Emmanuel Hoog

président de l'INA, puis de l'AFP From Wikipedia, the free encyclopedia

Emmanuel Hoog, né le dans le 15e arrondissement de Paris, est un haut fonctionnaire français. Il est actuellement directeur général de la holding Combat (ex-Les Nouvelles Éditions indépendantes) depuis mai 2019[1]. Il a été président-directeur général de l'Agence France-Presse[2] de 2010 à 2018[3] et président-directeur général de l'Institut national de l'audiovisuel (INA), de février 2001 à mai 2010.

Faits en bref Directeur général (en) Combat, depuis 2019 ...
Emmanuel Hoog
Emmanuel Hoog en 2014.
Fonctions
Directeur général (en)
Combat
depuis
Directeur général
Nova Press
depuis
Directeur général
Agence France-Presse
-
Président
Comité d'histoire de la télévision
-
Président
Maison de la Poésie
-
Directeur général
Institut national de l'audiovisuel
-
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activité
Père
Michel Hoog (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Simone Hoog (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Conseil de la création artistique (-)
Comité d'histoire de la radiodiffusion (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions
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Biographie

Origines et formation

Emmanuel Hoog est le fils de deux conservateurs des Musées nationaux, Michel Hoog, en poste au Musée national d'art moderne et à l'Orangerie et professeur d'histoire de l'art au Louvre[4], et Simone Hoog, chargée des sculptures du château de Versailles[5]pendant trente ans.

Ancien élève de l'École privée Saint-Jean-de-Béthune (aujourd'hui Saint-Jean-Hulst) à Versailles, puis diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, il intègre l'École nationale d'administration (ENA) en 1986 (promotion Michel de Montaigne)[6].

Au cours de son stage dans la Haute-Loire, il crée avec Thierry Consigny le Festival de poésie du Haut-Allier à Saint-Arcons-d'Allier qui accueille Laurent Terzieff, Léo Ferré et Juliette Gréco[5].

Débuts professionnels

À sa sortie de l’ENA en 1988, il entre au ministère de la Culture et de la communication en tant que chef du bureau des affaires budgétaires et financières. L'année suivante, il est nommé administrateur du théâtre de l'Odéon et rapporteur adjoint de la mission pour la création de l'Institut national d'histoire de l'art[7].

Lorsque Giorgio Strehler abandonne la tête de son Piccolo Teatro à Milan en 1996, Jack Lang en prend la direction et choisit Emmanuel Hoog comme directeur délégué début 1997[5].

Il quitte rapidement Milan[8] pour devenir conseiller chargé de la culture et des médias auprès de Laurent Fabius (d’abord à la présidence de l’Assemblée nationale, puis au ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie jusqu'en 2001)[5].

À la tête de l’INA

Le , Emmanuel Hoog succède à Francis Beck comme président-directeur général de l'Institut national de l'audiovisuel (INA)[9].

A son arrivée, il recentre les activités de l’établissement sur ses archives audiovisuelles, et met en place un plan de sauvegarde par la numérisation[10]. Une partie de ces fonds est mise à la disposition du grand public sur le site de l'INA. Possibilité est donnée aussi aux professionnels du monde entier de visionner et d’acheter des archives en ligne[11].

Emmanuel Hoog développe également l’offre de formation de l’INA, en lançant l’école INA’Sup, qui accueille des étudiants dans deux filières master[12].

À la tête de l'AFP

En 2010, Emmanuel Hoog quitte l'INA et prend la présidence de l'Agence France-Presse (AFP)[13].

L’actualité de l’agence est dominée par la question de la réforme de son statut[14]. Emmanuel Hoog se déclare défavorable à une privatisation de l'agence[15] mais propose une profonde réforme de la gouvernance de l’entreprise : allongement du mandat du président, modification de la composition du conseil d’administration et clarification des les relations entre l’AFP et l’État[15],[16].

Il annonce également un plan visant à tripler la production vidéo sur deux ans[15], lance une page AFP sur Facebook[17], défend également la nécessaire présence de l’Agence sur Internet, à l’instar d’Associated Press ou de Reuters, afin de développer la notoriété de la marque AFP[15],[18].

Autre chantier : le développement de l’agence à l’étranger. Emmanuel Hoog souhaite notamment renforcer sa présence en Afrique ainsi que développer le fil d’informations en langue arabe et a lancé un « plan Brésil » et un « plan Inde » pour conquérir ces nouveaux marchés[19],[20]. À l'issue de son premier mandat de trois ans, l'international représente 55 % du chiffre d'affaires de l'agence[21].

En 2013, le conseil d'administration de l'AFP le reconduit dans ses fonctions pour un deuxième mandat de trois ans[22],[23]. L'association Acrimed note que le bilan de son premier mandat fait état d'une « réduction du maillage de la couverture française » et de « 23 procédures prudhommales en cours », entre autres[24].

Sous sa présidence, l'AFP est condamnée en 2017 pour « discrimination syndicale » à l'encontre de la CGT[25].

En avril 2018, alors qu’il avait décidé de briguer un troisième mandat de cinq ans au poste de P-DG de l’AFP, il annonce qu’il retire sa candidature. Cette décision surprend l’ensemble des acteurs et dès lors, seul candidat en liste, Fabrice Fries est élu à la succession d’Emmanuel Hoog[3],[26]. Challenges rapporte que « selon l’un des administrateurs de l’AFP, l’État a lâché Emmanuel Hoog à cause de son bilan financier »[27].

Médiation sur les droits musicaux en ligne

En janvier 2010, alors qu’il est encore P-DG de l’INA, Emmanuel Hoog se voit confier par le Ministre de la Culture Frédéric Mitterrand une mission de médiation sur la gestion des droits musicaux en ligne. Après un an de concertation avec les différents acteurs de la filière musicale, cette mission aboutit le à la signature d’un accord portant sur « 13 engagements pour la musique en ligne », dont le suivi a été confié à l’Hadopi[28],[29].

Direction des Nouvelles Editions Indépendantes (LEI)

En , Emmanuel Hoog devient le directeur général des Nouvelles éditions Indépendantes, qui comprend notamment Radio Nova, le festival Rock en Seine et le magazine Les Inrockuptibles[30],[31].

En 2021, dans un contexte de chute accrue des ventes, le groupe voit partir une grande partie de sa direction[32]. Cette vague de départs intervient six mois après la mensualisation des Inrockuptibles censée relancer le journal mais qui n'a pas rencontré son public. Selon Le Canard enchaîné, ce changement de poste s'est déroulé dans un contexte de chute accrue des ventes avec moins de 6 000 exemplaires par mois et alors que l'audience du site Internet n'est plus mesurée par l'Alliance pour les chiffres de la presse et des médias[33].

Décorations

Publications

Notes et références

Liens externes

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