Emma Becker
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| Naissance | |
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| Nom de naissance |
Emma Durand |
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| Formation |
Lycée Montalembert de Nogent-sur-Marne (d) (baccalauréat) (- Université Sorbonne-Nouvelle (à partir de ) |
| Activité |
| Distinctions |
Prix Roman des étudiants France Culture (d) () Roman des étudiants France Culture-Télérama () Prix Roman News (d) () |
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Emma Becker, née Emma Durand le en Île-de-France, est une écrivaine française. Elle est l'autrice de récits à mi-chemin entre l'autofiction, le roman et l'autobiographie.
Enfance et formation
Emma Becker, née Emma Durand, voit le jour le à Fresnes, en Île-de-France[1],[2],[3],[4]. Elle est franco-allemande[2]. Elle est la fille d'un père entrepreneur dans l’événementiel et d'une mère psychologue, petite-fille de médecin ; ses parents se séparent en 2001[1]. Elle a deux sœurs[5], Louise et Alice. Elle est scolarisée à l'Institut Montalembert à Nogent-sur-Marne, obtient en 2006 son bac avec mention, puis suit des études supérieures en lettres[5] à l'université Sorbonne-Nouvelle[1].
Carrière
Son premier roman, Mr, qu'elle dépose à Olivier Rubinstein, alors directeur des Éditions Denoël, lors du salon du livre de Paris, est publié en 2011. Elle y aborde par le biais d'un double autofictionnel, l'emprise érotique et passionnelle d'un chirurgien ami de ses parents et de son oncle, durant plus d'un an[1],[6],[3]. Le livre est traduit dans quatorze pays[7].
Dans Alice (Denoël) publié en 2015, elle aborde la difficulté à s'extraire d'une relation d'amour étouffante avec des parents post-soixante-huitards envahissants, tout en analysant son propre rapport aux hommes, à travers la relation contrariée entretenue avec un amant de vingt ans son aîné[8].
En 2019 paraît La Maison, roman d'autofiction dans lequel elle évoque son expérience de la prostitution à Berlin pendant deux années, de 2014 à 2016[7],[6]. En quatre mois, le livre se vend à 40 000 exemplaires[9]. Il obtient le prix du roman des étudiants France Culture-Télérama 2019[10],[11]. Il remporte aussi les prix Blù Jean-Marc Roberts et RomanNews[9],[12]. Il est également nommé au prix Renaudot et en lice pour le prix de Flore[13],[14],[15]. Le livre reçoit de nombreuses critiques, positives (Jérôme Garcin : un « putain de grand livre » ; Frédéric Beigbeder : « le principal scandale de ce livre, c'est qu'il est une réussite littéraire complète »…), comme négatives (l'association Osez le féminisme fustige un « livre qui glamourise et banalise » la prostitution)[16],[9]. Le roman est adapté en film avec le même titre par la réalisatrice Anissa Bonnefont en 2022 avec Ana Girardot dans le rôle principal[17],[18].
Parallèlement, elle travaille dans la restauration[7]. Elle est serveuse dans un café du Mitte à Berlin[19]. Elle publie également quelques articles dans des journaux comme Le Nouvel Obs et le Point[20],[21].
En 2022, elle publie chez Albin Michel L'Inconduite, son quatrième roman, inspiré par la naissance de son premier enfant[3],[22]. Elle y parle de sexe, de ses amours et de sa séparation avec le père de son fils[23]. Il fait partie de la première sélection du premier prix Castel[24]. Les critiques sont éclectiques comme pour son précédent roman[25],[26].
En 2023, elle rejoint l’équipe des Chroniqueurs du temps présent du groupe Centre France[27],[28],[29]. Elle publie également son cinquième roman, Odile l'été, chez Julliard, collection « Fauteuse de trouble », qui est une commande de Vanessa Springora[30]. Il raconte l'histoire de deux amies d'enfance qui découvrent ensemble la sexualité[31],[32],[33].
Le , elle publie chez Albin Michel Le Mal Joli, son sixième roman[34],[35],[36], notamment distingué par le Prix de la rentrée au Festival Les écrivains chez Gonzague Saint Bris[37]. Becker y raconte la liaison de son alter ego fictionnel avec un autre écrivain, où elle doit concilier pendant trois saisons ses facettes de femme amante et de mère.
En , Emma Becker publie, dans la rubrique FigaroVox du quotidien Le Figaro, une tribune intitulée « J’aimais beaucoup Charlie Kirk »[38],[39]. Dans ce texte, elle déplore l'assassinat, survenu la veille, du militant et influenceur d'extrême droite américain Charlie Kirk, avançant qu'il était « brillant » et « le contraire de l'intolérance » ; se disant « effondrée par la mort d’un jeune père », elle refuse cependant de « se retrouver classée à l’extrême droite »[38].
Vie privée
En 2013, Emma Becker décide de partir à Berlin après une rupture amoureuse[5],[3]. Elle a un enfant avec un Néo-Zélandais rencontré à Berlin, né en 2016[7],[19],[3]. En 2021, elle déménage dans le Var, au Plan-de-la-Tour, elle s’y marie et donne naissance à son second fils[40],[4],[41]. Puis, elle devient la compagne de l'écrivain Nicolas d'Estienne d'Orves, écrivain et journaliste qui lui a inspiré son dernier livre Le Mal Joli[42].
