Hainneville (Manche)
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Le nom de la localité est attesté sous la forme Haynevilla (sans date)[1].
La graphie Henneville, qui apparaît sur la carte de Cassini (1753/1785), alterne à partir de cette date avec Hainneville, qui ne s'impose qu'au milieu du XXe siècle.
Il s'agirait de l'anthroponyme germanique Hagino[2],[3],[4].
Histoire
Moyen Âge
En 1465, le roi de France Louis XI donne l'église d'Hainneville à l'abbaye de Saint-Sauveur-le-Vicomte[1].
Temps modernes
En 1625, le village a pour seigneur et patron Louis Gigault, écuyer. Il avait pour armes : d'azur au chevron d'or accompagné de trois losanges d'argent[1].
Au XVIIIe siècle, Bernardin Gigault, mort à Valognes en 1792, est titré seigneur d'Hainneville[5].
Hainneville demeure un village rural, à l'intérieur des terres, qui s'organise autour d'un bourg et de fermes[6].
Dans les années 1960, Équeurdreville, confrontée à une croissance démographique forte, est à la recherche de terrains. Elle se tourne alors, via le maire de l'époque Joseph Bocher, vers Hainneville et son maire, René Lecanu, et propose un projet de fusion. Après de vives discussions, il est finalement adopté par le conseil municipal d'Hainneville et finalisé le par arrêté préfectoral. Le , Équeurdreville et Hainneville fusionnent, devenant une commune d'environ 12 000 habitants[6].
Liste des maires
Démographie
Lieux et monuments
- Église Notre Dame de l’Assomption des XVe, XVIIe – XVIXe siècles[9], clocher-porche du milieu de XVIIIe, le chœur du XVe[10]. Elle abrite une statue de saint Jean-Baptiste du XVIIIe, une Vierge à l'Enfant du XIXe, un grand crucifix du XVIIIe, l'épitaphe (1510) de Gaultier de la Chapelle, une verrière du XIXe de l'atelier Vermonet.
- Manoir d'Hainneville du XVIe siècle. Ce bâtiment est notamment remarquable par sa toiture en schiste typique de la région, ainsi que son parc d'un hectare et demi. Ancienne propriété des Gigault de Bellefonds. Alexandre Gigault de Bellefonds (1758-1819), émigrera et servira la chouannerie normande et bretonne. Barbey d'Aurevilly s'en est inspiré pour son personnage de l'abbé de la Croix-Jugan dans L'Ensorcelée. Le château sera occupé pendant la Seconde Guerre mondiale par les Allemands puis par les Américains. Il est racheté en 1995, par la ville qui le restaure et aménage le parc en 2002[11],[7].
- Chapelle Pie X[12], située au hameau de la Mer, rue Ferdinand Buisson, elle a et été inaugurée par Mgr Guyot en 1953.
- Jardin familial du Rideret.