Hippolyte Passy
personnalité politique française
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Hippolyte Philibert Passy est un économiste et homme politique français né à Garches (actuel département des Hauts-de-Seine) le et mort à Paris le .
| Hippolyte Passy | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Président de la Chambre des députés | |
| – (28 jours) |
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| Législature | Vème |
| Groupe politique | Tiers Parti |
| Prédécesseur | André-Marie Dupin |
| Successeur | Paul-Jean Sauzet |
| Ministre des Finances | |
| – (10 mois et 11 jours) |
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| Président du Conseil | Odilon Barrot |
| Gouvernement | Barrot I et II |
| Prédécesseur | Ariste Jacques Trouvé-Chauvel |
| Successeur | Achille Fould |
| – (9 mois et 18 jours) |
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| Monarque | Louis-Philippe Ier |
| Président du Conseil | Jean-de-Dieu Soult |
| Gouvernement | Soult II |
| Prédécesseur | Jean-Élie Gautier |
| Successeur | Joseph Pelet de la Lozère |
| – (8 jours) |
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| Monarque | Louis-Philippe Ier |
| Président du Conseil | Hugues-Bernard Maret |
| Gouvernement | Maret |
| Prédécesseur | Georges Humann |
| Successeur | Georges Humann |
| Ministre du Commerce et des Travaux publics | |
| – (6 mois et 15 jours) |
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| Monarque | Louis-Philippe Ier |
| Président du Conseil | Adolphe Thiers |
| Gouvernement | Thiers I Soult I |
| Prédécesseur | Adolphe Thiers |
| Successeur | Nicolas Martin du Nord (Travaux publics, Agriculture et Commerce) |
| Député de l'Eure | |
| – (2 ans, 6 mois et 19 jours) |
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| Élection | 13 mai 1849 |
| Législature | IIème (IIème République) |
| Groupe politique | Parti de l'Ordre |
| – (1 an, 5 mois et 7 jours) |
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| Élection | 9 juillet 1842 |
| Législature | VIème |
| Groupe politique | Doctrinaires |
| – (3 ans, 3 mois et 10 jours) |
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| Élection | 2 mars 1839 |
| Réélection | 8 juin 1839 |
| Législature | Vème |
| Groupe politique | Parti du Mouvement |
| – (1 an, 2 mois et 29 jours) |
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| Élection | 4 novembre 1837 |
| Législature | IVème |
| Groupe politique | Tiers Parti |
| – (3 ans, 3 mois et 12 jours) |
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| Élection | 21 juin 1834 |
| Réélection | 6 décembre 1834 19 mars 1836 |
| Législature | IIIème |
| Groupe politique | Tiers Parti |
| – (2 ans, 10 mois et 20 jours) |
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| Élection | 5 juillet 1831 |
| Législature | IIème |
| Groupe politique | Centre gauche |
| – (7 mois et 3 jours) |
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| Élection | 1830 |
| Législature | Ière |
| Groupe politique | Tiers Parti |
| Vice-président de la Chambre des députés | |
| – (5 ans) |
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| Législature | IIIème et IVème |
| Groupe politique | Tiers Parti |
| Pairs | |
| – (4 ans, 2 mois et 8 jours) |
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| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Garches (France) |
| Date de décès | (à 86 ans) |
| Lieu de décès | 8e arrondissement de Paris |
| Sépulture | Cimetière de Gisors (Eure) |
| Nationalité | |
| Père | Louis François Passy (1760-1834) |
| Mère | Jacquette Pauline Hélène d'Aure (1772-1843) |
| Fratrie | Antoine François Passy |
| Conjoint | Marie Rosalie Claire Fourmont (1802-1853) |
| Entourage | Frédéric Passy |
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Biographie
Issu d'une famille originaire de Gisors, fils de Louis-François Passy, ancien commis aux exercices de la recette générale de Soissons, puis receveur général du département de la Dyle (Bruxelles) sous le Premier Empire, et d'Hélène Pauline Jaquette d'Aure, Hippolyte Passy était le frère cadet d'Antoine Passy (1792-1873), homme politique, géologue et botaniste, et l'oncle de Frédéric Passy (1822-1912), pacifiste et premier lauréat du prix Nobel de la paix.
Il commença par embrasser la carrière militaire. Admis à l'école de cavalerie de Saumur en 1809, il devint lieutenant de hussards en 1812 et prit part aux dernières campagnes de Napoléon Ier. Il démissionna après Waterloo et, hostile à la Restauration, partit pour les Antilles et la Louisiane.
En mer, il lut Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations d'Adam Smith et se prit de passion pour l'économie politique. Il revint en France et se retira près de Gisors, où il s'occupa d'agriculture. Il commença également à s'intéresser à la politique, collaborant aux journaux d'opposition, et notamment au National dès sa création.
Député sous la Monarchie de Juillet
Le , il fut élu député par le grand collège électoral du département de l'Eure[1] et siégea dans le Tiers Parti. Il fut le rapporteur du budget de 1831. Il fut réélu dans le 5e collège électoral de l'Eure (Louviers) le [2] et le [3]. Économiste attitré du centre gauche, il fut encore rapporteur du budget de 1832 et intervint surtout sur les questions financières. Il fait partie également des députés les plus opposés à la colonisation de la régence d'Alger à laquelle il ne voit aucun intérêt économique[4].
Il fut nommé ministre des Finances dans l'éphémère ministère Maret (10-). Il dut, de ce fait, se représenter devant les électeurs qui renouvelèrent son mandat le [5] et fut élu vice-président de la Chambre des députés, fonction qu'il conserva jusqu'en 1839, avec les seules interruptions résultant de ses fonctions ministérielles.
En , il fait partie des vingt-sept fondateurs de la Société française pour l'abolition de l'esclavage dont il devient le vice-président.
Ami d'Adolphe Thiers, il défendit à ses côtés les lois de septembre et devint ministre du Commerce et des Travaux publics dans son premier ministère (-). Le , ses électeurs le réélurent (301 voix sur 319 votants).
Il s'opposa au ministère Molé, qui succéda au ministère Thiers et fit partie de la coalition qui entraîna sa chute. Louis-Philippe Ier le pressentit pour former le nouveau ministère, mais il ne put y parvenir (V. deuxième ministère Soult, constitution). Il fut réélu à Louviers le [6] et le [7].
Pour l'élection du président de la Chambre des députés, le , l'attitude de Thiers, qui avait fait échouer toutes les tentatives de former un gouvernement depuis la chute du deuxième ministère Molé, et qui soutenait la candidature d'Odilon Barrot, leader de l'opposition dynastique, suscita une dissidence au centre gauche pour porter Passy à la présidence. Sa candidature recueillit les voix du centre ministériel et des doctrinaires, ravis de cette zizanie à gauche. Passy fut donc élu par 227 voix contre 193 à Barrot.
Le , il fut de nouveau ministre des Finances dans le deuxième ministère Soult et obtint la confirmation de son mandat de député le [8]. Comme ministre des Finances, il présenta à la Chambre, le , le projet de loi relatif à la dotation du duc de Nemours qui fut repoussé et entraîna la chute du ministère ().
L'épisode de son élection à la présidence de la Chambre, puis de son entrée dans le ministère Soult sans l'aval de Thiers, précipitèrent la rupture avec ce dernier qui, en 1839, fit connaître au roi qu'il accepterait d'entrer dans toute combinaison ministérielle à la seule condition de n'y retrouver ni Passy ni Dufaure qui, selon lui, l'avaient trahi en acceptant des portefeuilles contre son aveu.
Réélu comme député le [9], Passy devint pair de France le . À la Chambre des pairs, il rapporta la loi de finances. Il fut promu commandeur de la Légion d'honneur le . Membre correspondant de l'Institut de France depuis 1833, il avait été reçu le à l'Académie des sciences morales et politiques dans la section d’économie politique, au fauteuil de Talleyrand.
Ministre de la Deuxième République
En 1848, il n'appartint pas à l'Assemblée constituante, mais fut nommé ministre des Finances dans le premier gouvernement Odilon Barrot le , et également dans le deuxième gouvernement Odilon Barrot jusqu'au . Il s'opposa à la réduction de l'impôt sur le sel et proposa, pour équilibrer le budget de 1850, une surtaxe sur les successions et donations, une taxe sur les biens de mainmorte, un impôt de 1 % sur le revenu et le rétablissement de l'impôt sur les boissons.
Le , il fut élu député dans l'Eure[10] et dans la Seine[11] et opta pour l'Eure. Il appuya le gouvernement présidentiel jusqu'au coup d'État du 2 décembre 1851. Il se retira alors de la vie politique et se consacra à des travaux d'économie politique, prenant position contre la colonisation, l'esclavage, et en faveur du libre-échange. Il était l'un des fondateurs de la Société d'économie politique (1845).

Décorations
Œuvres
- De l’aristocratie dans ses rapports avec les progrès de la civilisation, Paris : A. Bossange, 1826, in-8
- Des Changements survenus dans la situation agricole du département de l'Eure depuis l'année 1800, Paris : Guillaumin, 1841, in-8 (extrait du Journal des Économistes)
- Des systèmes de culture et de leur influence sur l’économie sociale, Paris : Guillaumin et Cie, 1846, in-8°, IV-177 p. Texte en ligne ; 2e éd., Paris, Guillaumin, 1853, in-18, 245 p.
- Des Causes qui ont influé sur la marche de la civilisation dans les diverses contrées du globe, Paris, Impr. de Firmin-Didot frères, 1847, in-4
- Des causes de l’inégalité des richesses, Paris : Pagnerre, 1848, in-18
- Des formes de gouvernement et des lois qui les régissent, Paris : Guillaumin, 1870, in-8
- L’histoire et les sciences sociales et politiques, 1879
Il collabora également au Journal des Économistes et à la Revue de Législation.