Famille de Bérard
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des Glajeux
du Pithon
de Montalet-Saint-Pierre
| Famille de Bérard | ||
Armes de la famille | ||
| Blasonnement | De gueules au demi-vol d'argent. | |
|---|---|---|
| Devise | Donec dent sidera sedem. | |
| Branches | de Lester des Glajeux du Pithon de Montalet-Saint-Pierre |
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| Période | XVe siècle - aujourd'hui | |
| Origine | Provence | |
| Demeures | Château de Paris-Jardins | |
| Charges | avocat à la Cour, avocat en parlement, notaire, avocat général, maire, président d'assises, conseiller à la Cour de cassation, consul de France | |
| Fonctions militaires | commandant de milices, officier de santé | |
| Récompenses civiles | Ordre national de la Légion d'honneur | |
| Récompenses militaires | Ordre royal et militaire de Saint-Louis, Ordre national du Mérite | |
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La famille de Bérard, anciennement Bérard[1], est une famille subsistante d'ancienne bourgeoisie française originaire de Draguignan en Provence où le nom est représenté dès le XVe siècle. Elle a formé deux branches principales établies à Saint-Domingue et en Guadeloupe où elles possédaient des plantations, et dont seule la branche guadeloupéenne, dite de Montalet-Saint-Pierre, est subsistante.
Représentée à Draguignan (Var) dès le XVe siècle[2], la filiation de la famille est suivie jusqu'à Jehan Bérard, dit « le Jeune », né vers 1500, cité dans l'acte de baptême de son fils Anthoine le à Draguignan[2]. Une branche fixée à Flayosc a donné François Bérard (1678-1748), avocat en parlement, et son petit-fils Jean-François Bérard (1750-1807), avocat en parlement, notaire royal puis public et maire de Flayosc (1792-1805)[2]. Elle se fixe à la Guadeloupe en 1816 avec Jean-Joseph-Vespasien de Bérard (1795-1860), ancien officier de santé dans un corps de volontaires royaux, docteur en médecine, aide-de-camp des gouverneurs de la Guadeloupe, vice-président du Conseil colonial[3] et propriétaire à Sainte-Anne (Guadeloupe) de l'habitation Bérard-Belcourt[4], qui demanda vainement d'ajouter à son nom celui de : de Montalet-Saint-Pierre[5] (nom en usage dans cette branche[6] qui ne figure pas à l'état civil[5]). Son fils, Evremond de Bérard (1824-1881) est un peintre de l'école française. Gabriel de Bérard, fils de celui-ci, consul de France, est l'auteur de la descendance actuelle en France et en Espagne[2]. Une autre branche établie à Saint-Domingue où elle possédait des plantations a fourni au XIXe siècle une série de magistrats de haut mérite[5] et a donné Jean-François Bérard (1730-1795), capitaine des milices, Hippolyte Bérard des Glajeux (1797-1865), avocat général, et Anatole Bérard des Glajeux (1833-1912), conseiller à la Cour de cassation[7].
Elle a pour tradition[2] et prétend[8] venir de la famille de Bérard de Montalet-Alais en Languedoc. Gustave Chaix d'Est-Ange écrit que d'après André Borel d'Hauterive[9] et d'autres historiens du XIXe siècle (Claude Drigon, marquis de Magny[10]), cette famille provençale de Bérard serait une branche cadette de la famille de Bérard de Montalet en Cévennes issue de Jean, fils de Louis de Bérard, seigneur de Montalet, qui « serait venu plus tard se fixer en Provence, aurait épousé Étiennette de Beauregard, en aurait eu trois fils, Guillaume, Jean et Philippe Bérard, et aurait été l'auteur d'une famille de Bérard qui s'est perpétuée en Provence[5] ». Il indique que d'après les auteurs anciens dont La Chesnaye des Bois[11], la descendance de Jean, fixée dans les Cévennes, n'aurait pas tardé à s'éteindre, et ajoute que cette famille n'est pas mentionnée dans les anciens nobiliaires de Provence et ne figure ni au nombre de celles qui furent maintenues nobles lors des diverses recherches ordonnées par Louis XIV, ni au nombre de celles qui firent enregistrer leur blason à l'Armorial général de 1696, ni au nombre de celles qui prirent part en 1789 aux assemblées de la noblesse[5]. Selon Philippe du Puy de Clinchamps (Charondas) cette famille est une famille de fausse noblesse[8]. Selon René Borricand[3] et Dominique de La Barre de Raillicourt[12],[13], elle est une branche cadette de la famille de Bérard de Montalet établie en Provence au XVe siècle avec Jean, fils de Louis de Bérard, et ses trois fils. Pierre-Marie Dioudonnat écrit que cette famille connue sous le nom de Bérard de Montalet-Saint-Pierre, « serait peut-être un lointain rameau cadet de la famille de Bérard de Montalet-Alais » éteinte en 1901[14],[6].
Généalogie
Jehan Bérard, dit « le Jeune », né vers 1500, est père d'Anthoine, baptisé le à Draguignan[2].
Branche Bérard des Glajeux (éteinte)
- Gabriel François Victor Bérard (fils de Jean-François Bérard), dit Bérard des Glajeux (1772, Saint-Gérôme, Saint-Domingue ; 1854, Paris), maire de Draveil, avocat et magistrat. X (1793, château de Draveil) Antoinette Marie Anne Françoise Ducros de Belbeder[15] ;
- Camille Bérard des Glajeux (1795, Paris ; 1803, Paris) ;
- Etienne Paul Hippolyte Bérard des Glajeux (1797, Paris ; 1865, Paris), avocat et magistrat (avocat général sous Charles X). X (1830) Célestine Léontine Françoise de Paul Lefèvre d'Ormesson ;
- Marie-Amélie Françoise de Paul Bérard des Glajeux (1832, Paris). X (1852) Augustin Léopold Georges, comte de Lacelle de Châteauclos, dont postérité ;
- Henri Marie Anatole François de Paul Bérard des Glajeux (1833, Ormesson ; 1912, Pau), avocat et magistrat (président d'assises, conseiller à la Cour de cassation). X (1) (1863) Marie Allard du Haut Plessis (sans postérité) ; (2) (1902) Thérèse Jeanne Marie de Maurès de Malartic (sans postérité).
Branche de Bérard dite de Montalet-Saint-Pierre (subsistante)
- Jean-Joseph-Vespasien de Bérard, dit de Bérard de Montalet-Saint-Pierre[12] (1795, Flayosc, Provence ; 1860, Le Moule, Guadeloupe), conseiller colonial, planteur à Sainte-Anne (Guadeloupe), docteur en médecine, officier de santé dans un corps de volontaires royaux durant les cent-jours. X Laure Gabrielle Lemercier de Maisoncelle de Richemont ;
- Evremond Auguste Léopold de Bérard (1824, Sainte-Anne, Guadeloupe ; 1881, Paris), peintre. X Céleste Caroline Selhausen.
- Adolphe Joseph Anne Gabriel de Bérard, marquis de Montalet-Saint-Pierre (titre de courtoisie[12]), consul de France, chevalier de la Légion d'honneur, né le 7 mai 1851 à Paris, mort le 14 mars 1904 à Manille (Philippines). X (1) (1878) Marie-Victorine Pedaing d'Ogeu ; (2) (1894) Estela Manuela Elena Villas Villarel ;
- (1) Jules Auguste Marie Emmanuel Maurice de Bérard (1879, Paris ; 1961, Casablanca, Maroc), diplomate. X (1905) Marie Augustine Isabelle Eugénie Lacathon de La Forest ;
- Adolphe Luc Pierre de Bérard[12] (1906, Ha Dong, Tonkin ; 2003, Levallois-Perret). X (1936) Marguerite-Marie Paule de Bazelaire de Saulcy (sans postérité).
- Guy Louis François de Bérard (1907, Ha Dong, Tonkin ; 1983, Los Angeles).
- (2) Vincent Charles Émile Théodore Gabriel de Bérard (1895, Manille ; 1919, Madrid) ;
- (2) Evremond Henri Jean Louis de Bérard (1897, Manille ; 1980, Madrid). X (1932) Maria de las Mercedes Merino Martinez[2] ;
- Estela Anne Marie Carmen de Bérard (1932, Madrid). X Angel Garcia-Salmones Varona, dont postérité ;
- Gabriel Louis André Evremond de Bérard (1937, Madrid). X Maria Jésus Talavera Jaudenes, dont postérité ;
- Evremond Maurice Louis Gabriel de Bérard (1938, Madrid). X Madeleine Barraud, dont postérité.
- (1) Jules Auguste Marie Emmanuel Maurice de Bérard (1879, Paris ; 1961, Casablanca, Maroc), diplomate. X (1905) Marie Augustine Isabelle Eugénie Lacathon de La Forest ;
- Adolphe Joseph Anne Gabriel de Bérard, marquis de Montalet-Saint-Pierre (titre de courtoisie[12]), consul de France, chevalier de la Légion d'honneur, né le 7 mai 1851 à Paris, mort le 14 mars 1904 à Manille (Philippines). X (1) (1878) Marie-Victorine Pedaing d'Ogeu ; (2) (1894) Estela Manuela Elena Villas Villarel ;
- Evremond Auguste Léopold de Bérard (1824, Sainte-Anne, Guadeloupe ; 1881, Paris), peintre. X Céleste Caroline Selhausen.
Personnalités
- Jean-François Bérard (1730-1795), négociant et colon esclavagiste, commandant de milices à la Petite-Rivière-de-l'Artibonite (Saint-Domingue), chevalier de Saint-Louis
- Gabriel François Bérard, dit « Bérard des Glajeux », avocat et magistrat
- Hippolyte Bérard des Glajeux (1797-1865), avocat et magistrat
- Anatole Bérard des Glajeux (1833-1912), avocat et magistrat, officier de la Légion d'honneur
- François Bérard (1678-1748), avocat en parlement
- Jean-François Bérard (1750-1807), avocat en parlement, notaire et maire de Flayosc
- François Bérard (1753-1836), maire de Flayosc
- Jean Joseph Vespasien de Bérard (1795-1860), dit « de Bérard de Montalet-Saint-Pierre », officier de santé dans un corps de volontaires royaux (armée du Midi), aide de camp colonial, vice président du Conseil colonial de la Guadeloupe, docteur en médecine, planteur à Sainte-Anne (Guadeloupe)
- Évremond Auguste Léopold de Bérard (1824-1881), peintre
- Jules Léon Léopold de Bérard (1831-1887), dit « de Bérard de Montalet-Saint-Pierre », ingénieur des Ponts et Chaussées
- Adolphe Joseph Anne Gabriel de Bérard (1851-1904), diplomate, chevalier de la Légion d'honneur
Propriétés
La famille a notamment possédé :
- les habitations Bérard à la Petite-Rivière-de-l'Artibonite (Saint-Domingue) de 1763 à 1791[16] ; en 1763, Jean-François et Marguerite Bérard, née Magnan de la Mahotière, obtinrent de Gabriel Magnan la jouissance d'une habitation de 50 carreaux et 18 esclaves ; les achats de terrains et les successions permirent à Jean-François Bérard d'augmenter la valeur de ses propriétés : en 1786, il possédait plusieurs habitations, dont trois indigoteries-cotonneries sur lesquelles travaillaient 448 esclaves[16] ; Jean François Bérard était propriétaire à La Petite-Rivière de biens valant 2 500 000 livres et commissionnaire de plusieurs négociants nantais[17].
- le château de Draveil (aujourd'hui « Paris-Jardins »), à Draveil (Essonne), de 1790 à 1800[18] ; propriété acquise par Jean-François Bérard pour 400 000 livres où il mourut en 1795[18] ; ses héritiers, ruinés par la révolte des esclaves de Saint-Domingue, furent contraints de le revendre en 1800[18].
- l'habitation sucrière Bérard-Belcourt (aujourd'hui lieux dits « Berard » et « Belcourt ») à Sainte-Anne (Grande Terre, Guadeloupe), de 1825 à 1874[4]; l'habitation sucrerie acquise par Jean Joseph Vespasien de Bérard dit de Bérard de Montalet-Saint-Pierre appartenait à la famille Yver de Villiers[19]. La belle mère de Jean Joseph Vespasien de Bérard, née Anne Françoise Saint-Alary, était veuve en secondes noces d'Auguste Yver de Villiers, et possédait l'usufruit à vie de la propriété[19]. Les 17 et 20 juin 1806, l'habitation Belcourt, avec 151 esclaves, avait été estimée à 990 441 livres[19]. L'habitation était d'une superficie de plus de deux cents hectares en 1874[4], date de l'achat, par le comte de Chazelles, propriétaire de l'habitation Marly à Sainte-Anne[20], et par la comtesse, née Laure de Bérard de Montalet-Saint-Pierre, des parts des autres héritiers, frères et sœur de cette dernière, Gustave, Jules, Evremond et Amélie de Bérard[4].
- le château de Merry dans le hameau de Merry à Montigny-la-Resle (Yonne)[21].
- Le château de Draveil (Essonne).
- Le château de Merry, vu de face, dans le hameau de Merry à Montigny-la-Resle (Yonne).
Armoiries
| Figure | Blasonnement |
|---|---|
| De gueules au demi-vol d'argent[5].
Couronne : de marquis[3]. Tenants : deux sauvages au naturel[3]. |
La famille porte les titres de courtoisie de marquis et comtes de Montalet-Saint-Pierre[22],[12]. Dominique de La Barre de Raillicourt indique que « Gabriel de Bérard de Montalet-Saint-Pierre, à la mort du dernier représentant des Montalet-Alais, prit au début du XXe siècle le titre de marquis de Montalet-Saint-Pierre ; son fils Maurice en fit de même [...][12]. »
Alliances
La famille de Bérard a notamment contracté des alliances avec les familles : de Baudrier 1650[3], de Sassy de Villehaute 1650 et 1682[3], de Pasquet 1677[3], Sigalloux 1697[3], de Raimondis d'Allons 1698[3], Giraud de la Garde 1701[3], de Chieusses 1705[2] et 1822[3], Magnan 1749[17] et 1763[16], de Bovis 1781[13], Abeille 1790[3], Ducros de Belbeder 1793[17], Le Mercier de Maisoncelle de Richemont 1819[5], Abeille de Perrin 1826[3], Lefèvre d'Ormesson 1830[5], Selhausen 1850[12], de Chazelles 1851[3], de Lacelle de Châteauclos 1852[5], du Rousseau de Fayolle 1856[7], Girard d'Albissin 1859[2], Allard du Haut Plessis 1863[5], de Maurès de Malartic 1902[5], Lacathon de La Forest 1905[2], de Bazelaire de Saulcy 1936[2], Garcia Salmones 1956[13], Barraud 1967[13], Talavera Jaudenes 1969[13].