Enterré vivant (nouvelle)

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Titre d'origine
زنده‌به‌گور (داستان کوتاه
LangueFarsi
Parution
Enterré vivant
Publication
Auteur Sadegh Hedayat
Titre d'origine
زنده‌به‌گور (داستان کوتاه
Langue Farsi
Parution


Enterré vivant ( en persan : زنده‌به‌گور (داستان کوتاه)) est une nouvelle du recueil du même nom de l'écrivain iranien Sadegh Hedayat, écrite à Paris le , publiée la première fois à Paris en 1932 . Elle porte le sous-titre Des notes d'un fou. Le recueil du même nom contient neufs nouvelles.

La nouvelle est écrite à la première personne par un jeune homme écrivain pauvre, dans son lit de malade, à Paris. Il est dégoûté, découragé et veut mettre fin à sa vie. Il voudrait réussir son suicide et se torture tout au long de son récit sur son échec à atteindre son but. Parfois sa folie recommence et il rêve d'aller vivre en Sibérie, dans une cabane, sous les sapins, ou en Inde sous le soleil ardent, quelque part où personne ne le connaîtrait, ne comprendrait sa langue. Mais il voit qu'il n'est pas fait pour cela [1]. Il hésite tout le temps entre la poursuite de son but, qui est de se suicider, et l'envie de revivre des expériences déjà vécues. Le narrateur se demande comment sa mort sera perçue et pense à faire croire à une mort naturelle. Puis il finit par ingérer de l'opium après avoir pris deux grammes de cyanure sans succès[2]. Il tente malgré tout de sauver les apparences en enfilant de nouveaux vêtements et en aspergeant son lit d'eau de cologne. Les dernières phrases du récit : «Ces notes se trouvaient avec un paquet de feuilles, dans le tiroir de sa table, mais lui-même était retombé dans son lit ; il avait oublié de respirer.» [3]

Analyse

Dans sa représentation du moi de ce récit d'introspection et d'interrogation, Hedayat capture l'humeur d'une société en transition. Le système du monologue intérieur met en lumière les rêves et les hallucinations du narrateur. Des descriptions d'objets inanimés interagissent pour explorer le sentiment d'aliénation du sujet. « les murs sont couverts d'un papier peint à bouquets de roses sur fond rouge; régulièrement, deux oiseaux noirs se font face; l'un a le bec ouvert comme s'il parlait à l'autre ; ce dessin m'exaspère... » [4] Le récit est écrit en phrases simples, courtes et précises. Comme pour Le Chien errant Hedayat utilise des techniques réalistes pour des histoires à orientation psychologique. Comme le narrateur de Trois gouttes de sang celui d'Enterré vivant est partagé entre sa conscience de la futilité de sa vie et son désir insatisfait de lui donner un sens par une communication créative. Comme Hedayat lui-même, dont la vie malheureuse se termine par le suicide[5].

Critique

Bibliographie

Notes et références

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