Flastroff
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| Flastroff | |
Héraldique |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Moselle |
| Arrondissement | Thionville |
| Intercommunalité | Communauté de communes Bouzonvillois-Trois Frontières |
| Maire Mandat |
Roland Schneider 2020-2026 |
| Code postal | 57320 |
| Code commune | 57215 |
| Démographie | |
| Gentilé | Flastroffois |
| Population municipale |
373 hab. (2023 |
| Densité | 45 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 22′ 03″ nord, 6° 32′ 01″ est |
| Altitude | Min. 214 m Max. 307 m |
| Superficie | 8,38 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Bouzonville |
| Législatives | Neuvième circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
|
Flastroff est une commune française située dans le département de la Moselle, en région Grand Est.
Accès
Le village de Flastroff est situé dans le nord du département de la Moselle, près de la frontière franco-allemande.
Écarts et lieux-dits
Géologie
Des plus anciennes couches aux plus récentes:
- Calcaires à Cératites du Muschelkalk
- Dolomies de la lettenkohle
- Marnes bariolées
- Marnes irisées du Keuper
Hydrographie
La commune est située dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le ruisseau de Weistroff, le ruisseau Remel, le ruisseau de Waldwisse et le ruisseau l'Eschbach[Carte 1].
Le ruisseau de Weistroff, d'une longueur totale de 10,1 km, prend sa source dans la commune de Laumesfeld et se jette dans le Remel sur la commune, après avoir traversé quatre communes[1].
Le Remel, d'une longueur totale de 15,2 km, prend sa source dans la commune de Kirschnaumen et se jette dans la Nied en Allemagne, après avoir traversé six communes[2].

La qualité des eaux des principaux cours d’eau de la commune, notamment du ruisseau de Weistroff et du ruisseau Remel, peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[5] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[6]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 831 mm, avec 12,5 jours de précipitations en janvier et 9,7 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Amnéville à 31 km à vol d'oiseau[9], est de 10,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 884,1 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,3 °C, atteinte le ; la température minimale est de −17,9 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
Typologie
Au , Flastroff est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13] et hors attraction des villes[14],[15].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (80,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (84,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (47,4 %), zones agricoles hétérogènes (32,7 %), forêts (15,7 %), zones urbanisées (3,8 %), prairies (0,4 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Toponymie
Flastroff
Fladesdorpht (1182) ; Flaistorf, Flosdorf propè Busendorf (1184) ; Flachstorff (1594) ; Flestroff (1617) ; Flostroff (1625) ; Flostroff (1689) ; Flasdorf (1708) ; Flastroff (1793) ; Flasdorf (1871-1918).
- En allemand: Flosdorf[17]. En francique lorrain : Flooschtroff et Flueschdrëf.
Zeurange
Soeringas (720), Sireringa (XIe siècle), Zuringa (XIe siècle), Zuringen (1594), Xoirange (1680), Zeringen (1682), Zerrange (1698), Souringen (1756), Souringes (1762), Zérange (1779).
- En allemand: Suringen[17]. En francique lorrain : Seiréngen/Zeiréngen et Zairengen.
Sobriquets
Sobriquets anciens désignant les habitants de la commune :
- Di Flooschtrowwer Grundeln (les têtards de Flastroff).
- Di Zeiringer Béck (les boucs de Zeurange).
Histoire
La découverte de substructions romaines atteste d'une présence humaine sur la commune depuis l'Antiquité. En 1859, l'abbé Curicque mit au jour dans la forêt de Flastroff, au lieu-dit Keller, des tessons de sigillée, des ossements calcinés, des plaques de ciment rouge, des débris de fresques, des carreaux en terre cuite, des fragments de tuiles et des briques. Vers 1842, des tuiles et des monnaies avaient été découvertes au lieu-dit Eichelhaeuser à Zeurange et Kleinheid à Flastroff.
Nécropole mérovingienne.
Le village fut rattaché à la France en 1681. Après avoir appartenu à l'abbaye bénédictine de Prüm en Allemagne, le village est devenu propriété de la seigneurie de la Chartreuse de Rettel. Une partie dépendait de la seigneurie de Zœurange en 1682, le la commune est réunie à Waldwiesedorf, pour redevenir commune avec Zeurange le .
La visite canonique de 1760 signale la présence d'une chapelle, dédiée à saint Éloi, sur une butte à un kilomètre au sud du village. Elle était entretenue par un ermite. En 1734, elle était assez grande mais pauvre en ornements, le comte Duhan en était le collateur de la dîme. En 1766, on cite la beauté du site et de l'ermitage, en 1781 on posera une cloche que l'on retrouvera au pensionnat de Rustroff. En 1854, on décide d'y construire une église sous l'impulsion de l'abbé J.-M. Curique (1827-†1892), la construction durera jusqu'en 1861.
Politique et administration
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[19].
En 2023, la commune comptait 373 habitants[Note 2], en évolution de +14,42 % par rapport à 2017 (Moselle : +0,75 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
