Famille Duèze
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Nègrepelisse
| Famille Duèze de Carmain | ||
Armes de la famille. | ||
| Blasonnement | Écartelé : au 1 et 4, d'or au lion d'azur, armé et lampassé de sable, accompagné de 12 besants de gueules ; au 2 et 3, de gueules à 2 fasces d'or | |
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| Branches | Caraman Nègrepelisse |
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| Période | XIIIe siècle - XVIe siècle | |
| Origine | Cahors (Lot) | |
| Fiefs tenus | Comté de Caraman, Nègrepelisse | |
| Demeures | Palais Duèze | |
| Fonctions ecclésiastiques | Pape Cardinaux Evêques |
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La famille Duèze (de Ozia en latin[1]) de Carmain est une famille noble française originaire de Cahors (Lot), connue notamment pour avoir donné un pape d'Avignon au XIVe siècle, Jean XXII, plusieurs cardinaux, et avoir construit à Cahors le palais Duèze, dont il subsiste, sept siècles plus tard, la très haute tour classée monument historique. Cette famille a formé deux branches, toutes deux éteintes à la fin du XVIe siècle.
Histoire
Le premier auteur connu de cette famille, Arnaud Ier Duèze (parfois écrit Duèse, d'Euze ou de Veuze, voire d'Ossa), est né vers 1220. Il est l'un des principaux bourgeois de Cahors[3] et aurait été l'homme le plus imposé de la ville[4].
De son mariage avec F. de Béraldi (d'une famille de banquiers cadurciens. Ce nom deviendra celui de Labéraudie) naissent huit enfants : Jacques en 1244, Guilhem en 1246, Pierre en 1250, Marie en 1255, Marguerite vers 1258, Huguette/Marguerite en 1259[5], une fille en 1260 qui épousera Roset de Lapéropède, et enfin une dernière fille en 1261 qui épousera un de La Broue.
Pierre Duèze
Pierre Duèze nait à Cahors en 1250 et meurt à Avignon le . Il est premier consul de Cahors en 1313. Seigneur de Saint-Félix par don du roi Philippe V le Long en 1320, il achète la terre de Carmain en 1321 pour la somme de 35 000 livres tournois à Bertrand III de Lautrec, vicomte de Carmain.
Il épouse Catherine Grand (de Grandis) en premières noces[2],[4], Jeanne Frésapa de Cahors en secondes noces et Béraude Artaud en troisièmes noces, le .
De son premier mariage, il a trois enfants : Arnaud II (qui suit), Aigline (elle épouse Hugues III, baron de Castelnau-Bretenoux en Quercy et de Calmont d'Olt, et meurt avant 1320) et Guillaume qui sera seigneur de Roumégous[2].
Pierre Duèze fait reconstruire à neuf la demeure familiale de Cahors, et sous un nouveau plan pour être digne, par sa grandeur et par sa magnificence, du frère d'un pontife romain. Le palais fut délaissé par son fils, et en 1408 les consuls commencèrent à le démolir pour employer les pierres à la restauration du pont neuf, ne laissant que la grosse tour carrée, classée à l'inventaire des monuments historiques dès le [6],[7].
Arnaud II Duèze
Arnaud II Duèze est vicomte de Carmain en 1322, chevalier banneret, seigneur de Nègrepelisse et de Saint-Félix, capitaine de Montauban en 1352.
Il épouse Marguerite de l'Isle-Jourdain en 1317. De cette union naissent trois enfants : Arnaud III (qui suit), Marguerite (qui épousera Jean Ier d'Armagnac, vicomte de Fézensaguet, le ), et Jean (cardinal, mort en 1361).
Arnaud III de Carmain
Arnaud III de Carmain teste le . Il épouse vers 1350/1360 Adalasie de Castelnau de Bretenoux. De cette union naissent cinq enfants : Hugues (qui suit), Jean, Jourdain (qui épousera Alix de Bruyères), Adlasie et Isabelle (qui épousera Raymond Arnaud de Goth). Il épouse en secondes noces Rose d'Albret, d'où Arnaud IV de Carmain, seigneur de Nègrepelisse et de Launac, qui donnera la branche de Nègrepelisse.
Hugues de Carmain
Hugues est vicomte de Carmain, baron de Saint-Félix, seigneur d'Auriac, Montmaur, Seissac, Venes, Lautrec, et sénéchal de Toulouse en 1418. Il épouse Béatrice de Périllos en 1398. De cette union, naissent cinq enfants : Sibylle (qui épousera le Jean de Narbonne, baron de Talayran), Jean (qui épousera Isabeau de Foix-Grailly le puis Catherine de Coarraze le , d'où quatre enfants), Hugues (dont une partie de la descendance est précisée ci-dessous), Gabrielle (qui épousera Philippe de Voisins) et une fille qui épousera Jean de Malartic de Castillon.
Jacques Duèze

Jacques Duèze nait vers 1244. Il est évêque de Fréjus en 1300 puis d'Avignon en 1310, cardinal en 1312, chancelier du roi de Naples. Il est élu pape le sous le nom de Jean XXII. Il est « de petite taille, maigre et laid, mais d'une intelligence et d'une habileté remarquables, qui devaient faire de lui le plus grand des papes d'Avignon »[8].
Marguerite Duèze
Marguerite épouse Bernard de Jean. De cette union nait Gaucelme de Jean (mort en 1348) qui sera cardinal[5], et Pierre de Jean, quatre fois évêque.
Marie Duèze
Marie Duèze épouse Pierre de Via ou de La Vie, bourgeois, consul de Cahors en 1309[5]. De cette union, naissent trois enfants : Jacques de Via (nommé cardinal en 1316, il meurt en 1317), Arnaud de Via (nommé cardinal en 1317), et Pierre II de Via ou de La Vie.
Pierre II de Via ou de La Vie est officier de bouche à la cour pontificale d'Avignon, seigneur de Villemur en 1318 et de Calvinet (ou Calvignac) dans le diocèse de Saint-Flour. Il meurt le . De son mariage avec Bernarde Delmas[9] sont nés sept enfants, dont Arnaud de La Vie de Villemur (v. 1305 - 1382) et Marie de La Vie de Villemur.
Marie de La Vie de Villemur (Cahors en 1315 - ) épouse à Avignon le (en calendrier julien) Béraud Ier, d'Auvergne, comte de Clermont, 7e dauphin d'Auvergne en 1351, sire de Mercœur en 1339, mort le [5]. Par ce mariage, elle est devenue « la souche » de nombreuses familles royales en Europe[10].
Huguette / Marguerite Duèze
Huguette (ou Marguerite) Duèze épouse Guillaume de Creysse, bourgeois de Cahors. De cette union nait vers 1280 Arnaud de Trian.
Arnaud de Trian guerroie au royaume de Naples pour le comte de Provence. Là, il épouse en premières noces une noble dame issue d’une grande famille gréco-française (fille de Constance de Narbonne et de Bonassinus, ministre du roi Charles Ier d’Anjou) Marie Kyriel de Bari (ou de Barri, de Barr), dame de Troyan-Trians et conquiert de très importantes terres mais ne demeure pas dans la péninsule. Il est appelé à Avignon par son oncle, le pape Jean XXII, qui le crée maréchal de la Sainte Église romaine. Il fait échange en 1322 de la vicomté d'Alife, au royaume de Naples, avec la seigneurie de Tallard, alors possession de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Tallard est sa résidence d'été et son mandement : sept paroisses qu'il fait ériger en vicomté pour Robert Ier de Naples, comte de Provence en 1326 et où, le , il se fait conférer les droits régaliens, y compris ceux de haute justice, ce qui explique que Tallard a toujours été une juridiction importante. Il épouse en secondes noces le , Constance de Narbonne, cousine de sa première femme Marie de Bar dame de Trians- Trojans (Trojano)[11].