Fort Déroulède
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| Fort Déroulède Feste Kameke | |
| Description | |
|---|---|
| Ceinture fortifiée | première ceinture fortifiée de Metz |
| Type d’ouvrage | fort de type Biehler |
| Dates de construction | 1876-1879 |
| Dates de modernisation | |
| Garnison | |
| Armement | |
| Usage actuel | désaffecté |
| Protection | néant |
| Coordonnées | 49° 08′ 57,34″ nord, 6° 08′ 21,84″ est |
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Le Feste Kameke, rebaptisé fort Déroulède par les Français en 1919, est un ouvrage militaire situé près de Metz. Il fait partie de la première ceinture fortifiée des forts de Metz et connut son baptême du feu, fin 1944, lors de la bataille de Metz.
La première ceinture fortifiée de Metz se compose des forts de Saint-Privat (1870), de Queuleu (1867), des Bordes (1870), de Saint-Julien (1867), Gambetta, Déroulède, Decaen, de Plappeville (1867) et du Saint-Quentin (1867), la plupart inachevés ou simplement à l’état de projet en 1870, lorsque la Guerre Franco-prussienne éclate. Pendant l’Annexion, Metz, dont la garnison allemande oscillera entre 15 000 et 20 000 hommes au début de la période[1], et dépassera 25 000 hommes avant la Première Guerre mondiale[2], devient progressivement la première place forte du Reich allemand[3].
Construction et aménagements
Le Feste Kameke est conçu dans l’esprit des « forts détachés », concept développé par Hans Alexis von Biehler en Allemagne. Le but était de former une enceinte discontinue autour de Metz faite de forts d’artillerie espacés d’une portée de canons. Le fort est construit par les ingénieurs allemands entre 1876 et 1879.
Affectations successives
À partir de 1890, la relève dans les forts est assurée par les troupes du XVIe Corps d’Armée stationnées à Metz et à Thionville. Investi par l’armée française en 1919, le fort Kameke est rebaptisé « fort Déroulède ». Il est repris en 1940 par les Allemands. L’armée allemande occupe le fort de 1940 à 1944. Après la guerre, le fort est repris par l’armée française. Jusqu’en 2002, le fort sert de dépôt d’armes chimiques, bombes ou obus non explosés, au phosgène ou à l’ypérite, datant principalement de la Première Guerre mondiale. Le fort Déroulède est aujourd’hui désaffecté.