Joachim de Garidel-Thoron

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Décès
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AgongesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Joachim Émile Bruno de Garidel-ThoronVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Joachim de Garidel-Thoron
Fonction
Président
Société d'agriculture de l'Allier (d)
-
Biographie
Naissance
Décès
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AgongesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Joachim Émile Bruno de Garidel-ThoronVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Famille
Père
Enfants
Autres informations
Distinctions

Joachim de Garidel-Thoron, dit le marquis de Garidel-Thoron, est le fondateur du concours agricole de Moulins et président de la Société d’agriculture de l'Allier (1874-1937).

Joachim de Garidel-Thoron est issu d'une ancienne famille française originaire du comté de Nice qui a donné dans les XIVe et XVe siècles des militaires distingués dans les armées du roi de Naples et du duc de Savoie.

Né à Paris au 27 rue du Faubourg-Saint-Honoré le [1],[2], Joachim est le fils de Bruno Charles François de Garidel[3], dit le vicomte de Garidel-Thoron, et de Mathilde de Crousaz-Crétet, née à Paris le , décédée au château de Beaumont le . Mathilde était la fille de Henry Frédéric Louis de Crousaz-Crétet (1773-1861), comte de Champmol, officier puis contrôleur général de la banque de France, titré 1er baron de Crouzat-Crétet et de l’Empire, chevalier de la Légion d’honneur[4].

Il épouse le à la mairie de Moulins, Valentine du Bouys de Pratvier, née le à Moulins, fille d'Alphonse (1814-1861), lieutenant de frégate, et de Marie Durye. La famille du Bouys de Pratvier appartenait à la vieille noblesse du bourbonnais avec une filiation prouvée remontant a 1439[5]. On lui connaît deux adresses dans l'Allier : l'hôtel de Garidel à Moulins[6], au 7 rue Diderot, et le château de Beaumont à Agonges et une autre propriété en Loire-Atlantique à La Baule, une solide et imposante villa, La Garidelle, œuvre de l'architecte moulinois René Moreau en 1912, transformée en 1929 par Ferdinand Ménard elle devient alors le Castel Marie-Louise[7]. C'est dans son château de Beaumont qu'il décède dans sa centième année le , âgé de 99 ans[4].

Contributions au monde de l'agriculture

Dans son ouvrage récent consacré aux campagnes bourbonnaises, l’auteur André Touret rappelle qu’en , lors du Concours agricole de Bourbon-l’Archambault, le marquis de Garidel affirmait que « notre devoir, comme notre intérêt, est de conserver avec un soin jaloux le métayage, tel qu’il existe en Bourbonnais »[8].

Cet attachement profond au métayage se retrouve quelques années plus tard : en , à Saint-Pourçain-sur-Sioule, Joachim de Garidel s’exclamait : « quelles profondes racines conserve le métayage, cette association rurale si bien faite pour maintenir l’union de bons Français qui, fidèles à la vieille tradition, aiment leur mère commune, la Patrie, aujourd’hui presque répudiée avec tant d’ingratitude par les théoriciens d’une nouvelle école ! »[8].

Dans une nécrologie publiée par la Revue des agriculteurs de France, dont Joachim de Garidel-Thoron était membre honoraire du Conseil, ses contributions au monde de l’agriculture sont décrites ainsi : « Son infatigable activité que le poids des ans n’avait pas ralentie, sa belle intelligence, son noble caractère, son sens élevé du devoir, il avait, en effet, tout mis à son service. Est-il besoin de rappeler ses ardentes campagnes en faveur du métayage dont il avait expérimenté les méthodes sur son domaine de Beaumont et dont il s’était fait le champion agissant ? Est-il besoin de rappeler encore les efforts qu’il dépensa en faveur du concours annuel d’animaux reproducteurs de Moulins, devenu grâce à lui une de nos principales manifestations agricoles ? Aussi bien, tous les agriculteurs de sa région, sans distinction, lui avaient voué un attachement, une estime, une reconnaissance qui ne trompent pas. Ils se préparaient avec un enthousiasme unanime à fêter le centenaire de ce noble vieillard, entré vivant dans la légende[9] »

Contributions au monde politique

Joachim de Garidel est élu en tête de liste conservatrice du département de l’Allier lors des élections du avec 38, 283 voix[10],[11].

Hommages

Dans Le Figaro, l’Echo de Paris et dans le Journal des débats politiques et littéraires parus le , quelques jours après sa mort, on y lit que « le marquis de Garidel-Thoron, qui allait atteindre sa centième année, était une des personnalités les plus marquantes du monde agricole. Il était resté très actif jusqu'à ces derniers temps. Ses avis faisaient autorité bien au-delà des limites départementales et son libéralisme, son aménité, sa culture lui assurent une influence dont la disparition se fera regrettablement ressentir »[12],[13],[14].

Dans le journal de Vichy paru le , un hommage lui est rendu en ces termes: « Par la compétence qu’il apportait à traiter des questions agricoles et par ses qualités d'énergie et de courtoisie, à la fois, M. de Garidel se fit rapidement un nom dans les populations rurales de l’Allier qui n’oublieront pas qu’il avait fondé en 1886, le syndicat des agriculteurs de ce département. Tout jeune encore, en 1874, il fut porté à la présidence de la Société d’Agriculture de l’Allier. La pertinence des avis qu’il apportait dans les conseils de cette compagnie lui valut d'être sans interruption réélu à une charge qu’il honora au plus haut point »[2].

Mandats

  • Présidence de la Société d'agriculture de l'Allier durant quasiment 64 ans (1874-1937)[15],[11],[6] ;
  • Censeur de la Banque de France durant 59 ans (1878-1937)[16];
  • Fondateur du syndicat départemental des agriculteurs de l’Allier en 1887[2] ;
  • Entre au conseil d’administration de la société des agriculteurs de l'Allier en 1895 et fondateur du concours agricole de Moulins la même année[17],[18] ;
  • Élu au conseil municipal d'Agonges;
  • Membre de l'Académie d'Agriculture[19],[20];
  • Membre honoraire du Conseil de la Société des Agriculteurs de France[21],[22],[23].

Distinctions

Publications

Notes et références

Voir aussi

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