Le quartier est délimité au nord et à l'ouest par l'Ill, à l'est par la rue de la Première-Armée et au sud par l'Hôpital civil.
Le Däumelthurm
À l'origine le Finkwiller s'étendait jusqu'au Heyritz au sud et englobait l'Hôpital civil[2]. C'était un quartier de jardiniers et de pêcheurs qui tirait son nom des pinsons (en allemand « Fincken ») qui peuplaient ses jardins [2]. Il pourrait aussi s'agir d'un sobriquet pour désigner les habitants du quartier.
Le Däumelthurm – ou tour de la Question – était une ancienne tour du système défensif de la ville transformée au XVesiècle en salle de torture. Détruite en 1790, elle était située au bout de l'actuelle rue de la Question[2].
La Blatterhaus
La « Blatterhaus » est un hospice fondé en 1503 par Gaspard Hofmeister, bourgeois de la ville, pour accueillir les personnes atteintes de la syphilis. Cette dernière fut introduite dans la région par les bandes du roi de France Charles VIII à leur retour du siège de Naples de 1495. L'établissement a été agrandi à deux reprises, en 1506 et 1522, avant d'être transféré en 1687 dans l'actuel quartier de la Petite France dont il est à l'origine du nom[2].
Les célèbres facteurs d'orgue Silbermann y avaient leur atelier.
Le quotidien régional Dernières Nouvelles d'Alsace est fondé dans le quartier le par Heinrich Ludwig Kayser. Une plaque commémorative, apposée sur le n°7 rue du Bain-Finkwiller (l'immeuble d'origine fut démoli dans les années 1960), est dévoilée le par Roland Ries, maire de Strasbourg, et Francis Hirn, directeur du journal[3].
Le peintre alsacien Alfred Tinsel (1920-1998) est l'auteur d'un tableau intitulé Le Bain Finkwiller[4].
↑Hélène Braeuner (et al.), « Alfred Tinsel », in Les peintres et l'Alsace: autour de l'Impressionnisme, La Renaissance du Livre, Tournai, 2003, p. 175 (ISBN2-8046-0741-0)
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
Benoît Jordan, «Le quartier du Finkwiller», Regards, no22, , p.9
Marcel Mathis, « Aspects historiques du quartier du Finkwiller », in Annuaire de la Société des Amis du Vieux Strasbourg, 1995, no24, p.15-32
Roland Recht, Jean-Pierre Klein et Georges Foessel, « Quartier Finkwiller », in Connaître Strasbourg: cathédrale, musées, églises, monuments, palais et maisons, places et rues, Alsatia, Colmar, 1976, p. 113-115
Jean Variot, « Les fantômes du quartier Finkwiller à Strasbourg », in Contes populaires et traditions orales de l'Alsace, Firmin-Didot et cie, Paris, 1936 (rééd.), p. 244-245