La Motte-Ternant

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La Motte-Ternant
La Motte-Ternant
Le mont Rond au printemps.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Montbard
Intercommunalité Communauté de communes de Saulieu-Morvan
Maire
Mandat
Laurent Choubley
2026-2033
Code postal 21210
Code commune 21445
Démographie
Population
municipale
148 hab. (2023 en stagnation par rapport à 2017)
Densité 6,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 19′ 30″ nord, 4° 20′ 00″ est
Altitude Min. 333 m
Max. 476 m
Superficie 21,32 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Semur-en-Auxois
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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La Motte-Ternant

La Motte-Ternant est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté.

Forte de 150 habitants (2022), la commune est située dans le canton de Semur-en-Auxois (anciennement canton de Saulieu), l'arrondissement de Montbard, et la communauté de communes de Saulieu.

Localisation

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte avec les communes environnantes
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

La Motte-Ternant se situe aux confins de l'Auxois (calcaire) et du Morvan (granitique). Vers l'ouest, l'ascension des marches de Saulieu (aussi identifié comme le Bas Morvan oriental) annonce les reliefs plus prononcés du Haut Morvan[1]. Vers l'est, le mont Rond est un bel exemple des buttes de l'Auxois[2].

Accès

Communes limitrophes

Hydrographie

Trois principaux cours d'eau parcourent son territoire:

qui convergent vers la motte du château. La Baigne et le Brazon sont des affluents du Serein qui continue son cours vers le nord.

La commune fait partie du sous-bassin versant du Serein, qui contribue, à l'échelle départementale, au bassin versant "Serein - Argentalet - Romanée - Tournesac - Vernidard", qui contribue à son tour, à l'échelle nationale, au bassin Seine-Normandie[4].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[7] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[8]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 989 mm, avec 13,2 jours de précipitations en janvier et 8,6 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Pouilly-en-Auxois à 18 km à vol d'oiseau[11], est de 10,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 859,1 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,2 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −18,2 °C, atteinte le [Note 1].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[14], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Milieux naturels

Urbanisme

Typologie

Au , La Motte-Ternant est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle est située hors unité urbaine[16] et hors attraction des villes[17],[18].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (66,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (66,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (46,5 %), forêts (29,3 %), terres arables (13,7 %), zones agricoles hétérogènes (6,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,4 %), zones urbanisées (1,7 %)[19].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Morphologie

Relativement dispersé, le village regroupe plusieurs hameaux, écarts et lieux-dits autour du bourg:

  • Biard,
  • Chazelle-en-Morvan, à l'ouest,
  • les Bordes, et
  • le Meix, à l'est,
  • Mercueil,
  • le Bois de Meix, au sud,
  • le Meix de Chausserose et
  • le Moulin Laureau, au nord[20].

Logement

En 2017, la commune compte 146 logements, dont 13% de logements vacants (France : 8,2%), 32,9% de résidences secondaires et logements occasionnels (France : 9,7%), et 54,1% de résidences principales (France : 82,2%)[21].

Toponymie

Histoire

Antiquité

Le toponyme Mercueil pourrait évoquer l'existence d'un sanctuaire dédié à Mercure[22].

En 1840, dans une lettre au président de la Commission des antiquités du département de la Côte-d'Or, M. Laureau, notaire à Semur-en-Auxois, livre "de curieux détails sur la découverte [...], près la Motte-Ternant, des vestiges d'une fabrique de poterie romaine : plusieurs vases ont été trouvés dans les moules qui servaient à les former."[23]

Moyen Âge

La famille de Ternant (ou de La Motte-Ternant)

On ne sait pas à quelle date les seigneurs locaux prirent le nom de Ternant, mais cette famille noble, implantée à Ternant (Nièvre) et La Motte-Ternant (Côte-d'Or) (peut-être aussi dans la commune de Ternant (Côte-d'Or) à moins qu'il ne s'agisse d'une homonymie), a joué pendant trois siècles un rôle important en Bourgogne.

Parmi les personnes connues :

Philippe de Ternant (XVe siècle).
Philippe, seigneur de Ternant (en 1473, par Gilles Gobet.
  • Philippe de Ternant (1400-1456), frère du précédent, chevalier de la Toison d'or (voir ci-dessous), chambellan de Philippe le Bon, fut membre à partir de 1433 du "Grand Conseil" du duc de Bourgogne ; il reçoit en 1435 de Philippe le Bon (Philippe III de Bourgogne) la baronnie d'Apremont[27] et la seigneurie de Gendrey. Philippe de Ternant fut commandant de la garde de Bourgogne, il guerroya beaucoup en Flandre pour le compte du duc de Bourgogne à partir de 1430, habitant alors le plus souvent Bruges. Il en profita pour ramener les deux retables qui ornent l'église paroissiale de Ternant. Il est prévôt de Paris en 1436. En 1454, Philippe de Ternant, accusé d'avoir fait arrêter un marchand anglais alors que la Bourgogne avait conclu une trêve avec l'Angleterre, dut demander pardon au Conseil de l'Ordre de la Toison d'Or et fut condamné à aller en pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle[28]. Philippe de Terant était aussi seigneur de la Motte (actuelle commune de La Motte-Ternant).
  • Charles de Ternant, son fils, est gouverneur et capitaine de Château-Chinon ; il meurt en 1472.
  • Claude de Ternant, fils du précédent, écuyer, chambellan du roi, est « seigneur de la Motte et de Ternant » ; il ne semble pas avoir eu de descendants.
  • Au début du XVIe siècle, la baronnie de la Motte-Ternant passe aux mains de Guillaume de Pontailler, époux de Claudine de Ternant, sœur de Claude de Ternant, puis de Gilbert de Graçay, seigneur de Champeroux et époux d'Isabeau de Ternant, autre sœur de Claude de Ternant. Ce couple a des enfants dont Jean de Graçay, seigneur de Ternant, qui se maria avec Jehanne de La Châtre.

Toute trace du nom de famille "de Ternant" lié au village et au château de Ternant disparaît[29], même si le nom de famille "de Ternant" a subsisté[30].

Le blason de la famille de Ternant était « échiqueté d'or et de gueules à quatre traits »[31]. La seigneurie de Ternant disposait des droits de haute justice, moyenne justice et basse justice sur un territoire étendu et dont les limites sont précisément connues grâce au dénombrement en date du , par Jehanne de La Châtre, dame de Ternant et de Diors (Indre), dont une copie datée du a été conservée[32].

Histoire contemporaine

Le , le prieuré du Val Croissant était publié pour vente avec la description suivante

L'église et les bâtimens composant le prieuré de Valcroissant, finage de la Motte-Ternant, jardin potager, cheneviere, piece d'eau, allées et boulingrins, le tout formant l'emplacement de 8 journaux, avec 69 arpens 66 perches de bois, 2 étangs, le battoir à écorces et les ustensiles, un clos de 11 soitures de prés appelé le pré de Chesne, un moulin, une terre à cheneviere avec un jardin, un petit étang et une pâture dépendans du même prieuré, estimés 17087 livres ; plus, un domaine situé même finage, 2 jardins, 2 petites chenevieres, 33 soitures 3 quarts de pré, 187 journaux et demi de terre et une pâture, (même prieuré) estimés 14023 l. et plusieurs lots de terre, le tout sur l'enchère de 34837 liv[33].

Politique et administration

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1981 ? Roger Petit DVD  
mars 2001 en cours Jean-Louis Petit DVD Agriculteur retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages

La commune ne participe à aucun jumelage ou autre forme de coopération internationale[34].

Équipements et services publics

Eau et déchets

Justice, sécurité, secours et défense

Enseignement

La commune comptait autrefois plusieurs établissements d'enseignement. Le linteau d'une porte d'entrée d'une cour dans le bourg de la commune porte encore l'inscription "école de filles".

Lorsque l'école publique installée à la mairie a fermé, l'école la plus proche était encore dans la commune de Villargoix. L'école élémentaire la plus proche est désormais à Thoisy-la-Berchère, et au-delà, Saulieu[35].

Santé

Aucun établissement de santé n'est présent sur la commune.

Les équipements les plus proches sont situés à Précy-sous-Thil, Aisy-sous-Thil, Saulieu, Pouilly-en-Auxois et Vitteaux[36].

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[37]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[38].

En 2023, la commune comptait 148 habitants[Note 2], en stagnation par rapport à 2017 (Côte-d'Or : +1,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
535695726813666694667638632
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
607608615610561542507504459
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
434407341344349363265261297
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2021
215213191185163170169151148
2023 - - - - - - - -
148--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[39] puis Insee à partir de 2006[40].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culte

La commune est une paroisse catholique, dans l'archiprêtré de Saulieu, et l'archidiocèse de Dijon (autrefois dans l'archidiaconé d'Avallon, et le diocèse d'Autun[41])

La commune comprenait autrefois l'établissement du prieuré du Val-Croissant (Vaulx Croissant, Val Croissant, Vallis Crescens), fondé en 1216, troisième fondation de l'abbaye du Val des Choux, dans le Châtillonnais[42]. En 1717, Antoine Garreau liste "Notre-Dame du Val-Croissant, au Bailliage de Saulieu, première Fille de l'Ordre, & de la nomination du Roi."[43]

Économie

La commune compte un camping non classé de vingt emplacements[44].

Culture locale et patrimoine

Notes et références

Voir aussi

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