Fort de Saint-Julien
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| Fort de Saint-Julien Feste Manteuffel | |
| Description | |
|---|---|
| Ceinture fortifiée | première ceinture fortifiée de Metz |
| Type d’ouvrage | fort de type Séré de Rivières |
| Dates de construction | 1867-1870 |
| Dates de modernisation | 1871-1891 |
| Garnison | |
| Armement | |
| Usage actuel | désaffecté |
| Protection | néant |
| Coordonnées | 49° 08′ 27,42″ nord, 6° 12′ 48,28″ est |
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Le fort de Saint-Julien, rebaptisé Feste Manteuffel en allemand, est un ouvrage militaire situé près de Metz. Il fait partie de la première ceinture fortifiée des forts de Metz et connut son baptême du feu, fin 1944, lors de la bataille de Metz.
La première ceinture fortifiée de Metz se compose des forts de Saint-Privat (1870), de Queuleu (1867), des Bordes (1870), de Saint-Julien (1867), Gambetta, Déroulède, Decaen, de Plappeville (1867) et du Saint-Quentin (1867), la plupart inachevés ou simplement à l’état de projet en 1870, lorsque la Guerre Franco-prussienne éclate. Pendant l’Annexion qui suit cette guerre, Metz, dont la garnison allemande oscille entre 15 000 et 20 000 hommes au début de la période[1], et dépasse 25 000 hommes avant la Première Guerre mondiale[2], devient progressivement la première place forte du Reich allemand[3].
Construction et aménagements
Le fort de Saint-Julien est situé sur les hauteurs de Saint-Julien-lès-Metz et surplombe la ville de Metz et la vallée de la Moselle. Le fort est conçu dans l’esprit des « forts détachés », concept développé par le lieutenant-colonel du génie Raymond Adolphe Séré de Rivières en France et par Hans Alexis von Biehler en Allemagne. Le but était de former une enceinte discontinue autour de Metz faite de forts d’artillerie espacés d’une portée de canons. Les travaux débutent en 1867. Le fort n’est pas achevé en 1870, quand la guerre éclate entre la France et l’Allemagne. Le système défensif est complété et perfectionné par les ingénieurs allemands entre 1871 et 1891. Le fort, de forme pentagonale, est bastionné. À demi enterré derrière un système défensif en talus, la caserne principale est conçue pour résister aux tirs d’artillerie. le fort est entouré d’un système de douves sèches, évoquant les fortifications de Vauban.
Affectations successives
Durant l’annexion de l’Alsace-Lorraine, le fort devient un camp d’entraînement pour les troupes impériales allemandes. À partir de 1890, la relève dans les forts est assurée par les troupes du XVIe Corps d’Armée stationnées à Metz et à Thionville. De 1914 à 1918, il sert de relais pour les soldats allemands montant au front. Réinvesti par l’armée française en 1919, le fort est repris vingt ans plus tard par les Allemands. L’armée allemande réinvestit en effet les lieux pendant la Seconde Guerre mondiale, lors de la seconde annexion. Début , les troupes allemandes réorganisent sa défense, et l’intègrent au dispositif défensif mis en place autour de Metz. Après la Seconde Guerre mondiale, le fort est désaffecté. De nos jours le fort est devenu un domaine privé qui abrite toujours un restaurant (Restaurant du fort) dans un cadre paisible et réaménagé.