Après-guerre, Murer déménage à Gaishorn am See, district de Liezen, en Styrie (Steiermark) en Autriche. Près de sa résidence Admont se trouve un camp de réfugiés. Le témoignage d'Avrom Sutzkever en au Procès de Nuremberg l'accable pour ses assassinats massifs des Juifs de Vilnius[4]. En 1947, il est reconnu par l'un d'eux et les autorités britanniques l’arrêtent. En il est extradé vers l'URSS puisque Vilnius est sous juridiction soviétique. Il est jugé coupable d'avoir tué des ressortissants soviétiques et est condamné à 25 ans de travaux forcés[5]. Il est libéré en 1955 selon les termes du Traité d'État autrichien et retourne en Autriche où sa peine n'est pas poursuivie.
Simon Wiesenthal réussit à l'arrêter et obtient qu'il soit de nouveau jugé à Graz en 1963. Le procès dure une semaine à l'issue duquel il est acquitté[5],[6]. L'acquittement est annulé le par la Cour suprême en raison d'un recours en annulation du parquet. Le , la procédure contre Franz Murer prend fin et il ne sera pas poursuivi[7]. Le procès a fait l'objet d'un film en 2018 film Murer – Anatomie eines Prozesses (Murer – Anatomie d'un procès)[8].
Références
↑(de) Josef Fiala, "Österreicher" in den SS-Einsatzgruppen und SS-Brigaden: Die Tötungsaktionen in der Sowjetunion 1941-1942, Diplomica Verlag, , 132p. (ISBN978-3-8428-5015-6, lire en ligne)