Équeurdreville
ancienne commune française du département de la Manche
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Équeurdreville est une ancienne commune française du département de la Manche. La commune fusionne en 1965 avec Hainneville pour former la nouvelle commune de Équeurdreville-Hainneville (décret du ).
| Équeurdreville | |
La Rue Gambetta dans les années 1920 | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Manche |
| Arrondissement | Cherbourg |
| Commune | Cherbourg-en-Cotentin |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération du Cotentin |
| Statut | Ancienne commune |
| Code commune | 50173 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 38′ 54″ nord, 1° 39′ 17″ ouest |
| Superficie | 4,08 km2 |
| Élections | |
| Départementales | Octeville (en 1965) Équeurdreville-Hainneville (depuis 2015) |
| Historique | |
| Fusion | |
| Intégrée à | Équeurdreville-Hainneville |
| Localisation | |
| modifier |
|
Toponyme
De « Eschedreville », en 1175, puis « Esquiendreville », « Esquedreville », « Esqueurdreville », l'orthographe devint « Equeurdreville » en 1717[1].
Histoire
Moyen Âge
Dans le XIIe siècle, l'église d'Équeurdreville était sous le patronage de l'abbaye de Saint-Lô[2].
L'abbaye du Vœu de Cherbourg avait beaucoup de dîmes à Équeurdreville, Esquerdrevilla ou Scheldrevilla dans les chartes latines. C'est ainsi qu'on lit dans un acte latin daté de : « Nous Mathieu Bristout, prêtre, et Quentin, mon frère, avons assigné et concédé à l'abbé et aux religieux de Cherbourg une pièces de terre située au Mont-Estein, dans la paroisse d'Octeville-sur-Cherbourg, lequel champ Robert Bristout, notre père, a eu de Gaudefroy, l'Anglais, et lequel champ a fait partie du fief de Bonvassal. Nous avons assigné et concédé auxdits religieux deux champs en enclave, qui sont situés entre les marais d'Équeurdreville et le chemin royal, lesquels deux champs Durand, notre frère aîné, avait donnés en aumône aux mêmes religieux »[2].
Temps modernes
Un aveu de 1564 nous dit que le domaine de Tourlaville s'étendait sur les paroisses de Tourlaville, Digosville, Bretteville, Octeville, Équeurdreville et même Cherbourg[3].
La recherche de noblesse de Roissy, cite messire de Sainte-Marie d'Équilly comme habitant Équeurdreville en 1598[4].
En 1692, Jean Lescellière était curé de la paroisse[4].
Les droits casuels seigneuriaux et féodaux des paroisses d'Octeville et d'Équeurdreville pouvaient produire, année commune, 45 livres[5]
Époque contemporaine
En 1834, Équeurdreville compte 1 809 habitants répartis dans 24 villages ou hameaux [6]. On y recense alors six fermes principales.
Dans les années soixante, Équeurdreville, confrontée à une croissance démographique forte, est à la recherche de terrains. Elle se tourne alors, via le maire de l'époque Joseph Bocher, vers Hainneville et son maire, René Lecanu, et propose un projet de fusion. Après de vives discussions, il est finalement adopté par le conseil municipal d'Hainneville et finalisé le par arrêté préfectoral. Le , Équeurdreville et Hainneville fusionnent, devenant une commune d'environ 12 000 habitants[7].
Démographie
Liste des maires
Lieux et monuments
- L'église Notre-Dame d'Assomption dont le premier édifice daterait du XIe siècle. Cependant, la construction de la rade et du port de Cherbourg vers 1850 créent une augmentation massive de la population à Équeurdreville, imposant la construction d'une nouvelle église. Le curé de la paroisse, Lechevallier, ainsi que l'abbé Godefroy du couvent de la Bucaille, élaborent les plans du nouvel édifice. D'un style néogothique, il est particulièrement sobre du fait des faibles ressources. La flèche du clocher notamment ne sera jamais construite. Il possède plusieurs épitaphes en pierre calcaire, dont la plus ancienne date de 1572, ainsi qu'un grand crucifix de bois polychromes et des fonts baptismaux en marbres du XIXe siècle[10].
- Sa nef fut allongé en 1818, et comporte des inscriptions tumulaires restaurées par M. Duchevreuil, antiquaire[4].
- Le monument aux morts fait partie des monuments aux morts pacifistes. Sculpté par Émilie Rolez à la demande du maire d'alors, Hippolyte Mars[11], il représente la douleur et la souffrance d'une veuve de guerre et de ses deux enfants, orphelins. Le socle porte l'inscription : « Que maudite soit la guerre ».
- Le vélodrome Jean-Jaurès.
- La piscine bâtie par l'architecte Jacques Rougerie dont les lignes s'intègrent aux digues de la rade[12].
- Le site de lancement des bombes volantes V1 à Brécourt.
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- Ressources relatives à la géographie :