Radio Nova
station de radio française
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Radio Nova est une radio FM musicale française, fondée et dirigée entre et par Jean-François Bizot, née de la fusion de deux stations locales FM « libres », Radio Ivre et Radio Verte.
(Matthieu Pigasse via Combat)
| Pays |
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|---|---|
| Siège social | 10-12, rue Maurice-Grimaud, 75018 Paris |
| Propriétaire |
Radio Nova SARL (Matthieu Pigasse via Combat) |
| Slogan | Le Grand Mix ! |
| Langue | Français |
| Statut | Privée thématique (catégorie D) |
| Site web | nova.fr |
| Création |
|---|
| AM |
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|---|---|
| FM |
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| RDS |
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| DAB+ |
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| Satellite |
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| Câble |
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|---|---|
| IPTV |
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| Streaming |
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| Podcasting |
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La radio, réputée pour sa programmation musicale particulière, à la fois éclectique et férue de nouveautés, est rachetée en par le banquier d'affaires Matthieu Pigasse et fait partie du groupe Combat aux côtés des Inrockuptibles ou encore du festival Rock en Seine.
Histoire
En , pour appuyer Paris Écologie, la campagne de Brice Lalonde pour l'élection municipale à Paris, la station Radio Verte est lancée sous l'impulsion d'Antoine Lefébure et Andrew Orr. Le premier est un expert de la radio, créateur de la revue Interférences et militant pour les radios libres. Le second est un journaliste et producteur irlandais bercé par Radio Caroline et qui signe des documentaires pour l'Atelier de création radiophonique sur France Culture[1],[a].
D'autre part, la station « pirate » parisienne Radio Ivre créée en propose à sa collègue « libre » de réunir leurs forces autour d'une fréquence FM commune. La station Nova-Ivre est alors créée[b].
Dès l'élection de François Mitterrand à l'élection présidentielle de , Radio Verte et Radio Ivre sont absorbées par Radio Nova, le , sous l'égide de Jean-François Bizot avec le soutien du mensuel Actuel[3]. En , elle fusionne avec Ark en Ciel FM, la radio de Bertrand Him, lors de la seconde attribution de fréquence par la CNCL[4].
À partir de , Radio Nova obtient des fréquences en France au-delà de Paris. La station fait partie du groupe Nova Press, qui édita également un mensuel, Nova Magazine et exploite un label de disque Nova Records et la station TSF Jazz (Paris 89,9 MHz). Nova Magazine a interrompu sa parution en , après dix ans d'existence. Jean-François Bizot, dans le dernier édito, explique : « Nous, soutiens de la presse et fiers de l'être, avons vécu le grignotage de la souris. Ben oui, gratuit sur le Net, gratuit dans le métro, gratuit à la radio et qui vous en voudra de sauter au-dessus du cadavre de Gutenberg ? ».
En , la station quitte le GIE des Indés Radios dont elle est membre jusqu'alors[5].
En le groupe Novapress cherche des investisseurs intéressés par Radio Nova pour ouvrir son capital. À cette date, selon son directeur Bruno Delport, le groupe est rentable, mais ne dispose pas des moyens de se développer[6]. Libération serait candidat au rachat du groupe[7], en concurrence avec le groupe NRJ, NextRadioTV, Les Inrocks, Didier Quillot et Fiducial[8]. En , Matthieu Pigasse (propriétaire des Inrocks) entre en négociation exclusive pour racheter le groupe[9], ce qu'il annonce avoir fait le à titre personnel, sans coactionnaire[10]. En , Emmanuel Hoog devient le directeur général de Nova Press, qui comprend notamment Radio Nova, succédant ainsi à Bernard Zekri[11].
En , Radio Nova entre dans le dépôt légal de l'INA, assurant ainsi l'archivage de l'intégralité du programme diffusé à l'antenne[12].
En avril 2026, Médiamétrie relève la très forte augmentation d'audience de Radio Nova, qui a multiplié par 4 en deux ans son audience avec près de 800 000 auditeurs[13].
Le même mois, Libération rapporte des tensions au sein du groupe Combat et de Radio Nova. Selon le quotidien, plusieurs salariés estiment que « certains dossiers seraient devenus intouchables car décidés directement par l’actionnaire », Matthieu Pigasse[14].
Une radio découvreuse de talents et de styles musicaux
Au fil de son histoire, Radio Nova, en marge de la mode musicale, où passent les premiers freestyles de groupes comme Assassin ou NTM, a fait connaître de nouveaux courants musicaux : le hip-hop, la « sono mondiale » (ou world music), les musiques électroniques, etc. Aujourd'hui, elle revendique sa programmation comme un « grand mix ».
La station a accueilli de nombreux animateurs « branchés » de la vie parisienne nocturne, et devint une sorte de pépinière pour la chaîne Canal+ : Karl Zéro et Daisy d'Errata (Les Jalons, Vive la France, la Vie Fantastique des Vedettes), David Blot (Blot Job), Ivan Smagghe (avec son magazine musical « Test » et la complicité de Gilles Peterson, invité), Erik Rug (et son mix hebdomadaire « Waxgroove »), Luca Minchillo (« Le Fanfaron »), Rémy Kolpa Kopoul (« Les Voyages Improbables » et « PérégriNova »), Édouard Baer (« La Grosse Boule » ; « Secrets de femmes »), Frédéric Taddeï (« Aujourd'hui, j'ai lu pour vous »), Jean Croc (« Cocktail Time », « le Pudding »), Ariel Wizman (« la Grosse Boule », « Cocktail Time »), Nicolas Errèra (« le Pudding »), Aline Afanoukoé (« le Novamix », « les Nuits Zébrées »), Philippe Vecchi (« le Nova Club »), Jamel Debbouze (« Le K-X », « Le Cinéma de Jamel »), Nicolas Saada (« Nova fait son cinéma »). De plus, des artistes comme Philippe Krootchey (L'Agence des voyages sonores), Omar et Fred, Jean-Yves Lafesse, Laurent Garnier, DJ Deep, Manu Le Malin, Dee Nasty, Black Sifichi, Dj Gilb'r… furent résidents de la station. On y croise également des écrivains, Christine Jacquet, Philippe Di Folco, Camille de Toledo, des journalistes ou des animateurs « inclassables » comme Henry Chapier, Raoul Rabu(t), Patrick Thévenin, Emmanuel de Brantes, Marc-Alexandre Millanvoye…
La station a aussi permis à Grünt, une émission mettant en scène des freestyles rap, de voir le jour, en leur laissant utiliser leur équipement pour les enregistrements des premiers freestyles[15].
En , Radio Nova est mise en demeure par le CSA du fait du non-respect, entre et , des taux de diffusion de chanson d'expression française[16].
En , la radio lance trois webradios différentes du programme national et des décrochages locaux de Bordeaux et Lyon, ces trois flux (Nova V.F, Nova la Nuit et Nova Vintage) permettant aux auditeurs d'explorer plus en profondeur l'univers musical de Nova[17]. Le , la radio lance en collaboration avec le festival Longueur d'ondes le Prix SACD - Radio Nova pour l'écriture de fictions sonores courtes[18].
Programmation
La radio est réputée pour sa programmation musicale différente, éclectique et à la recherche de nouveautés[19].
En premier lieu, Nova se spécialise dans le rock alternatif, le post-punk, la new wave, la techno et la pop anglaise. La publicité arrive alors à l'antenne, modifiant la nature « libertaire et pirate » des origines. Le scénario du film L'Anniversaire réalisé par Diane Kurys, n'est pas sans rappeler cet épisode[c].
À partir de , Nova choisit de diffuser de la world music (originellement appelée « sono mondiale »). Vers , la programmation musicale change pour devenir principalement reggae, funk et accueillir les premiers rappeurs français[20]. Vers , Nova se tourne vers l'acid jazz. En , elle accompagne l'émergence des musiques électroniques, notamment la French touch. En , La programmation musicale est principalement chill-out, ambient, drum and bass.
Radio Nova fête en , le 11/11/11 à 11 heures très exactement, ses 30 ans en réalisant une émission de 30 heures animée par 30 animateurs répartis sur tous les fuseaux horaires[21].
En , la radio annonce une nouvelle émission pour la rentrée intitulée La Dernière, animée par trois personnalités issues de l'ancienne émission Le Grand Dimanche soir (ex Par Jupiter!) de France Inter : Guillaume Meurice, licencié par Radio France en juin 2024[23], Juliette Arnaud et Aymeric Lompret, rejoints par Pierre-Emmanuel Barré. L'émission est enregistrée en direct et en public au théâtre L'Européen. Les circonstances de la fin de l'émission de France Inter lui valent une forte couverture médiatique. Selon Guillaume Meurice, cette émission est à l'initiative de Matthieu Pigasse[24],[25],[26],[27]. L'émission connaît un très grand succès d'audience, qui contribue au redressement des audiences sur l'ensemble de la grille de la radio[28],[29].
Diffusion
En FM
Le , Radio Nova étend sa diffusion en s'associant localement avec la station associative lyonnaise RTU (Radio Trait d'Union)[30],[31], laquelle passe ainsi de la catégorie A à la catégorie C[32].
En numérique terrestre (Digital Audio Broadcasting)
- Abbeville
- Aix-en-Provence
- Alençon
- Alès
- Annecy
- Annemasse / Genève
- Avignon
- Bar-le-Duc
- Bayonne
- Beaune
- Belfort
- Besançon
- Biarritz
- Blois
- Bordeaux
- Béziers
- Caen
- Calais
- Cannes
- Ceton
- Chalon-sur-Saône
- Chambéry
- Cholet
- Châteaulin
- Châtellerault
- Colmar
- Commercy
- Descartes
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- Épinal
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- Saint-Maximin
- Saint-Maximin
- Saint-Maximin-la-Sainte-Baume
- Saint-Nazaire
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- Saint-Raphaël
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- Saumur
- Strasbourg
- Tarbes
- Thionville
- Toulon
- Toulouse
- Valenciennes
- Vannes
- Villefranche-sur-Saône
Par satellite
Radio Nova est disponible également sur l'offre radio de Canal+ (ex-Canalsat). Elle est diffusée en numérique clair sur le satellite Astra 19,2° Est (en)[d] qui alimente aussi les émetteurs FM.
Sur Internet
L'écoute de Radio Nova peut se faire sur son site web nova.fr et sur son application disponible sur iOS et Android.
La station est aussi disponible sur l'agrégateur TuneIn.
Fooding
En , sous la direction de Jean-François Bizot et d'Alexandre Cammas, naît le premier Guide Fooding, hors-série de Nova Magazine. Cette publication a pour ambition de proposer à ses lecteurs une nouvelle approche des plaisirs de la table, moins classique et plus ouverte que celle des guides gastronomiques concurrents. En , « Fooding » est également la marque d'un guide de restaurants en ligne (lefooding.com) et d'événements gastronomiques.
Enquêtes, humour et positionnement
En , Radio Nova s'associe à L'Humanité, Les Inrockuptibles, StreetPress et au média numérique Blast pour publier une revue, réalisée conjointement par leurs différents journalistes[33], dans le but affiché de faire « front commun contre l'extrême-droite » dans la perspective des élections municipales de 2026 en France[33]. Tiré à 50 000 puis à 80 000 exemplaires[33], ce numéro connaît un « succès foudroyant, qui correspond à une vraie attente du public », selon Emmanuel Hoog, directeur général du groupe Nova Press[33].
