuxième saison. Ce sont des Digimon de niveau méga, incroyablement puissants, qui constituent en quelque sorte les « gardiens » du digimonde. Chaque souverain règne sur un des quatre points cardinaux du digimonde - Azulongmon pour l'Est, Zhuqiaomon pour le Sud, Ebonwumon pour le Nord et Baihumon pour l'Ouest. Un cinquième membre, Fanglongmon, est à la tête des souverains et les dirige. Chacun d'entre eux possède quatre yeux et une couleur propre qui lui est propre. Leurs apparences s'inspirent de quatre figures astronomiques de l'astrologie chinoise.

Opposants

  • Hypnos : une organisation gouvernementale aux motivations obscures, dirigée par Yamaki, un individu reconnaissable au fait qu'il joue sans cesse avec son briquet. L'organisation étudie le digimonde et ses créatures afin de protéger et défendre le monde réel des attaques de plus en plus fréquentes. Yamaki prend vite conscience de la présence des dompteurs, et les considèrent comme de jeunes fous se croyant dans un jeu alors qu'il s'agit d'un danger réel. Finalement, il entreprend le projet « Coup de Balai », destiné à éliminer tous les Digimon, y compris ceux des dompteurs. Mais ce projet, activé à deux reprises, échouera à chaque fois, et, lors de la seconde tentative, un Digimon ennemi provoque la destruction des appareils de la Hypnos. Finalement, après cela, Yamaki comprend que les dompteurs sont la seule défense efficace. Lorsqu'ils partent vers le digimonde, il offre à Takato une machine de sa conception permettant de garder le contact avec le monde réel.
  • Les devas : les serviteurs de Zhuqiaomon. La plupart d'entre eux ont bio-emergé dans le monde réel tandis que d'autres sont restés dans le digimonde.
  • Le Système d'Éradication : le Système d'Éradication est une entité et l'antagoniste final de la saison. Contrairement aux antagonistes l'ayant précédé dans la saison, ce grand éradicateur n'est ni humain, ni Digimon, bien qu'il soit originaire du digimonde. Il s'agit d'un programme informatique ayant « muté » en une forme de vie artificielle. Exclusive dans la saison, il s'agit d'une force presque inarrêtable qui n'existe que pour annihiler tout être organique. Il ne possède pas de voix à proprement parler, mais se servait de celle de Jeri Katou, qu'il tenait prisonnière, pour s'exprimer. Bien qu'il s'agisse d'un personnage complètement fictif, le Système d'Éradication possède des origines liées à des éléments réels, comme le ver informatique Morris ou Echelon.

Média

Episodes

Digimon Tamers est une série d'animation produite en cinquante et un épisodes par Toei Animation[76], et initialement diffusée du au sur la chaîne télévisée Fuji Television au Japon.

La série est diffusée aux États-Unis du au sur Fox Kids[1]. En Allemagne, elle est diffusée sur RTL2, du au [1]. En Amérique du Sud, Fox Kids diffuse la série sous le titre Digimon 03 du [77] au [78] ; avec une diffusion en avant-première le [79],[80],[81]. En Italie, les épisodes sont diffusés par la chaîne Rai 2 du au . Au Brésil, l'anime est diffusée en 2002 sur la chaîne Fox Kids et en 2003, sur Rede Globo. Au Portugal, l'anime est diffusé sur SIC dès 2003[1]. En Espagne également, sur TVE2[1]. La série est diffusée aux Philippines à partir sur ABS-CBN[1].

En France, Digimon Tamers est diffusée sur la chaîne télévisée Fox Kids du [4],[82] au [5] ; la chaîne devient Jetix en , avec des rediffusions de cette troisième saison jusqu'en [72]. En octobre, Fox Kids stoppe cette diffusion quotidienne, préférant des rediffusions des deux premières saisons. La chaîne relègue les rediffusions de cette troisième saison à une diffusion en hebdomadaire le samedi dès 2003[71], cette itération qui rompt avec l'univers Adventure n'est pas diffusée sur la première chaîne nationale[83]. La reprise des inédits de cette troisième saison se réalise en [5]. Elle reste acquis par TF1 et fait, avec les deux autres séries, les beaux jours de la nouvelle chaîne du groupe TF1, Tfou TV, à partir de [84] jusqu'en .

En Belgique, la série est diffusée sur Club RTL et est rediffusée en le lundi, mardi, jeudi et vendredi à 17 h 50[74] ; le dernier épisode ne connaît pas de diffusion sur cette chaîne[85]. La troisième saison n'est jamais diffusée ni au Canada, ni au Québec.

Le succès de Digimon s'estompe autant au Japon en 2002 (voir section Accueil), qu'auprès des médias internationaux avec un premier arrêt de l'adaptation francophone[83],[86],[87]. Un projet d'adaptation de Saban Brands permet, à l'échelle internationale, l'importation de la sixième itération Digimon Fusion dans l'espace francophone en 2015[88].

En France, Digimon Tamers est pour la première fois mis à disposition en vidéo à la demande sur la plateforme Anime Digital Network en version française, dès le [89],[10] à , et est renouvelé au catalogue le . La série intègre également Pluto TV (France) pour une diffusion, en AVOD linéaire dès le [90].

Musique

Takanori Arisawa est le compositeur musical de la version japonaise. Le générique de début s'intitule The Biggest Dreamer de Kōji Wada[1]. Les deux génériques de fin sont My Tomorrow et Days ~Aijou to Nichijou~ d'AiM[1]. Les autres musiques passées durant la série incluent 3 Primary Colors des Tamers (Ép. 51), EVO de Wild Child Bound, One Vision de Taniyoshi Takimoto et SLASH!! de Michihiko Ohta[1].

Le générique de la série en français s'intitule simplement Digimon, interprété par Claude Vallois (C. et C. Vallois), avec des paroles d'Alain Garcia, et une musique de Paul Gordon. Le générique de fin est Digimon Theme (Instrumental) de Paul Gordon.

Films

Un court-métrage intitulé Bōkensha-tachi no Tatakai (冒険者たちの戦い?)[91] est sorti au Japon le au cinéma. Il est suivi d'un sixième métrage intitulé Bōsō no Dejimon Tokkyū (暴走デジモン特急?)[92], sorti le .

Cassettes vidéo et DVD

Plusieurs cassettes vidéo et DVD tirés de la série sont publiés. Aux États-Unis, la première cassette, intitulée Digimon: Digital Monsters - The Birth of Guilmon et distribué par Buena Vista Home Entertainment, est commercialisée le [93] ; une deuxième intitulée Digimon: Digital Monsters - Revenge Of Digital World est commercialisée le [94]. Un DVD zone 1 recensant les quatre premières saisons de l'anime, dont Digimon Tamers est également paru aux alentours de 2003[95]. Un coffret DVD, intitulé Digimon Tamers - The Official Third Season et distribué par New Video Group, est commercialisé le [96],[97].

En France, la version française des cinq premiers épisodes sortent dans le cinquième coffret DVD de la série Digimon[98] par LCJ Editions le . Le sixième coffret de la franchise contient les épisodes 6 à 28 de cette troisième saison[99] et sort le . Le septième coffret contenant les épisodes 29 à 51[100] sort le . Aucun élément de ces coffrets n'indique ou ne mentionne l'existence de la troisième saison.

Jeux et magazines

Un jeu vidéo présentant les personnages de la troisième saison est commercialisé en Europe en sur console PlayStation, sous le titre de Digimon Rumble Arena. Ce jeu vidéo, intronisant pour la première fois la troisième saison, présente Guilmon, Renamon, Terriermon et leurs dompteurs respectifs lors des combats et des digivolutions. Le jeu qui suit, Digimon World 2003, également commercialisé en 2002 sur console PlayStation présente Guilmon[101], cependant sans l'apparition de son dompteur respectif Takato.

Le magazine Digimon, édité par Dino Entertainment, puis par Panini Comics France, adapte les épisodes de Digimon Tamers en vingt-deux tomes de bandes dessinées, de [6] jusqu'au [7]. Un volume relié, en collaboration avec Panini Comics dans la collection Le Monde de la BD, est proposé exclusivement à l'achat d'un journal La Dernière Heure/Les Sports et de La Libre Belgique, le [8].

Distribution

Voix françaises

Le doublage réalisé à la SOFI à partir de l'adaptation américaine de Saban Entertainment. L'adaptation française est de Gérard Salva, Marie Durand-Roberts et Patricia Llense, sous la direction de Antoine Nouel. Elle s'inscrit dans la continuité des deux premières saisons, notamment avec Fabrice Trojani qui assure le rôle de narrateur, après avoir prêté sa voix au protagoniste de la saison précédente (Davis), à l'instar de la proposition américaine.

  • Paolo Domingo : Takato Matsuki
  • Pascal Grull : Guilmon
  • Tony Marot : Henry Wong
  • Fily Keita : Rika Nonaka, Suzie Wong, Lopmon, Mako, Kai Urazoe
  • Murielle Naigeon : Renamon, Yoshie Matsuki
  • Antoine Nouel : Terriermon, Impmon, Mitsuo Yamaki, Takehiro Matsuki, Janyu Wong, Leomon, Ryo Akiwama
  • Yann Le Madic : Kazu Shioda, Guardromon
  • Hervé Grull : Kenta Kitagawa
  • Fabrice Trojani : Narrateur
  • Julie Turin : Jeri Katou, Rumiko Nonaka, Riley Ohtori
  • Victoire Theissmann : Calumon, Seiko Hata, Tally Onodera, Nami Asaji, Ai
  • Gérard Surugue : Maildramon, un policier

Voix japonaises

Source: ANN[1]

Accueil

En raison de ses différences avec les deux premières séries, Digimon Tamers est accueillie d'une manière mitigée par les critiques et des premiers fans de la série. Au Japon, les ventes chutent en une année et les taux d'audience diminuent[31],[102]. Alex Cline de AIPT Comics parle d'« enfants en colère », Digimon Tamers est instantanément rejetée par de nombreux fans et les différentes itérations qui suivent connaissent un accueil « très défavorable pour s'être écartés des formules antérieures auxquelles [ce] public était habitué » en 2001[103].

Bien qu'elle ait également été reçue froidement par les premiers fans lors de sa première diffusion aux États-Unis en 2001[104],[103], 54% des recettes de la franchise Digimon en 2002 proviennent alors de cette exploitation[102], et tandis que la franchise s'essouffle totalement au Japon en 2002-2003, elle reste populaire aux États-Unis jusqu'au milieu des années 2000[102],[105],[106]. Elle continue à être diffusée à la télévision 21 fois par semaine sur ABC Family et Toon Disney en 2005[107].

Tim Jones de THEM Anime écrit « Bien que Digimon Tamers ait ses défauts (personnages différents, début en lenteur), plus vous la regarderez et plus vous vous y intéressez, en l'appréciant de plus en plus » et attribue trois étoiles sur cinq, notant le sombre décor qu'il attribue à l'anime[23]. Jacob Chapman de Anime News Network, note que Tamers est de loin la saison la plus terrifiante et, à certains moments, la plus troublante de Digimon jamais produite, en raison de l'influence Lovecraft-ien de Konaka[108]. La diffusion de la série coïncide avec les attentats du 11 septembre, certaines scènes de la série sont analysées dans ce contexte[109].

En France, Benjamin Benoit, du journal Le Monde, considère que c'est « une troisième saison audacieuse », une « Œuvre angoissée sur l’arrivée d’Internet »[110]. Planète-Jeunesse souligne une « histoire beaucoup moins manichéenne qu’auparavant »[85]. Manga News également souligne l'ambition des scénaristes d'une série aux lenteurs nécessaires et que « contrairement à Digimon Adventure 02, elle prend le temps de développer son histoire, traiter les différents axes de la série, apporter de la consistance aux personnages et accentuer le lien entre humain et Digimon qui semble être le cœur de la série »[111].

Controverses

En 2021, pour le vingtième anniversaire de la série Digimon Tamers, Chiaki J. Konaka écrit une pièce jouée sur scène au DigiFes, un événement annuel dédié à la franchise Digimon. Cette pièce voit le casting de la série affronter une personnification du concept de « politiquement correct », qui utilisa une attaque nommée « cancel culture » et remplace « les vraies informations par des fausses ». Cette fiction suscite la polémique, et a fait émerger d'anciennes publications du blog personnel de Konaka dédié à Digimon Tamers contenant des propos soutenant diverses théories complotistes (liées notamment au Covid-19, à l'alunissage américain de 1969, ou la mort d'Oussama Ben Laden), causant une controverse internationale parmi les fans de la franchise et au-delà[112],[113]. En réponse aux diverses polémiques, J. Konaka publiera un message d'explications et d'excuses à destination des fans étrangers, s'excusant d'avoir écrit un texte clivant et assurant qu'il ne visait aucune personne ou communauté en particulier, mais avouant que l'attitude de certains personnages reflétait son opinion quant à l'exclusion de « journalistes alternatifs » pendant la pandémie de Covid-19 et sa perte de confiance envers les médias, les scientifiques et les universitaires[113],[114].

Notes et références

Liens externes

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