Dun-les-Places
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| Dun-les-Places | |||||
Calvaire et monument aux morts de Dun-les-Places. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Bourgogne-Franche-Comté | ||||
| Département | Nièvre | ||||
| Arrondissement | Château-Chinon (Ville) | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Morvan Sommets et Grands Lacs | ||||
| Maire Mandat |
Daniel Gonthier 2021-2026 |
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| Code postal | 58230 | ||||
| Code commune | 58106 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Dunois, Dunoise | ||||
| Population municipale |
358 hab. (2023 |
||||
| Densité | 7,9 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 17′ 11″ nord, 4° 01′ 00″ est | ||||
| Altitude | Min. 365 m Max. 651 m |
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| Superficie | 45,1 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Corbigny | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Nièvre
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
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| Liens | |||||
| Site web | https://www.dun-les-places.fr/ | ||||
| modifier |
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Dun-les-Places est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.
Géologie
Dun-les-Places se situe dans le Morvan et fait partie de son parc naturel régional.
- Dun-les-Places, plaque La mendicité est interdite...
- Panorama du Morvan avec au fond Dun-les-Places.
Hydrographie
Villages, hameaux, lieux-dits, écarts
L'Huis des Meunier, l'Huis Laurent, les Maires, l'Huis Châtelain, Bornoux, Mézocdefroy, Mézaugeux, Mézauguichard, l'Huis Bonin, Bonaré, le Parc, les Bourdiaux, la Vernois, l'Huis Tripier, le Vieux Dun, le Moulin des Bruyères, Vermot, le Moulin Tripier, Breuil, l'Huis des Râpes, le Moulin de Saloué, le Montal, le Champ de l'Etang, l'Huis Gillot, la Croix Maurienne, l'Huis des Chênes, les Cachaux, le Moulin du Plateau, le Moulin du Railly, le Moulin des Guittes, les Croisettes[1].
Communes limitrophes
| Marigny-l'Église | Quarré-les-Tombes (Yonne) |
Saint-Agnan | ||
| N | Saint-Brisson | |||
| O Dun-les-Places E | ||||
| S | ||||
| Brassy | Montsauche-les-Settons | Gouloux |
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[4] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[5]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 245 mm, avec 14,3 jours de précipitations en janvier et 9,3 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de 10,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 181,7 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 37,6 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15,3 °C, atteinte le [Note 1].
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Record de chaleur (°C) date du record |
18,9 01.01.22 |
20,9 27.02.19 |
23,5 31.03.21 |
25,7 15.04.15 |
29,8 31.05.25 |
36 27.06.19 |
37,6 24.07.19 |
37,1 13.08.25 |
32,7 05.09.23 |
28,2 02.10.23 |
23,3 04.11.24 |
16,8 19.12.15 |
37,6 2019 |
| Température maximale moyenne (°C) | 4,8 | 5,9 | 10,1 | 14,4 | 17,3 | 21,3 | 23,7 | 23,6 | 19,6 | 14,6 | 9,7 | 6,1 | 14,3 |
| Température moyenne (°C) | 2,4 | 2,9 | 6,2 | 9,9 | 12,8 | 16,5 | 18,6 | 18,5 | 14,9 | 11 | 6,9 | 3,6 | 10,4 |
| Température minimale moyenne (°C) | 0 | −0,1 | 2,3 | 5,4 | 8,2 | 11,7 | 13,5 | 13,3 | 10,2 | 7,5 | 4 | 1,1 | 6,4 |
| Record de froid (°C) date du record |
−9,8 05.01.10 |
−15,3 07.02.12 |
−9 12.03.10 |
−6,2 04.04.22 |
−0,3 06.05.19 |
3,1 14.06.08 |
5,6 14.07.16 |
4,7 26.08.18 |
2,2 18.09.22 |
−4 29.10.12 |
−8,2 30.11.10 |
−13,2 20.12.09 |
−15,3 2012 |
| Précipitations (mm) | 119,7 | 83,4 | 96,7 | 85,9 | 117,9 | 78,5 | 77,1 | 75,3 | 79,3 | 102,7 | 120,3 | 144,9 | 1 181,7 |
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
38,3 18.01.18 |
43,4 01.02.13 |
48,4 09.03.24 |
44,3 11.04.13 |
42,4 21.05.12 |
46,8 04.06.21 |
52,8 02.07.08 |
62,3 06.08.11 |
44 11.09.08 |
45 20.10.21 |
50,8 21.11.16 |
42,3 02.12.18 |
62,3 2011 |
Urbanisme
Typologie
Au , Dun-les-Places est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[10]. Elle est située hors unité urbaine[11] et hors attraction des villes[12],[13].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (64,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (64,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (63,8 %), prairies (27,5 %), zones agricoles hétérogènes (6,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1 %), zones urbanisées (0,8 %), eaux continentales[Note 2] (0,7 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie

On relève les formes suivantes du nom de la localité : Dunum (commencement du XIVe siècle) ; Dunus (XIVe siècle) ; Dung en 1514 ; Dun-les-Places en 1590[15] ; D'Hun-Les-Places en 1793-1801[16].
Il s'agit de la fixation toponymique du mot gaulois fréquent dunum qui se retrouve comme élément d'un grand nombre noms de lieux de France et auquel on peut donner le sens primitif de « montagne » ou de « citadelle »[17].
Le déterminant les-Places n'est pas attesté avant la fin du XVIe siècle, c'est certainement un des noms locaux de la ferme ou du hameau[17].
Histoire
- La première mention de la commune date du début du XIVe siècle.
- Le , Lazare Lheutreau, maire de Dun et marchand de bestiaux, est assassiné dans un train à son retour de Paris, où il avait vendu pour plus de six mille francs de bestiaux[18].
Seconde Guerre mondiale

Dun-les-Places est un des villages martyrs de la Libération de 1944. C’est le que le village, avec ses 806 habitants dont 120 dans le bourg proprement dit, voit débuter un martyre qui le fera surnommer l’Oradour du Morvan[19]. Un odonyme local (rue du 26-Juin-1944) rappelle cet événement.
Le , les villages de Montsauche et Planchez sont détruits par les Allemands.
Le , vers 14 heures, un groupe d’habitants de Montsauche arrive à la mairie de Dun-les-Places et demande que les élèves rentrent chez eux car les troupes allemandes sont sur la route de Dun-Les-Places.
A 14 h 30, les Allemands arrivent et sont à la recherche de résistants qu’ils qualifient de « terroristes ». Ils vérifient les identités de tous les hommes du village, ils commencent à piller les maisons. Tous les hommes du bourg ou presque sont réunis sur les marches de l’église pour le contrôle des papiers. Vers 20 heures, d’autres soldats arrivent, beaucoup d’entre eux sont saouls.
Le , en début d’après-midi, 400 soldats environ arrivent à Dun-les-Places par voitures et camions. Le but affiché : la recherche des terroristes. Mais les contrôles d’identité ne donnent rien, tous les hommes sont relâchés. En fin d’après-midi, les troupes quittent Dun-les-Places et prennent la route de Vermot ; ils sont alors attaqués par les maquisards du maquis Camille qui protègent le château de Vermot transformé en hôpital. Le combat se poursuit jusqu’à la nuit : le château est occupé et l’hôpital incendié, mais les maquisards arrivent à contenir les Allemands et à évacuer l’hôpital. En fin de journée, un deuxième convoi arrive à Dun-les-Places, comprenant les chefs de l’expédition en provenance de Dijon et de Chalon-sur-Saône. Tous les hommes du village sont arrêtés, le bourg est bouclé, les troupes envahissent les maisons. En début de soirée, une attaque simultanée amène fusillade et pilonnage de l’église. Un orage renforce chez les habitants le sentiment d’épouvante. Vers 20 heures un nouveau groupe d'Allemands arrive et installe un canon dans le clocher afin de créer une provocation en tirant à blanc sur les troupes. À 22 heures, alors que l'électricité est coupée et que l'orage se déchaîne, éclatent des coups de feu et de canon dans tout le village puis le silence revient. Les Allemands brisent les portes et les vitres et envahissent les maisons en poussant des cris. Ils s'y installent, vidant les caves du vin et de toute la nourriture qu'ils peuvent y trouver. Autour de 22 heures 30, le massacre des prisonniers est ordonné : aucun des 27 Dunois arrêtés ne réchappe à la grenade et au fusil-mitrailleur. Les femmes, avec les enfants, sont cloîtrées dans les maisons et sont parfois obligées d’héberger les soldats et de les nourrir, parfois même de leur donner de l’alcool.
Le , le village est systématiquement pillé. Les Allemands entassent dans leurs camions linge, literie et objets de valeur après avoir abattu porcs, moutons et volaille. À partir de 8 heures, les habitants sont autorisés à quitter les maisons. Certains pensent que les hommes vont être emmenés en Allemagne, cependant ils vont apprendre la mort de certains hommes. Cette journée est marquée par le pillage des ressources du bourg, une infirmière essaye de sauver certains blessés. Des centaines de camions arrivent dans le village et emmènent les objets volés et les voitures des habitants. Durant toute la journée, les soldats volent dans les maisons les affaires des habitants du bourg. Les soldats ont tout pris.
Le au matin, les Allemands se préparent à partir. À l'aide de lance-flammes, de grenades incendiaires et de bûches, ils mettent le feu aux maisons. Les femmes restées dans les maisons prennent le minimum de bagages possible en vue de quitter le village. À 12 h 30 après avoir fait sonner les cloches, les Allemands partent en chantant et en jouant de l'accordéon. Ils donnent l’ordre aux habitants de ne sortir que dans une heure. Les survivants découvrent alors l'horreur : les corps des otages gisent déchiquetés sous le porche de l'église, celui du curé, partiellement dévêtu, est découvert dans le clocher. D'autres corps sont retrouvés sur les routes ou dans les hameaux voisins.
Le massacre a fait en tout 27 victimes, dont les obsèques sont célébrées le suivant à cause d’un manque de cercueils. Ils sont placés en haut du cimetière, sous des croix blanches afin de représenter les crimes commis par les nazis.
Dans le journal Libération, du , les atrocités allemandes dans le Morvan sont en première page de l’hebdomadaire. Celui-ci met en relation le massacre de Dun-les-Places et les atrocités d’Oradour sur Glane[20].
Politique et administration
Civile sous l'Ancien Régime
Civile, depuis La Révolution
Religieuse
(liste non exhaustive)
- 1697 - Gabriel Baron, docteur en théologie, archiprêtre de Quarré-les-Tombes, curé de Dun-les-Places, supérieur des sœurs Ursulines de Lormes[21].
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[23].
En 2023, la commune comptait 358 habitants[Note 3], en évolution de +1,99 % par rapport à 2017 (Nièvre : −2,78 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Lieux et monuments
- Dun-les-Places, l'église Sainte-Amélie.
- Dun-les-Places, tour de l'église et calvaire.
- Dun-les-Places, monument des fusillés.
- Monument aux morts de 1914-1918 de Dun les Places
- École Danielle Mitterrand
- Mairie de Dun-les-Places
Civils
Religieux
- Église Sainte-Amélie de Dun-les-Places ; elle a été construite sous le ministère de l'abbé Baudiau ; on rappelle qu'Amélie était à cette époque le prénom de la reine des Français, épouse de Louis-Philippe[17].
- Chapelle Saint-Marc, dans les bois, près d'une source sacrée, faisant l'objet d'un pèlerinage à saint Marc. Elle fut vendue au curé de Dun par les moines de l'abbaye Saint-Jean-de-Réome à Moutiers-Saint-Jean le , elle avait été reconstruite en 1680[25].




