Moulins-Engilbert
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| Moulins-Engilbert | |||||
Les ruines du château. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bourgogne-Franche-Comté | ||||
| Département | Nièvre | ||||
| Arrondissement | Château-Chinon (Ville) | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Bazois Loire Morvan (siège) |
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| Maire Mandat |
Serge Ducreuzot 2020-2026 |
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| Code postal | 58290 | ||||
| Code commune | 58182 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Moulinois | ||||
| Population municipale |
1 352 hab. (2023 |
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| Densité | 33 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 46° 59′ 14″ nord, 3° 48′ 38″ est | ||||
| Altitude | Min. 209 m Max. 441 m |
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| Superficie | 40,76 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Luzy | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Nièvre
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
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| Liens | |||||
| Site web | www.moulins-engilbert.fr | ||||
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Moulins-Engilbert est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.
Ses habitants sont appelés les Moulinois et les Moulinoises.
Localisation
Moulins-Engilbert est une des portes du parc naturel régional du Morvan dont elle fait partie depuis 2008.
La commune est située à cheval sur la faille du Bazois, à la fois sur des sols de roches métamorphiques (granites, schistes, quartz, etc.) et sédimentaires (calcaires fins et marneux). Son paysage est caractérisé par des vallées et des plateaux recouverts de bocages à l'ouest et de la basse montagne vers l'est (Morvan).
Via la route D978, Moulins-Engilbert se trouve à 57 km de Nevers.
Hydrographie
Villages, hameaux, lieux-dits et écarts
Acroux, Babize, la Brosse, Charpiot, Champcourt, la Champ Mort, Chevannes, Commagny, Couze, la Croix Guillier, la Croix Rouge, Dragne, l'Echalotte, l'Etang, la Gretaude, les Houillères, James, les Lagneaux, les Levées, Marry, Mourceau, le Pavé, le Pavillon, Pont Cottion, St-Quentin, Villaine[1].
Communes limitrophes
| Maux | Sermages | |||
| Limanton | N | Saint-Léger-de-Fougeret Onlay | ||
| O Moulins-Engilbert E | ||||
| S | ||||
| Vandenesse | Préporché |
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[4] et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement[5]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 995 mm, avec 12,6 jours de précipitations en janvier et 7,9 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Château-Chinon (Ville) à 13 km à vol d'oiseau[8], est de 10,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 252,3 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −21,3 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
Typologie
Au , Moulins-Engilbert est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12] et hors attraction des villes[13],[14].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (70,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (71,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (67,7 %), forêts (24,7 %), zones urbanisées (4,6 %), zones agricoles hétérogènes (3 %), mines, décharges et chantiers (0,1 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie
On relève les mentions suivantes du nom de la commune : Omnes ecclesias de Molendinis (1161), Mensura de Molinis (1245), Mensura de Molinis Enjubertorum (1277), Prepositura de Molinis Enjeuberti (1282), Prepositura de Molinis-les-Enjuberz (1286), Molinum (1287), Villa de Molinis Engilbertorum (1289), Prepositura de Molinis Engenbertorum (1295) Prepositura de Molinis-les-Emgiberz (1300), Molins-les-Engibers (1423), Molins-les-Engilbers (1518), Moulins-Angilberts (1539), Molins-les-Angelibertz (1575), Moulins-en-Gilbert (1673), Moulins-la-République (an III)[16].
Histoire

Antiquité
Soultrait note que l'emplacement occupé par les ruines du château était un camp romain [...]. Un autre camp, sur un plateau élevé près du domaine de Bons, à deux kilomètres N.-O. de Moulins-Engilbert, dominait cette ville et le chemin de Limanton. [...]. On y a trouvé des conduites d'eau et des poteries.
Au sud de Moulins Engilbert, butte connue sous le nom de Château des Puits-du-Bois-d'Arcis : deux excavations pratiquées à son sommet présentent l'apparence d'anciens puits auxquels elle devrait son nom. Un ouvrage plus authentique du même genre est creusé à quelques pas en dehors du fossé : il est étroit comme les puits romains, et l'appareil intérieur de ses murailles ne laisse aucun doute sur son origine. Autre butte à Mary. On a trouvé au domaine de la Maison-Neuve des médailles d'Antonin et de Commode[17].
Moyen Âge
Il y avait autrefois à Moulins-Engilbert un prieuré de bénédictins, dépendant le l'abbaye Saint-Martin d'Autun ; une collégiale composée de six chanoines, fondée en 1378 par Philippe de Moulins, évêque d'Évreux, puis de Noyon ; un couvent de Picpus ; un couvent d'Ursulines et une léproserie.
Moulins-Engilbert était le chef-lieu d'un archiprêtré formé, au XIIIe siècle, des paroisses de Moulins-Engilbert, Anisy, Avrée, Cercy-la-Tour, Chevannes-sous-Montaron, Coddes, Commagny, Limanton, Maisons-en-Longue-Salle, Maulaix, Montaron, Montigny-sur-Canne, Nourry, Onlay, Pouligny, Préporché, Rémilly, Saint-Gratien, Saint-Honoré, Saint-Michel-en-Longue-Salle, Sauzay, Savigny-sur Canne, Thaix et Vandenesse, auxquelles la paroisse d'Isenay se trouve réunie dans les pouillés du diocèse du XVe siècle.
Moulins-Engilbert fut érigé en commune au XIIIe siècle, on y trouve un grenier à sel au XVe. La justice y était rendue dans un bailliage et une prévôté dont les appels se portaient à la pairie de Nevers et de là au parlement de Paris, et les cas royaux à Saint-Pierre-le-Moûtier. Moulins-Engilbert était le siège de l'une des châtellenies de la province, qui avait dans son ressort cent quarante-cinq fiefs et dont la circonscription comprenait à peu près l'étendue du canton actuel, la partie sud-ouest du canton de Château-Chinon et la partie nord-ouest de celui de Luzy[18].
Époques moderne et contemporaine
La châtellenie devient, pendant la Révolution, chef-lieu de district avec cinq cantons, puis, en 1800, chef-lieu d'un simple canton. Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune porta provisoirement le nom de Moulins-la-République[19].
Entre 1795 et 1800, la commune absorbe celle voisine de Sermages[19]. En 1841, la commune de Sermages prend son indépendance et celle voisine de Commagny est absorbée à son tour[19].
Au XIXe siècle, la ville compte de nombreux moulins, ainsi que des tanneries et des tuileries. Un grand champ de foire y est construit. Mais ni le canal du Nivernais, ni la ligne de chemin de fer Clamecy - Cercy-la-Tour ne passent à Moulins-Engilbert. Le marché aux bestiaux rendit la commune assez connue et son marché au cadran, installé en 1983, la propulsa au rang des plus grands marchés de la région.
Politique et administration
Tendances politiques et résultats
Liste des maires
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[21].
En 2023, la commune comptait 1 352 habitants[Note 2], en évolution de −6,44 % par rapport à 2017 (Nièvre : −2,78 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
L'économie de Moulins-Engilbert est essentiellement agricole (Marché au cadran, en fonction depuis 1983), mais également artisanale avec de nombreuses entreprises, du bâtiment entre autres et administrative avec la présence d'antennes du conseil départemental, d'un collège, du Foyer de vie, d'une maison de retraite et de la communauté de communes.
Depuis mai 2015, le Télécentre du Sud Morvan, propose sept bureaux à louer, ainsi que deux salles de réunion afin de permettre aux créateurs d'entreprises ou à des salariés souhaitant s'installer dans le Morvan de trouver des conditions de travail idéal, avec connexion directe à la fibre optique.
Écologie
Depuis 2026, le collège Les Deux Rivières bénéficie du dispositif Aires éducatives. Les aires terrestres éducatives s'inscrivent dans la lignée pédagogique de l’éducation à l'environnement et au développement durable.
Les élèves y explorent la nature de proximité, rencontrent les habitants et les habitantes comme les professionnels et professionnelles du territoire. Iels décident en Conseil des enfants pour la terre de leurs prochaines explorations ou des actions écocitoyennes qu'iels vont porter.
