Flastroff

commune française du département de la Moselle From Wikipedia, the free encyclopedia

Flastroff est une commune française située dans le département de la Moselle, en région Grand Est.

Faits en bref Administration, Pays ...
Flastroff
Flastroff
Blason de Flastroff
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Thionville
Intercommunalité Communauté de communes Bouzonvillois-Trois Frontières
Maire
Mandat
Roland Schneider
2020-2026
Code postal 57320
Code commune 57215
Démographie
Gentilé Flastroffois
Population
municipale
373 hab. (2023 en évolution de +14,42 % par rapport à 2017)
Densité 45 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 22′ 03″ nord, 6° 32′ 01″ est
Altitude Min. 214 m
Max. 307 m
Superficie 8,38 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Bouzonville
Législatives Neuvième circonscription
Localisation
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Flastroff
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Flastroff
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Flastroff
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    Géographie

    Le village de Flastroff est situé dans le nord du département de la Moselle, près de la frontière franco-allemande.

    Accès

    Écarts et lieux-dits

    Géologie

    Des plus anciennes couches aux plus récentes:

    Hydrographie

    La commune est située dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le ruisseau de Weistroff, le ruisseau Remel, le ruisseau de Waldwisse et le ruisseau l'Eschbach[Carte 1].

    Le ruisseau de Weistroff, d'une longueur totale de 10,1 km, prend sa source dans la commune de Laumesfeld et se jette dans le Remel sur la commune, après avoir traversé quatre communes[1].

    Le Remel, d'une longueur totale de 15,2 km, prend sa source dans la commune de Kirschnaumen et se jette dans la Nied en Allemagne, après avoir traversé six communes[2].

    Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
    Réseaux hydrographique et routier de Flastroff.

    La qualité des eaux des principaux cours d’eau de la commune, notamment du ruisseau de Weistroff et du ruisseau Remel, peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[5] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[6]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 831 mm, avec 12,5 jours de précipitations en janvier et 9,7 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Amnéville à 31 km à vol d'oiseau[9], est de 10,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 884,1 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,3 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −17,9 °C, atteinte le [Note 1].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Flastroff est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13] et hors attraction des villes[14],[15].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (80,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (84,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (47,4 %), zones agricoles hétérogènes (32,7 %), forêts (15,7 %), zones urbanisées (3,8 %), prairies (0,4 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Toponymie

    Flastroff

    Fladesdorpht (1182) ; Flaistorf, Flosdorf propè Busendorf (1184) ; Flachstorff (1594) ; Flestroff (1617) ; Flostroff (1625) ; Flostroff (1689) ; Flasdorf (1708) ; Flastroff (1793) ; Flasdorf (1871-1918).

    Zeurange

    Soeringas (720), Sireringa (XIe siècle), Zuringa (XIe siècle), Zuringen (1594), Xoirange (1680), Zeringen (1682), Zerrange (1698), Souringen (1756), Souringes (1762), Zérange (1779).

    Sobriquets

    Sobriquets anciens désignant les habitants de la commune :

    • Di Flooschtrowwer Grundeln (les têtards de Flastroff).
    • Di Zeiringer Béck (les boucs de Zeurange).

    Histoire

    La découverte de substructions romaines atteste d'une présence humaine sur la commune depuis l'Antiquité. En 1859, l'abbé Curicque mit au jour dans la forêt de Flastroff, au lieu-dit Keller, des tessons de sigillée, des ossements calcinés, des plaques de ciment rouge, des débris de fresques, des carreaux en terre cuite, des fragments de tuiles et des briques. Vers 1842, des tuiles et des monnaies avaient été découvertes au lieu-dit Eichelhaeuser à Zeurange et Kleinheid à Flastroff.

    Nécropole mérovingienne.

    Le village fut rattaché à la France en 1681. Après avoir appartenu à l'abbaye bénédictine de Prüm en Allemagne, le village est devenu propriété de la seigneurie de la Chartreuse de Rettel. Une partie dépendait de la seigneurie de Zœurange en 1682, le 21 août 1812 la commune est réunie à Waldwiesedorf, pour redevenir commune avec Zeurange le 14 avril 1847.

    La visite canonique de 1760 signale la présence d'une chapelle, dédiée à saint Éloi, sur une butte à un kilomètre au sud du village. Elle était entretenue par un ermite. En 1734, elle était assez grande mais pauvre en ornements, le comte Duhan en était le collateur de la dîme. En 1766, on cite la beauté du site et de l'ermitage, en 1781 on posera une cloche que l'on retrouvera au pensionnat de Rustroff. En 1854, on décide d'y construire une église sous l'impulsion de l'abbé J.-M. Curique (1827-†1892), la construction durera jusqu'en 1861.

    Politique et administration

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    mars 1977 mars 2001 Roland Mansion    
    mars 2001 mars 2014 Christian Kuhn DVD  
    mars 2014 en cours Roland Schneider    
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    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[19].

    En 2023, la commune comptait 373 habitants[Note 2], en évolution de +14,42 % par rapport à 2017 (Moselle : +0,75 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1800 1806 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890
    202235575563531541549537517
    1895 1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946
    507477487487461452427450410
    1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011
    403409398370371357330302311
    Davantage d’informations - ...
    2016 2021 2023 - - - - - -
    322355373------
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    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Économie

    Culture locale et patrimoine

    Manifestations culturelles et festivités

    Tous les 25 juin, a lieu le grand pèlerinage de Saint-Éloi. Les pèlerins quittent leur domicile la veille. Tout au long du chemin, ils tiennent par la bride leurs chevaux et récitent le chapelet. Arrivés au sanctuaire, ils écoutent les vêpres et font de multiples prières. Le lendemain, la messe est précédée d'un hymne solennel. Pendant ce temps, les chevaux sont promenés en procession autour de la chapelle. Quand on passe devant la porte de la chapelle laissée grande ouverte, chaque cultivateur fait une génuflexion en direction de l'autel. Si l'animal est absent, son propriétaire lui coupe les plus beaux crins et fait la procession en les tenant à la main. À la fin de la cérémonie, il les dépose sur les marches de l'autel. Après l'office, le prêtre bénit de l'eau contenue dans une grande cuve et, avant de rentrer chez eux, les pèlerins en remplissent de petites bouteilles. Ce liquide sera versé dans la boisson des chevaux malades[22].

    Lieux et monuments

    Édifices civils

    • Vestiges gallo-romains : tuiles, monnaies.

    Édifices religieux

    Église Saint-Éloi de Flastroff.
    Chapelle Saint-Gall de Zeurange.
    • Église paroissiale néo-gothique Saint-Éloi, a remplacé la chapelle Saint-Éloi avec ermitage, datant du milieu du XVIIIe siècle. L'église actuelle fut reconstruite de 1858 à 1866. La première pierre fut posée en 1861 et la consécration eut lieu le 3 juillet 1865 (but d'un pèlerinage au cours duquel se faisait la bénédiction des chevaux, aujourd'hui des tracteurs agricoles).
    • Chapelle Saint-Gall de Zeurange, remplace une ancienne chapelle ; la chapelle actuelle a été construite en 1887.

    Personnalités liées à la commune

    Flastroff et les villages voisins sont le théâtre d'une partie roman autobiographique de Guy des Cars, "L'Officier sans nom", dont l'action se situe pendant la "drôle de guerre" et la campagne de mai-juin 1940.

    Pour approfondir

    Bibliographie

    Articles connexes

    Liens externes

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    Notes et références

    Related Articles

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