Démétrios Pépagoménos

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Démétrios Pépagoménos
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Démétrios Pépagoménos (en grec Δημήτριος Πεπαγωμένος) est un médecin byzantin à qui sont attribués plusieurs ouvrages de médecine humaine et vétérinaire. La délimitation de l'œuvre et l'identification de l'auteur sont problématiques.

Le patronyme Πεπαγωμένος est connu à Byzance du XIe au XVe siècle, appartenant à une famille de fonctionnaires civils qui a fourni des juges et des notaires[1]. À la fin du XIIIe siècle, une lettre de Georges de Chypre (le patriarche Grégoire II de Constantinople) est adressée à un « Démétrios Pépagoménos » qui est logothète des troupeaux (λογοθέτης τῶν ἀγελῶν). Plus tard, dans la première partie de la satire intitulée Voyage de Mazaris dans l'Hadès, ou entretien avec des morts sur certains personnages de la cour impériale (composée dans le premier semestre de l'année 1414)[2] apparaît un médecin Pépagoménos (mort à l'époque d'après la logique du récit), qui dans le dialogue mentionne deux de ses fils : Démétrios (surnommé comiquement « Σαυρομάτης », le Sarmate ou plutôt l'homme aux yeux de lézard) et Théodose. Enfin, et surtout, un Démétrios Pépagoménos, médecin (qui doit être le fils du personnage de la satire) est connu dans le milieu intellectuel de la première moitié du XVe siècle, comme correspondant de Jean Chortasménos[3], de Basile Bessarion[4] et de Jean Eugénikos (le frère de Marc d'Éphèse)[5]. Nous savons par le premier que Démétrios Pépagoménos était secrétaire de l'empereur Manuel II (ὑπογραφεὺς τῶν ἐκείνου διατάξεων) pendant le séjour que fit celui-ci dans le Péloponnèse en 1415. Il est aussi l'auteur d'une déploration funèbre (monodie) sur Cléofé Malatesta, femme du despote de Morée Théodore II Paléologue, morte en couches en 1433[6]. Nous voyons par les lettres de Bessarion et de Jean Eugénikos (datant probablement des années 1430 ou 1440) qu'il avait une femme et deux fils (dont l'un nommé Nicolas). Il mourut sans doute vers le milieu du siècle.

Ce dernier Démétrios Pépagomenos s'est adonné à la copie de manuscrits, par exemple le Paris. gr. 2256, signé par lui au f. 2, probablement à Constantinople dans les années 1440 ; il y a copié une collection médicale comprenant des textes d'Hippocrate et d'Aétios d'Amida ainsi que le De urinis de Jean Actuarius ; on y relève particulièrement un lexique de vingt-six plantes médicinales (trouvées dans Aétios) classées par ordre alphabétique[7]. Dans un autre manuscrit à contenu médical, le Paris. Coislin. 335 (dû au copiste Michel Souliardos, de la seconde moitié du XVe siècle), on trouve des « remèdes variés proposés par Pépagoménos ». Une autre compilation médicale se trouve dans un manuscrit conservé à la Medical Society de Londres (Cod. 60), attribuée à « σοφώτατος <καὶ> λογιώτατος ἀνὴρ ὁ Πεπαγωμένος καὶ ἐν ἰατροῖς ἀριστό<τατο>ς (médecin éminent) ».

Œuvre médicale

Bibliographie

Notes et références

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