Forteresse de Ioannina

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Forteresse de Ioannina
Le mur d'enceinte et la tour de l'Horloge, près de la porte principale.
Présentation
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Fondation
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Gestionnaire
Patrimonialité
Site archéologique de Grèce (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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La forteresse de Ioannina (grec moderne : Κάστρο Ιωαννίνων) est l'ancienne cité fortifiée de la ville de Ioannina, dans le nord-ouest de la Grèce. La forteresse actuelle remonte essentiellement à la reconstruction entreprise par Ali Pacha, à la fin de la période ottomane, mais comprend aussi des éléments préexistants de l'Antiquité grecque et de l'époque byzantine.

Ioannina est mentionnée pour la première fois dans un décret de 1020 par l'empereur byzantin Basile II, mais elle existait à l'évidence plusieurs siècles auparavant[1]. Traditionnellement, la fondation et la première fortification de la ville sont placées au VIe siècle, lorsque l'historien Procope (De Aedificiis, IV.1.39-42) note la construction d'une nouvelle cité « bien fortifiée » par l'empereur  Justinien I (règne : 527-565) pour les habitants de l'ancienne Euroia. Ce point de vue n'est cependant pas confirmé par des preuves archéologiques[2],[3]. Au début du XXIe siècle, des fouilles ont mis au jour des fortifications datant de la période hellénistique (IVeIIIe siècles avant J.-C.), antérieures à la reconstruction de la forteresse aux époques byzantine et ottomane. L'identification du site avec l'une des cités plus anciennes de l'Épire n'a pas encore été rendue possible[3],[4]. L'archéologue grec K. Tsourès a daté les murs de la ville byzantine et la citadelle nord-est du Xe siècle, avec des ajouts de la fin du XIe siècle, comprenant la citadelle sud-est, traditionnellement attribuée à la courte occupation de la ville par les Normands dirigés par Bohémond de Tarente[2],[3].

Après la chute de l'Empire byzantin, consécutive à la Quatrième Croisade en 1204, l'histoire de la ville a été agitée : elle a été incorporée à l’État grec byzantin d'Épire, puis elle est tombée aux mains de l'Empire byzantin restauré des Paléologue en 1319, avant d'être prise par le roi serbe Stefan Douchan en 1346[1]. L'aventurier florentin Esaü de' Buondelmonti délivra la ville de la domination serbe en 1385, celle-ci étant suivie de celle de la famille Tocco, déjà maîtresse de Céphalonie et Zante, à partir de 1411, jusqu'à la prise de la ville par l'Empire ottoman, le [1]. Dans les années qui ont immédiatement suivi 1204, les murs de la ville et de la citadelle nord-est ont été reconstruits, tandis que d'autres travaux ont été entrepris en 1367-1384 par Thomas Preljubović. Le tracé des murs byzantins coïncide largement avec l'ouvrage préexistant, mais on avait peu de détails à ce sujet, tels que le nombre et la structure des tours, avant les fouilles des deux dernières décennies[2],[3].

La ville est restée sous la domination ottomane de 1430 jusqu'à sa prise par la Grèce au cours de la Première Guerre balkanique en 1913. Elle jouissait d'une grande prospérité, atteignant son sommet sous le règne d'Ali Pacha, qui était devenu le chef d'un grand État semi-autonome comprenant l'essentiel de la Grèce actuelle et de l'Albanie entre 1787 et sa chute et son exécution, en 1822[1]. C'est du règne d'Ali Pacha que date la forteresse sous sa forme actuelle ; les modifications ou les réparations effectuées sur les murs byzantins par les précédents gouverneurs ottomans ne sont plus discernables, après la reconstruction des murs entreprise par Ali Pacha au début du XIXe siècle et achevée en 1815. Il a intégré, dans la mesure du possible, les fortifications byzantines préexistantes, ajoutant un nouveau mur en façade. L'intervalle était rempli de gravats ou soutenu par des galeries voûtées, formant une immense plate-forme propre à l'installation de pièces d'artillerie[3],[4].

Monuments

Sources

Bibliographie

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