François de Garidel-Thoron

From Wikipedia, the free encyclopedia

François de Garidel-Thoron
Titres de noblesse
Comte
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Formation
Famille
Père
Fratrie
Autres informations
Membre de
Grade militaire
Conflit
Distinction

Croix de guerre 1914-1918 (France)

Chevalier de la Légion d’honneur (1936)

Officier de la Légion d’honneur (1950)

Commandeur du Mérite agricole (1962)

Médaille d’Honneur des assurances sociales - Bronze (1935)

François de Garidel-Thoron, né le à Agonges (Allier) et mort le à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), est un syndicaliste agricole français. Acteur majeur du syndicalisme agricole français au niveau départemental (Bouches-du-Rhône), régional (Provence) et national pendant plus d’un demi-siècle (1911-1962), il est officier de la Légion d’honneur, commandeur du Mérite agricole et Croix de Guerre 1914-18[1].

Fils du marquis Joachim de Garidel-Thoron[2], président de la Société d’agriculture de l'Allier pendant 64 ans et censeur de la Banque de France pendant 59 ans, le comte François de Garidel-Thoron[3],[1],[4] est né à Agonges dans l’Allier le .

Après des études à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr, François de Garidel-Thoron s’oriente vers la cavalerie. Il devient capitaine de réserve dans la cavalerie a partir de où il est muté du 3e régiment de dragons au 14e régiment de dragons[5] et participe à la première guerre mondiale dans cette unité. Il en obtiendra la Croix de Guerre de 1914-1918. En 1922, il est capitaine de complément au 14e régiment de dragons[6]. En 1936, François est dans la réserve de cavalerie en qualité de chef d’escadrons au centre de mobilisation de cavalerie numéro 15[7].

Francois de Garidel-Thoron épouse le à Paris, en l’église Saint-Pierre de Chaillot, Thérèse du Lau d’Allemans (1884-1978), fille de Gaston (1840-1890), comte du Lau d’Allemans[6], et de Constance de Suzannet. La bénédiction des époux est donnée par Marie-Augustin-Olivier de Durfort de Civrac de Lorge (1863-1935), cousin de la mariée[8].

Contributions au Monde Agricole

Propriétaire exploitant agricole[9] implanté à Coudoux (Bouches-du-Rhône)[10], François de Garidel-Thoron se dévoue à la cause agricole en devenant grand défenseur de l'oléiculture pendant plus de 50 ans tant au niveau départemental que régional et national. S’il commença son combat en en créant les premiers syndicats d’oléiculteurs des Bouches-du-Rhône, il n’en participa pas moins, tout au cours de son existence, à la création et à la gestion de presque toutes les formes d’organisations agricoles, céréales, approvisionnement, crédit, mutualité, chambre d’agriculture et enseignement.

Sphère départementale

A l'échelle départementale, François de Garidel-Thoron préside le syndicat d’oléiculteurs des Bouches-du-Rhône avec «beaucoup de zèle et d'autorité», syndicat qui fut reconnu comme très actif et rendant d’importants services aux producteurs de la région[11]. Sous sa direction, le syndicat protesta a partir de 1913 contre la vente, sous le nom d’huile d’olives, de mélanges d’huiles naturelles et d’huiles désodorisées dans le but d'établir l’origine véritable des produits distribués sans confusion possible[12]. La désodorisation était le dernier progrès réalisé par l’industrie de l’huilerie et menaçait d’une nouvelle concurrence les huiles fines de Provence. Au nom des oléiculteurs, François de Garidel s’exprimait donc contre le nom de raffinage qu’un « commerce habile » tendait à substituer au nom de désodorisation. « L’ensemble des procédés employés actuellement pour la désodorisation des huiles d’olive, écrivait-il dans le Petit Marseillais de 1913, ne constitue donc pas un raffinage, l’huile d’olive perdant une partie de ses bonnes qualités après les avoir subis. On ne peut donc en aucune façon les comparer au traitement du sucre: celui-ci n’enlève à la cassonade que ses impuretés: plus un sucre est raffiné, meilleur il est »[13].

En 1922, François de Garidel-Thoron est l’auteur d’un rapport présenté au congrès des syndicats agricoles à l'Exposition coloniale sur l'Oléiculture provençale[14].

Au total, François de Garidel-Thoron occupa de nombreux mandats à l'échelle départementale au service de l’agriculture et des producteurs d’huiles et de céréales provençaux, dont:

  • Président du syndicat des oléiculteurs des Bouches-du-Rhône (depuis 1911)[15]
  • Président de l'union des syndicats agricoles des Alpes et de Provence[16]
  • Président de l'union coopérative des producteurs de céréales des Alpes et de Provence ayant pour but de faciliter toutes les opérations concernant la conservation et la vente en commun des céréales provenant des exploitations des associés[17]
  • Président du syndicat et associations de l’union des Alpes et de Provence[18]
  • Élu par 626 voix en tant que délégué des associations agricoles rattachées à la Chambre d’Agriculture des Bouches du Rhône (1933)[19]
  • Membre de l’Office agricole départemental des Bouches-du-Rhône (1935)[20]
  • Secrétaire de la caisse primaire des assurances départementales des assurances sociales (1935)[21]
  • Membre de la commission d’agriculture générale et des questions sociales de la Chambre d’Agriculture des Bouches du Rhône (1935)[22]
  • Secrétaire adjoint de la Chambre d’Agriculture des Bouches du Rhône (1936)[23],[24]
  • Représentant de la coopérative agricole des Bouches-du-Rhône au sein du Comité central d'agrément des coopératives agricoles (1956)[25]
  • Président de l’ecole d’agriculture de la Félicité à Aix-en-Provence[1],[3]

Sphère régionale

Au niveau régional, il exerce les responsabilités suivantes:

  • Président de la Fédération des oléiculteurs des Bouches du Rhône[26]
  • Président de la caisse régionale accidents des Alpes et de Provence (1927)[27]
  • Président de la Fédération des Coopératives oléicoles du Midi de la France (1946)[12]

Sphère nationale

Au niveau national, il exerce les responsabilités suivantes:

  • Président de la Fédération Nationale des coopératives d’huilerie (1950)[28],[29]
  • Président de la Coopérative des Agriculteurs producteurs d’olives et d’huiles d’olive de France (1954)[12]
  • Membre du conseil d’administration du centre technique interprofessionnel des oléagineux métropolitains en qualite de representant des coopératives d’huilerie (1961)[30]
  • Représentant de la coopérative agricole des Bouches-du-Rhône au sein du conseil supérieur de la coopération agricole (1950)[31]
  • Membre du conseil d’administration de la FNCA[1]
  • Membre du bureau de la Fédération Generale des Cadres de l’Agriculture et de l’Union régionale corporative agricole des Bouches-du-Rhône[1]

Il est l’auteur en 1942 d’un exposé historique distingué intitulé Le Syndicalisme agricole dans le département des Bouches-du-Rhône[32].

Engagements Associatifs

En termes d’engagements associatifs, le comte François de Garidel-Thoron fut reçu au Jockey Club en en qualité de membre permanent à la suite du parrainage de ses oncles le marquis du Lau d’Allemans et le duc de Lorge[33].

Passionné par l’univers des équidés, François de Garidel-Thoron s’implique dans le monde hippique dans l'entre-deux-guerres. Il fut le créateur, premier Président et Président du Conseil d’Administration de la Société Anonyme des courses d'Aix-en-Provence a partir de 1925[4], ayant pour objet l'amélioration de la race chevaline. La société avait notamment pour but d’organiser sur l’hippodrome de la Parade à Aix-en-Provence plusieurs réunions hippiques chaque année pour lesquelles des prix furent constitués.

Par ailleurs, il présida l’Association des sociétés hippiques du midi regroupant 22 sociétés[34] et représentera la Société Anonyme des courses d’Aix en Provence au sein du Congrès de la fédération nationale des sociétés de courses de France en [35].

A l’instar de son grand-oncle le comte Léon de Garidel-Thoron[36], Président de l'Académie des sciences, agriculture, arts et belles-lettres d'Aix de 1848 à 1852, François de Garidel-Thoron s’investit auprès de l’Académie d’Aix où il devient associé régional à partir du , puis titulaire le [37].

Hommages

Dans une notice nécrologique parue dans la revue Coopération Agricole en , le monde agricole rend hommage au comte François de Garidel-Thoron pour ses « cinquante ans de dévouement à la cause agricole. L'énumération bien incomplète, d’ailleurs de ses nombreuses fonctions, est la plus magnifique preuve de reconnaissance des agriculteurs à ce militant, travailleur inlassable et d’un dévouement à toute épreuve »[1].

Distinctions

Titulaire de la Croix de guerre 1914-1918, François de Garidel-Thoron est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du , pris sur le rapport du ministre de la défense nationale et de la guerre, en qualité de chef d'escadrons au centre de mobilisation de cavalerie n°15[38]. Puis est promu au grade d'officier de la Légion d'honneur par décret du [39], pris sur le rapport du ministre de l'agriculture, en qualité d'agriculteur, président de l'union des syndicats agricoles des Alpes et de Provence, président de l'union coopérative des producteurs de céréales des Alpes et de Provence, avec 51 ans de pratique agricole et de services militaires. Notons que François est le troisième légionnaire consécutif, après son père Joachim de Garidel-Thoron et grand-père Bruno Charles François de Garidel-Thoron. Ce fait conférait la noblesse de droit et transmissible à toute la descendance en vertu de l'article 2 de l'ordonnance du 8 octobre 1814[40] même s'il y eut peu de cas d'application.

François de Garidel-Thoron est fait chevalier du mérite agricole par décret du [41],  promu officier par décret du [42] (promotion du ) puis fait commandeur par décret du [43] (promotion du ).

Il reçoit la Médaille d’Honneur des assurances sociales - Médaille de Bronze du en tant que Secrétaire de la caisse primaire des assurances départementales des assurances sociales[21].

Publication

Références

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI