Hippolyte Bérard des Glajeux
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Avocat général Cour d'appel de Paris | |
|---|---|
| - |
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Activités | |
| Famille | |
| Enfant |
| Distinctions |
|---|
Hippolyte Bérard des Glajeux, né le à Paris et mort le dans la même ville, est un magistrat français.
Famille
Étienne Paul Hippolyte Bérard des Glajeux (le Conseil d'État lui reconnaît le nom Bérard des Glajeux le ), né à Paris le , est le fils de Gabriel François Bérard dit Bérard des Glajeux et d'Antoinette Marie Anne Françoise Ducros de Belbeder[1],[2].
Il appartient à la famille de Bérard, d'ancienne bourgeoisie, originaire de Provence[3], où le nom est représenté à Draguignan (Var) dès le XVe siècle[4]. Sa filiation est suivie jusqu'à Jehan Bérard, cité dans l'acte de naissance de son fils Anthoine le à Draguignan[4]. Une branche établie à Saint-Domingue avec son aïeul Jean-François Bérard, capitaine de milices et propriétaire[1],[2], a donné au XIXe siècle une série de magistrats de haut mérite[5], dont son fils Anatole Bérard des Glajeux. Cette famille porte pour armes de gueules au demi-vol d'argent[6].
Il épouse[1],[2] à Paris le Célestine Léontine Françoise de Paule Lefèvre d'Ormesson, âgée de 20 ans, fille de Marie François Henri François de Paul Lefèvre, marquis d'Ormesson, et de Henriette Ernestine de Grouchy (fille du maréchal d'Empire de ce nom[7]). De ce mariage sont nés[2] : Amélie Marie Françoise de Paule, mariée au comte de Lacelle de Chateauclôs ; Anatole Henri Marie François de Paul Bérard des Glajeux, aussi magistrat et Marie Thaïs Jenny Françoise de Paule, mariée à Louis Charles Gustave du Rousseau, marquis de Fayolle.
Carrière
En 1817, il est inscrit depuis un an au tableau des avocats. En 1821, il demande une place de conseiller auditeur au 1re président et conseiller de la Cour Royale de Paris, en rappelant les titres de son père et de son grand-père. Il est nommé conseiller[2].
Le , il est nommé substitut du procureur du Roi au tribunal de l'instance et au parquet du tribunal[1].
Le , il est nommé substitut du procureur général près la Cour Royale de Paris et dans les mêmes fonctions au parquet[1].
Le , le Ministre de la Justice le nomme avocat-général de la Cour Royale de Paris[8],[1].
Après la révolution de juillet 1830, il donne sa démission d'Avocat Général par fidélité aux Bourbons[1]. Le , le Ministre de la Justice lui écrit qu'il regrette la décision qu'il a prise de donner sa démission d'Avocat Général[8],[1].
Il est l'auteur en 1832 d'une pétition réclamant la libération immédiate de la duchesse de Berry, signée notamment par Alexis de Tocqueville et Gustave de Beaumont[1].
Il devient entre autres l'un des avocats de la maison de Bourbon[9],[10],[1],[11] concernant notamment[9],[1] :
- Deux procès pour le roi Charles X, contre Mme la comtesse d'Erbach et contre le comte de Pfaffenhofen ;
- Un procès pour les héritiers du roi Charles X contre les représentants et cessionnaires du sieur Harel la Vertu ;
- Un procès pour Son Altesse Royale le duc de Bordeaux et Son Altesse Royale Mademoiselle, Marie-Thérèse d'Artois, contre l'État. Le litige portant sur des parcelles de la forêt du Val en Haute Marne, il remonte jusqu'à Marie Stuart pour prouver le droit de propriété.
- Un procès pour le comte de Chambord contre le Préfet du Loir-et-Cher représentant l'État.
Il fut également membre du conseil de tutelle du comte de Chambord, président ou membre du Bureau d'assistance judiciaire, de l'Œuvre de la propagation de la foi, de l'Œuvre de secours aux prisonniers pour dettes, etc[12],[1].
Il meurt le à Paris âgé de 68 ans « entouré des siens, muni du pain des forts, le crucifix sur les lèvres, il entrait, à travers des grandes souffrances, dans le repos éternel »[1]. Berryer écrit à sa mort : « Je gémis pour moi même, je gémis pour la cause du bien public, de voir disparaître d'au milieu de nous l'homme vertueux dont l'esprit éclairé servait si noblement les inspirations de son cœur toujours loyal et dévoué[1]. »
Publications
- Vers pour la fêter de Son Altesse Royale Madame, duchesse d'Angoulême, le jour de Sainte-Thérèse 1815[13].
Il publie également des vers à l'occasion de la naissance du duc de Bordeaux en 1820 et plusieurs autres écrits concernant la monarchie légitime et les Bourbons : Sur l'Anniversaire de la mort de Louis XVI (), Le Retour des Bourbons et Sur la mort de Son Altesse royale Monseigneur le duc de Berry (1820)[9].