Forteresse Palamède

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Période ou styleForteresse
Début construction1711
Fin construction1714
Destination actuelleTourisme
Forteresse Palamède
Image illustrative de l’article Forteresse Palamède
Intérieur du bastion Agios Andreas
Période ou style Forteresse
Début construction 1711
Fin construction 1714
Destination actuelle Tourisme
Coordonnées 37° 33′ 43″ nord, 22° 48′ 15″ est
Pays Drapeau de la Grèce Grèce
Région historique Argolide
Localité Nauplie
Géolocalisation sur la carte : Grèce
(Voir situation sur carte : Grèce)
Forteresse Palamède

La forteresse Palamède (en grec moderne : Παλαμήδι) est un fort construit sur la colline éponyme dominant Nauplie, en Grèce.

Les Vénitiens entreprirent la construction de la forteresse en 1711, pour compléter le dispositif de défense de Nauplie, en dominant l'ancienne forteresse d'Acronauplie. Les travaux effectués sous les plans d'ingénieurs français, Lasalle et Levasseur, durent jusqu'en 1714.

Le nom de la forteresse renvoie à Palamède, héros de la guerre de Troie, fils de Nauplios, qui a donné son nom à la ville.

En 1715, les Turcs menés par Ali Douad Pacha prennent la citadelle et massacrent la garnison.

Dans la nuit du 28 au , la citadelle est reprise par les Grecs menés par Stáikos Staïkópoulos.

Au XIXe siècle et début du XXe siècle, la forteresse sert de caserne et de prison.

Description

La forteresse est constituée de huit bastions reliés entre eux par des murailles. Les bastions ont été nommés par les Vénitiens selon le nom des provinces vénitiennes, puis ils ont été renommés par les Turcs. Enfin, les Grecs après la reconquête de la citadelle leur ont donné les noms actuels[1]. Ces noms rappellent des généraux de l'Antiquité grecque ou de la mythologie (dans le cas d'Achille), à l'exception des deux bastions situés au nord-ouest.

  • Bastion Épaminondas ; il commande l'accès à la forteresse par l'entrée principale[2]. Ce bastion n'était pas terminé lorsque les Turcs s'emparèrent de la citadelle en 1715 et ils en achevèrent la construction selon les plans des ingénieurs vénitiens. À l'extérieur de la porte, ils apposèrent un relief représentant un turban, un sabre et une masse.
  • Bastion Miltiade ;
  • Bastion Léonidas ;
  • Bastion Phokion ; il est situé à l'extrémité sud.
  • Bastion Achille ;
  • Bastion Thémistocle ;
  • Bastion Agios Andreas ; il doit son nom à la chapelle qui s'y trouve.
  • Bastion Robert, situé à l'extrémité nord-ouest, au-dessus de la ville, en contrebas du bastion Agios Andreas. Il doit son nom à un officier français philhellène, le lieutenant Robert, compagnon de Charles Nicolas Fabvier, qui fut tué en lorsque Fabvier et sa troupe rejoignirent l'Acropole d'Athènes assiégée par les Turcs.

Avant d’atteindre ces remparts, il faut affronter le mythique escalier serpentant la colline. Longtemps réputé pour ses 999 marches, il en compte en réalité 857, taillées dans la pierre et bordées de murets ocres. Il permet de monter à pied à la citadelle à partir de la ville de Nauplie. Chaque palier dévoile un nouveau fragment de paysage : oliviers, parfums de thym sauvage et, plus bas, les toits rouges de Nafplio se fondant dans l’azur de la mer[3].

Quelques vues de la forteresse

Guide

Notes et références

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