Fatoumata Koné est une femme politique française, née le à Paris[2].
Son père est d'origine malienne et travaillait comme éboueur de la Ville de Paris[3]. Sa mère est d'origine ivoirienne et travaillait comme femme de ménage[3]. Ses parents sont tous deux musulmans pratiquants[4]. Ils ont neuf enfants[3]. La famille a habité dans un logement social de la porte des Lilas, à cheval entre les 19e et 20e arrondissements de Paris[3]. Ses parents tenteront de transmettre leur foi musulmane à leur fille mais celle-ci s'y révèle peu réceptive[4].
Ayant un père très exigeant en matière d'études, Fatoumata Koné étudie le marketing à Paris 3 Sorbonne Nouvelle[3] et travaille en même temps à mi-temps dans une boutique de vêtements[4]. Elle passe ensuite un an aux États-Unis, en banlieue de Seattle, comme jeune fille au pair dans une famille aisée[4]. À son retour en France en 2005, elle emprunte de l'argent à sa sœur et s'inscrit un an en école de commerce[4] à l'INSEEC[3]. Son premier emploi après ses études est cheffe de produit à Canal+[3]. S'ensuit une période de chômage durant laquelle elle s'engage dans l'association Magev, dont la mission est d'organiser des spectacles de prestidigitation pour des enfants hospitalisés; et pour laquelle elle recherche des mécènes[3]. Elle s'engage ensuite dans l'association Afrique Agri Solaire, qui crée des jardins maraîchers cultivés par des collectifs de femmes dans la région de Kayes, au Mali[3].
En 2014, Fatoumata Koné travaille à Numericable (devenu SFR) et s'interroge sur une reconversion. Des militants d'EELV lui proposent alors de rejoindre leur liste pour les élections municipales de 2014[3]. Elle occupe toujours son poste chez SFR[4] mais est en congé parental.
Cette mandature est marqué par de nombreux différends entre le groupe socialiste et le groupe écologiste, notamment à propos de l'affaire Christophe Girard, dans laquelle Fatoumata Koné fait pression sur Anne Hidalgo pour que Christophe Girard démissionne[8], ou encore de la création d'une place en l'honneur de Claude Goasguen[4].
Elle se fait par ailleurs remarquer un mois après l'assassinat de Samuel Paty. Dans un premier temps, à l'occasion du conseil de Paris du , au cours duquel est discutée la possibilité de donner le nom de Samuel Paty à une rue, Fatoumata Koné annonce que le groupe EELV votera en faveur de cette proposition mais rappelle également qu'un règlement de 1938 prévoit qu'il faut attendre 5 ans après la mort d'une personne pour donner son nom à une rue, ce qui ne plaît pas à Anne Hidalgo[4]. Dans un second temps, une rumeur infondée fait état d'une abstention de la part des élus EELV que ne dément pas Anne Hidalgo; Fatoumata Koné est alors amenée à s'entretenir avec Anne Hidalgo à ce sujet et chargée de démentir la rumeur sur les chaînes d'information[4],[9],[10].
Depuis le , elle est également présidente de l'Agence parisienne du climat[11]. Elle affirme alors poursuivre deux objectifs principaux: la justice sociale en incluant les quartiers populaires dans les politiques environnementales, et la sensibilisation des citoyens et citoyennes aux enjeux de la transition énergétique[11]. Elle soutient le projet de réaménagement des terrains de l'ancien hôpital Saint-Vincent-de-Paul, soulignant la progression de la surface des espaces verts[12]. En , elle cosigne un appel lancé autour du débat sur le SCOT de la Métropole du Grand Paris pour sanctuariser ses terres agricoles et forestières, alors que 87% de sa surface est déjà urbanisée[13].
Lors de la primaire écologiste en vue des élections municipales de 2026 à Paris, elle obtient 15 % des votes au premier tour[14]. David Belliard l'emporte au second tour[15]. Candidate sur la liste d'union de la gauche d'Emmanuel Grégoire, elle est réélue conseillère de Paris et devient adjointe au maire (Solidarités, lutte contre les inégalités et contre l’exclusion) le [16].
Notes et références
↑Chargée des Solidarités, de la Lutte contre les inégalités et contre l’exclusion.