Mainvillers
commune française du département de la Moselle
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Mainvillers est une commune française située dans le département de la Moselle en région Grand Est et dans le bassin de vie de la Moselle-est.
| Mainvillers | |
L'église Saint-Laurent. | |
Héraldique |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Moselle |
| Arrondissement | Forbach-Boulay-Moselle |
| Intercommunalité | Communauté de communes du District Urbain de Faulquemont |
| Maire Mandat |
Raymond Hauser 2020-2026 |
| Code postal | 57380 |
| Code commune | 57430 |
| Démographie | |
| Gentilé | Mainvillois |
| Population municipale |
318 hab. (2023 |
| Densité | 47 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 01′ 15″ nord, 6° 32′ 40″ est |
| Altitude | Min. 248 m Max. 296 m |
| Superficie | 6,7 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Faulquemont (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Faulquemont |
| Législatives | Septième circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
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Géographie
Localisation
La commune se situe sur la frontière entre les dialectes du francique mosellan — zone linguistique qui s'étend de Siegen au nord jusqu'à Mainvillers au sud — et les parlers lorrains romans.
Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de sept communes. Les communes limitrophes sont Arriance, Créhange, Elvange, Faulquemont, Hémilly, Many et Thicourt.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le ruisseau de Brouch et le ruisseau l'Outenbach[Carte 1].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[3] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[4]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 831 mm, avec 11,9 jours de précipitations en janvier et 9,5 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lesse à 7 km à vol d'oiseau[7], est de 10,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 694,0 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 40 °C, atteinte le ; la température minimale est de −20,7 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
Typologie
Au , Mainvillers est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[10]. Elle est située hors unité urbaine[11]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Faulquemont, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[11]. Cette aire, qui regroupe 7 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[12],[13].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (66,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (71,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (63,2 %), forêts (28 %), zones urbanisées (5,3 %), prairies (3,5 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Manvilre en 1121 ; Manviller en 1180 ; Maiwillre en 1210 ; Maiwillere en 1267 ; Mauwiller en 1346 ; Mewyler en 1424 ; Malweiller au XVIe siècle ; Mauviller en 1544 ; Mauweiler en 1594 ; Malwer, Malver au XVIIe siècle ; Maviller en 1634 ; Malviller en 1762[15] ; Mainville en 1793 ; Mainvillé et Mainvillers depuis 1801. À la suite de la guerre franco-allemande de 1870, la commune porte le nom de Maiweiler de 1871 à 1918.
Selon le toponymiste Ernest Nègre, le toponyme viendrait d'un nom de personne Manno + villare[16].
La graphie du nom de la commune est : en allemand, Mayweiler[17] ; en francique lorrain, Maiwiller[18], également écrit Maiwilla ; et en lorrain roman, Mainvlé[17].
Histoire
Dépendait de l'ancienne province de Lorraine (bailliage de Boulay). Ancienne cure de l'archiprêtré de Haboudange, qui dépendait de l'abbaye de Longeville-les-Saint-Avold.
En 1745, les habitants de ce village, situé en zone germanophone, eurent quelques difficultés avec leur régent d'école, à propos de la langue utilisée pour l'instruction de leurs enfants. En effet, le maître d'école Dominique Thiriet était originaire de Craincourt et il ignorait l'allemand. Alors que la majorité des Mainvillois ne connaissaient que cette langue et tenaient semble-t-il à la conserver. Par la suite, plusieurs d'entre eux adressèrent au vicaire général de l'évêché de Metz une requête pour changer de professeur, chose qui fut faite en 1748. Le remplaçant, Fridrich Klotz, était lui, originaire de Mainvillers[19].
Mainvillers a été la localité du canton la plus sinistrée à la fin de la Seconde Guerre mondiale. La commune a reçu la croix de guerre avec étoile d'argent, à la suite de la citation à l'ordre de la division du :
« Commune Lorraine dont la presque totalité fut détruite ou gravement endommagée, a été durant l'occupation un centre de refuge pour les prisonniers évadés d'Allemagne. Par son attachement à la France, ses souffrances vaillamment supportées s'est acquis des droits à la reconnaissance du Pays »
.
Politique et administration
Découpage territorial
La commune se trouve dans l'arrondissement de Forbach-Boulay-Moselle du département de la Moselle[20].
Commune et intercommunalités
La commune est membre de la communauté de communes du District Urbain de Faulquemont[20].
Circonscriptions administratives
La commune est rattachée au canton de Faulquemont[20].
Circonscriptions électorales
Pour l'élection des députés, la commune fait partie de la septième circonscription de la Moselle[21].
Élections municipales et communautaires
Liste des maires
Population et société
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[23].
En 2023, la commune comptait 318 habitants[Note 3], en évolution de −5,07 % par rapport à 2017 (Moselle : +0,75 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
Entreprises et commerces
Agriculture
La commune est dans le « Plateau Lorrain Nord », une petite région agricole dans le département de la Moselle[26]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 4] sur la commune est la polyculture et/ou le polyélevage[Carte 3].
| 1988 | 2000 | 2010 | 2020 | |
|---|---|---|---|---|
| Exploitations | 4 | 4 | 4 | 3 |
| SAU[Note 5] (ha) | 375 | 422 | 703 | 710 |
Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est très faible, 4 lors du recensement agricole de 1988[Note 6] à 4 en 2000 puis à 4 en 2010[28] et enfin à 3 en 2020[Carte 4], soit une baisse de 25 % depuis 1988. La surface agricole utilisée sur la commune a quant à elle augmenté, passant de 375 ha en 1988 à 710 ha en 2020[Carte 5]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 94 à 237 ha[28],[Carte 5].
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Passage de l'ancienne voie romaine qui reliait Metz à Keskastel.
- Découverte au lieu-dit la Couche au « Haut d’Arriance » d'un petit bronze représentant la déesse Minerve avec son casque corinthien typique.
- Le Haut Château, sur la rue du même nom où l'on a retrouvé un des murs de l'ancien château.
- Église Saint-Laurent, détruite en et reconstruite en , en 1768 agrandissement de l'église : mobilier XVIIIe siècle.
- Chapelle Notre-Dame-de-la-Visitation. Érigée en 1760 à la suite du vœu formulé par les habitants lors de l'épidémie de variole. Agrandie en 1774, détruite en et reconstruite quelques années après la libération.
- Chapelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs encore appelée chapelle de la Vierge-des-Sept-Douleurs ou chapelle Saint-Blaise : pietà XVIIe siècle.
- Chapelle Notre-Dame-de-la-Visitation.
- Chapelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs.
Personnalités liées à la commune
- Philippe Joseph Patel (1741-1821), général des armées de la Révolution, est né dans la commune.
Héraldique
| Blasonnement :
De gueules, au grill d'argent surmonté de trois glands versés du même rangés en chef.
Commentaires : L'église a été bâtie par les religieux bénédictins de l'abbaye de Longeville-lès-Saint-Avold. Longeville porte de gueules, à trois glands versés d'argent. Le grill rappelle le martyre de saint Laurent, patron de la paroisse. |
Pour approfondir
Bibliographie
- GEBER Marcel, Mainvillers, s.l., s.é., , 218p..
Articles connexes
Liens externes
- Site officiel de la commune
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
- Ressources relatives à la géographie :

