Famille de Garidel

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BlasonnementD'azur à la croix de Calvaire pattée et fichée d'or accostée vers la pointe de deux triangles d'argent.[1]
PériodeXVIe siècle - aujourd'hui
OrigineDrapeau de la Provence Provence
Famille de Garidel
Image illustrative de l’article Famille de Garidel
Armes de la famille
Blasonnement D'azur à la croix de Calvaire pattée et fichée d'or accostée vers la pointe de deux triangles d'argent.[1]
Devise Deus et Rex[réf. nécessaire]
Période XVIe siècle - aujourd'hui
Origine Drapeau de la Provence Provence
Allégeance  Comté de Nice

Drapeau du royaume de France : entièrement blanc Royaume de France
Drapeau de la France France

Pays France
Demeures Hôtel de Garidel
Château de Garidel
Hôtel de Garidel-Thoron
Charges Conseiller du roi au Parlement d'Aix, Consul (Manosque), Conseil Municipal (Aix-en-Provence), Maire (Coudoux)
Fonctions militaires Général de corps d'armée, Ingénieur général
Fonctions ecclésiastiques Evêque de Vence
Récompenses civiles Ordre national de la Légion d'honneur
Ordre national du Mérite
Ordre du Mérite agricole
Récompenses militaires Ordre royal et militaire de Saint-Louis
Médaille militaire
Croix de Guerre 1914-1918
Croix de Guerre 1939-1945
Croix de la valeur militaire
Preuves de noblesse
Autres Acte confirmatif de noblesse en 1782 (ordonnance intendant portant exemption du droit de franc-fief en vertu d’une noblesse héréditaire)

La famille de Garidel, anciennement Garidel, est une famille française de robe, ancienne et distinguée de la ville d’Aix, originaire du comté de Nice. Cette famille compte des membres distingués au Parlement de Provence, de savants jurisconsultes, un évêque de Vence, un célèbre botaniste, des chevaliers de Saint Louis et un général de corps d'armée.

Gustave Chaix d'Est-Ange fait démarrer la filiation de cette famille avec Joseph Garidel, avocat, assesseur et procureur du pays de Provence en 1640[2]. Il ajoute que selon Nicolas Viton de Saint-Allais ce personnage descendait de Jean Garidelli qui vivait en 1460[3] dans la ville de Grasse, en Provence, et est qualifié de noble dans le contrat de mariage de son fils Antoine avec Catherine Verneti, en 1503, où il est fait la mention de « filium nobilis Johannus Garidelli habitatoris Grasse »[2]. La date de filiation suivie de 1460[4] est reprise par plusieurs auteurs comme Mailhol (1895)[5], Artefeuil (1908)[6], Borricand (1974)[7], Dugast Rouillé (1978)[8], d'Hautefeuille (2023)[9] et la présence de cette famille à Aix-en-Provence dès le début du XVIe est citée dans l’ouvrage (1873) d’un historien provençal établi, Charles de Ribbe[10].

Joseph Garidel eut deux fils. Le premier, Pierre Garidel, fut avocat[2]. Il eut un fils prénommé lui aussi Pierre qui fut professeur d'anatomie à l'université d'Aix et un célèbre botaniste[2]. Le puîné, Jean-Joseph (1653-1727), conseiller du roi au siège général d’Aix, fut condamné par défaut à l'amende comme usurpateur de noblesse en 1697, il fut relevé de cette condamnation en 1708, toujours par Cardin le Bret président du parlement d'Aix, en justifiant qu'il n'avait jamais pris la qualification de noble[2]. Il fut le grand-père de Bruno-Amable-Pierre de Garidel-Thoron, né en 1753 à Aix, qui reçut une charge de conseiller au parlement de Provence, acquise en 1777[2]. Comme le précise Monique Cubells, historienne spécialiste de la noblesse provençale au siècle des Lumières, l’accès au parlement de Provence est verrouillé à partir de 1769, n’étant alors réservé plus qu’« aux candidats ayant un siècle de sang bleu dans les veines »[11],[12]. De Bruno-Amable-Pierre de Garidel-Thoron descend l'actuelle famille de Garidel[2].

Paul Garidel, le cadet, fut jurisconsulte, en 1672 il fut assesseur et procureur du pays de Provence[2]. Sa descendance s'agrégea à la noblesse au cours du XVIIIe siècle[2]. Son arrière-petit-fils Jean-Baptiste de Garidel (1751-1795), seigneur du Caire, de la ville de Manosque, fut attaqué par l'administrateur général du domaine en paiement des droits de franc-fiefs par exploit (acte d'huissier) du après une opposition de sa part à des défenses contradictoires. Il est par la suite intervenu une ordonnance de monsieur Charles Jean-Baptiste des Gallois de La Tour, intendant de Provence (1775-1790) et juge compétent de cette matière, le , qui décharge Jean-Baptiste de Garidel du droit de franc-fief comme noble de race. Sa noblesse était justifiée par une déclaration solennelle d'homme de qualité et de reconnaissance dans sa noblesse d'Albert Garidel, père de Joseph devenu auteur des deux branches de cette famille. Cette déclaration solennelle fut donnée par les gens du roi au parlement de Provence en 1589. Le procès a été soutenu à frais communs avec la branche ainée d'Aix[9]. Comme le rappelle Guy Chaussinand-Nogaret dans La noblesse au XVIIIe siècle : de la féodalité aux Lumières « Les confirmations, maintenues et reconnaissances de noblesse sont souvent aussi de véritables anoblissements »[13].

La famille de Garidel forme deux branches : l’aînée, toujours subsistante, possédant la seigneurie de Villemus et s’étant principalement distingué dans la robe; la puînée, éteinte, devenue seigneurs du Caire et s’étant distingué principalement dans les armes.

À la fin du XVIIIe siècle, Bruno-Amable-Pierre de Garidel-Thoron, venant aux droits de sa mère, Louise Henriette Victoire de Thoron, fille de Jean-Joseph, seigneur d’Entrages, conseiller en la cour des Comptes, Aides et Finances de Provence (reçu le )[14], succède au dernier rejeton de la famille de Thoron d'Entrages, qui portait pour armes, un taureau surmonté de trois étoiles. Depuis lors, le nom porté par la famille est Garidel-Thoron.

Au début du XIXe siècle, une partie de la branche aînée quitte la Provence pour s’implanter en Bourbonnais, dans l’Allier, où elle réside encore de nos jours.

Cette famille a l’originalité de compter plusieurs polytechniciens, dont Bruno X1823[15], administrateur de l’École de 1846 à 1848[15], ainsi que trois générations successives représentées par Robert X1964[16], Guillaume X1988[17], Matthieu X2015[18], Grégoire X2016[19] et Jacques X2019[20].

Durant le XX siècle et en ce premier quart du XXIe siècle, la famille Garidel est représentée au sein de diverses organisations parmi lesquelles le Jockey Club[21], le Nouveau Cercle de l’Union[22], le Cercle de l’Union Interallié[23], la National Society of the Sons of the American Revolution (SAR)[24], l’Ordre de Saint Jean de Jérusalem[25], l’Ordre pro Merito Melitensi[25], l’Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand[26] et l’Association des Anciens Honneurs Héréditaires[27].

Personnalités

Branche aînée d'Aix (subsistante)

  • Jean-Joseph de Garidel (1653-1727), petit fils de Joseph, fut conseiller du roi au siège général d’Aix-en-Provence en 1690[14], qualifié de noble dans le contrat de mariage de son fils Jean-Baptiste de Garidel en avec Louise de Thoron
  • Pierre de Garidel (1658-1737), frère du précédent, fut premier professeur royal d’anatomie en l’Université d’Aix, qualifié de noble dans le contrat de mariage de son neveu Jean-Baptiste de Garidel en avec Louise de Thoron, où Pierre est témoin signataire ; Joseph Lieutaud, neveu et protégé de Pierre de Garidel, le suivra dans sa carrière scientifique en étudiant la médecine anatomique avant de devenir premier médecin de Louis XVI (1774-1780)[40].
  • Jean-Baptiste de Garidel (1693-1756), fils de Jean-Joseph, écuyer d'Aix, qualifié de noble dans plusieurs contrats[41]: celui de son mariage avec Louise de Thoron en 1734, dans le contrat de mariage de son cousin issu-de-germain noble Paul de Garidel du avec Suzanne de Mongé, dans l'acte de naissance de son fils Bruno Amable du ainsi que dans de multiples contrats (en 1780, 1785, 1787, et 1788) passés auprès notaires par son épouse Louise de Thoron (1717-1791) qui lui survit
  • Bruno-Amable-Pierre de Garidel-Thoron (1753-1828), fils du précédent, seigneur de Villemus, fut pourvu en 1777 d’une charge anoblissante de conseiller au Parlement de Provence[14]

Branche puînée de Manosque (éteinte)

  • Paul de Garidel, fils de Joseph, fut primecier de l’Université d’Aix en 1664 puis élu assesseur d’Aix et procureur du pays de Provence en 1674
  • Jean Baptiste de Garidel (1667-1714), fils du précédent, fut capitaine dans le régiment de Béarn Infanterie et promu chevalier de l’Ordre de Saint-Louis; devient par la suite avocat, nommé en l'office de conseiller du roi et premier consul de la ville de Manosque par provisions du
  • Marc-Antoine de Garidel, second fils du précédant, servit dans le régiment de Soissonnais Infanterie, où il fut capitaine des grenadiers ; il se couvrit de gloire à Port-Mahon (1736) et fut promu chevalier de l’Ordre de Saint-Louis
  • Balthazar de Garidel, frère du précédent, fut supérieur du séminaire de Saint-Magloire à Paris
  • Esprit Ignace de Garidel, frère des deux précédents, fut capitaine dans le régiment de Soissonnais Infanterie et promu chevalier de l’Ordre de Saint-Louis[42]

Période moderne

Possessions

Alliances

Les principales alliances de la famille de Garidel sont, par ordre chronologique[65] : Verneti (1503), Cazeneuve, de Combe (1582); de Cheylan de Moriès (1605), du Teil (1619), de Velin (1643), de Barthélemy (1651), de Poucard (1654), Legrin (1684), de Brueys (1694), de Burle (1696), de Constans (1707), d'Orgon de Puimichel (1710), de Raffin (1727), de Brouchier (1729); Bonnet (1731), de Thoron d'Entrages (1734), de Mongé (1746), du Virailh (1775), de Pochet (1777), de Tende (1783), de Gravier Pontevès de Bauduen (1785), Maron de Cerzé de la Saludie (1798), Pin (1803), de Crousaz-Crétet (1835), de Beaurepaire (1863), de Bouys (1870), Durye (1891), Roquefeuil (1904), Chabot (1907), du Lau d'Allemans (1909), Le Pays du Teilleul (1927), de Régis de Gatimel (1933), de Lambilly (1936), Barbat du Closel de Rochefort d'Ally (1937), Piscatory de Vaufreland (1943), de Marliave (1943), Pradon-Vallency (1948), La Cropte de Chantérac (1950), de Saboulin Bollena (1968), Gas (1968), Jousset (1969), Renaudin (1970), Goffe (1971), Garreau de Labarre (1976), Laviron (1977), Grandjean (1977), de Vimal du Bouchet (1979), Leonan (1983), de Lard de Regoullières (1990), de Braquilanges (1992), Bourboulon (1997), Le Gouz de Saint-Seine (1997), Argémi (1998), La Bourdonnaye (1998), Boudoux d'Hautefeuille (1999), Comor (1999), Pretet (2017).

Armes

  • D'azur à la croix de Calvaire pattée et fichée d'or, accostée vers la pointe de deux triangles d'argent.[1]

Titres

La famille de Garidel porte par courtoisie, depuis le début du XIXe siècle, les titres de comte de Garidel, et de marquis et de comte de Garidel-Thoron.

Postérité

Voir aussi

Notes et références

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