Eugène d'Eichthal
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| Président Académie des sciences morales et politiques | |
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| Président École libre des sciences politiques | |
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| Président Société Franklin | |
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| Nom de naissance |
Abraham Eugène d'Eichthal |
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Cécile Rodrigues-Henriques (d) |
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Prix Montyon () |
Le baron Eugène d'Eichthal, né le à Paris et mort dans la même ville dans le 17e arrondissement le [1], est un économiste, sociologue et poète français.
Jeunesse et études
Eugène d'Eichthal est le fils du baron Gustave d'Eichthal et de Cécile Rodrigues-Henriques (fille d'Édouard Rodrigues). Il suit sa scolarité au Lycée Bonaparte, où il est le condisciple de Paul Leroy-Beaulieu[2]. Il apprend le grec ancien et l'allemand, et traduira Aristote des décennies plus tard[2].
Marié à Mlle Bohomolec (fille d'Adèle Bohomolec-Depret et cousine germaine de Maurice Depret), une de ses filles épouse Marcel Guérin et l'autre Paul Alfassa (dont le fils épousera la fille du président Alexandre Millerand).
Parcours professionnel
Secteur privé
Il devient administrateur de sociétés et vice-président de la Compagnie des chemins de fer du Midi, secondant son oncle Adolphe d'Eichthal.
En 1874, intéressé par l'économie, il publie une étude intitulée Les grèves et les conseils d'arbitrage en Angleterre. En 1892, il aborde la question des idéologies socialistes avec Socialisme, communisme, collectivisme. Aperçu de l'histoire des doctrines. Il entretient une correspondance épistolaire avec John Stuart Mill[2].
Il est élu président de la Société Franklin en 1903, membre de l'Académie des sciences morales et politiques en 1905 (dont il est président en 1917) et vice-président de la Société d'économie politique.
Il a collaboré à la Revue des deux Mondes, à L'Économiste français et à la Revue politique et parlementaire.
Directeur de l’École libre des sciences politiques
En 1898, Eugène d'Eichthal est élu au conseil d'administration de l'École libre des sciences politiques sous Émile Boutmy. En 1911, il est élu président du conseil d'administration, alors qu'Anatole Leroy-Beaulieu est directeur[2]. Ce dernier le nomme administrateur délégué et le charge des questions financières[3].
Au bout de six années de direction de l'école, Leroy-Beaulieu meurt en 1912. Le conseil d'administration propose la direction à Louis Renault, qui refuse[2]. Des membres du conseil se tournent alors vers Eugène d'Eichthal et réussissent le à persuader de devenir directeur de l'institution à titre provisoire. Il accepte et devient le troisième directeur de l'école en 1912, à l'âge de 68 ans[2].
D'Eichthal assume la direction de l'école au-delà du provisoire[2]. Gérard Vincent qualifie sa direction de « très conservatrice »[2]. Il refuse d'occuper l'appartement de fonction mis à sa disposition au deuxième étage de l'hôtel de Mortemart, mais y reçoit enseignants, élèves et visiteurs tous les dimanches[2]. Il est surnommé par les élèves « le grand silence blanc »[2]. La Première Guerre mondiale perturbe le fonctionnement de l'école, et les cours ne recommencent qu'en [2]. En 1919, il ouvre l'école aux femmes[4].
Il demeure directeur jusqu'à sa propre mort, en 1936, à l'âge de 92 ans[2]. Paul Tirard, alors président du conseil d'administration de l'école, prononce son oraison funèbre, déclamant qu' « Eugène d'Eichthal a fourni à la France une élite nationale d'hommes d’État, de diplomates, de financiers. C'est son plus beau titre à la reconnaissance de la France »[2]. Eugène d'Eichthal repose au cimetière du Père-Lachaise (4e division)[5], à Paris.
Hommages
Un amphithéâtre de l'Institut d'études politiques de Paris sera ensuite baptisé en son honneur.