Ernest Gaubert

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Nom de naissance
Marie Augustin Ernest Gaubert
Nationalité
Ernest Gaubert
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Marie Augustin Ernest Gaubert
Nationalité
Activités

Marie Ernest Augustin Gaubert dit Ernest Gaubert, né à Saint-André-de-Sangonis (Hérault) le et mort à Paris le , est un journaliste, romancier et poète français.

Fils de Marie Constant Félix Gaubert et de Léocadie Marguerite Marie Valette de Favier[1].

Ernest Gaubert publie sa première plaquette de vers à l’âge de dix-sept ans dans la revue L'Aube méridionale[2], puis s’installe peu après à Paris[3]. Proche de Paul Redonnel, il fonde en 1900, La Vie, revue d’art, de littérature, de sociologie et d’actualité, à laquelle collaborent autre autres Laurent Tailhade et Félicien Champsaur[4].

Il organise des récitations de poèmes en province et se fait le promoteur du mouvement régionaliste dans le Languedoc et en Provence. Il s'essaie au théâtre. Il publie plusieurs romans et nombre de biographies consacrées à des poètes et écrivains contemporains tels que Pierre Louÿs, Jean Lorrain, François Coppée et Rachilde, dont il fréquente le salon du Mercure de France, revue où il contribue par des chroniques, des critiques, des poèmes et des nouvelles, ainsi qu'à de nombreux journaux et des revues de son temps, comme La Plume, La Lanterne, L'Intransigeant, Le Soleil, La Petite République, etc.

Le , il se bat en duel au pistolet avec René Gillouin[5].

Il épouse Jeanne Broussan[1],[6], fille de Leimistin Broussan, directeur de théâtre ; elle devient une femme de lettres sous le nom de Jeanne Broussan-Gaubert (1888-1985), publiant à partir de 1910 un ouvrage chez E. Sansot, Amour jardinier[7].

Durant la Première Guerre mondiale, non mobilisé comme soldat, il est nommé sous-préfet à Le Blanc (Indre)[8], et poursuivra ses activités de journaliste et de nouvelliste bien après la guerre. Son dernier ouvrage est publié en 1918.

Après avoir démissionné de ses fonctions préfectorales, dirige ensuite successivement plusieurs quotidiens régionaux au cours des années 1920-1930, comme Le Journal du département de l'Indre (siégeant à Châteauroux), dont il devient propriétaire, ainsi que de l'imprimerie[9], et qui paraîtra jusque sous l'Occupation.

En , il est cité comme témoin lors de l'affaire Philippe Daudet[10]. En , il est élu président du Syndicat des quotidiens départementaux et de province[11]. En , il est nommé chevalier de la Légion d'honneur au titre du ministère de l'Intérieur[12].

Dès 1931, ses prises de position politique oscillent nettement vers une forme de populisme, évoquant « une révolution nationale nécessaire »[13]. En 1935, il ne cache pas ses sympathies pour l'Action française[14] et effectue plusieurs voyages en Italie, rencontrant Mussolini[15].

Durant la Seconde Guerre mondiale, Ernest Gaubert s'affiche nettement en tant que collaborateur[16]. Dès , il manifeste dans son journal des propos antisémites[17].

Ses deux fils, Jean et François, sont exécutés par la Résistance. Le premier, né en , membre de la Milice française, est incarcéré à Châteauroux au printemps 1944 pour un fait divers. Lors de la première libération de la ville le , il est fusillé par un groupe franc de l'Armée secrète au sein même de la prison. Le second, né en , architecte, qui a travaillé dans l'Office de Placement allemand ouvert à Châteauroux puis pour le compte de l'entreprise Favre en relation avec l'IG Farben, se réfugie au moment du débarquement dans un hameau au nord du département de l'Indre. Reconnu, il est arrêté par des maquisards et passé par les armes vers la mi-[18]. Son corps n'est retrouvé qu'un mois plus tard[19]. Ernest Gaubert fuit Châteauroux peu après le et entre dans la clandestinité jusqu'à son décès. Il est en effet activement recherché par les nouvelles autorités républicaines dans le cadre de la répression des faits de collaboration. Très affecté par le décès de ses deux fils, souffrant d'une grave maladie cardiaque, Ernest Gaubert meurt le au 3 rue de la Cité-Universitaire[1].

Sa fille, Simone Gaubert, née en 1924, a publié en 2011 un article consacré à sa mère, l'écrivaine Jeanne Broussan-Gaubert, texte qui renferme de nombreux éléments biographiques sur la famille Gaubert[16].

Publications

Notes et références

Lien externe

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