Fumoir (tabac)

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Type
Usage
Fumoir
Fumoir de l'ambassade de France au Canada.
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Utilisation
Usage

Un fumoir est la pièce d'une maison, d'un hôtel ou d'un restaurant dévolue à la consommation du tabac sous diverses formes, notamment cigares, pipes et narguilés.

Au XIXe siècle, le fumoir devient le complément obligé d’un appartement réputé convenable. C’est le pendant masculin du boudoir[a], apparu au siècle précédent. Comme le boudoir, cette « sorte de petit salon d’hommes[2] » était situé à l’écart, autant que possible dans une partie retirée de l'appartement, selon les uns[2], dans le voisinage de la salle à manger et du premier salon, selon les autres. Autrement, dans les ménages qui n'avaient pas le privilège d'un local à fumer spécial, l’on fumait par toute la maison[3].

Description

Le fumoir est une pièce, située autant que possible dans une partie retirée de l’appartement, où l’on se réunit pour fumer ; d’origine essentiellement moderne, sa définition apparait dans les dictionnaires ou inventaires du XIXe siècle. Le fumoir pouvait comporter toutes les fantaisies de décoration souhaitables. Le genre le plus facilement adopté était le genre turc ou mauresque[b]. Il était rare de voir un fumoir dans le genre hollandais, qui cependant s’y prêtait très bien. Certains amateurs adoptaient pour la décoration de leur fumoir le genre ancien, c’est-à-dire qu’ils le garnissaient de meubles anciens, tels que bahuts, cabinets, ce qui en perdait l’aspect usité. Dans ce cas, le fumoir pouvait prendre plus justement le nom de petit salon ou de cabinet. Les fumoirs n’étaient jamais tendus en tapisserie, celle-ci ou l’étoffe conservant facilement l’odeur du tabac. On préférait le garnir de lambris en bois surmontés de tentures de cuir repoussé, de faïences coloriées, voire de drap.

Ameublement

Le Fumoir (1893) de Carl Dørnberger.

L’ameublement se composait d’un ou de plusieurs meubles, tels que cabinet, armoire ou vitrine dans laquelle souvent étaient placés des cigares, armes de chasse ou autres armes curieuses par leur origine. Les sièges se composaient d’un divan, de fauteuils, de chaises fumeuses ou voyeuses. Ces sièges pouvaient être garnis ou cannés ; garnis, ils étaient couverts en maroquin, en drap, en moquette ou en velours. Des tapis ou des peaux de bêtes étaient étendus sur le parquet. Les rideaux étaient en drap, en moquette ou en velours, voire de ces étoffes d’Orient, très répandues à la fin du XIXe siècle. Les croisées pouvaient également être garnies avec avantage de vitraux de couleur, préférables aux rideaux de vitrage, qui en tous les cas étaient mieux appropriés en guipure de fil qu’en mousseline brodée[2]. De même, la veste de fumoir[c], veste d’intérieur enfilée par-dessus l’habit avant de se rendre au fumoir, et que l’on quittait ensuite afin de ne pas incommoder les autres par l’odeur du tabac[6], était généralement en soie ou en velours avec un col matelassé en satin ou en velours[7], ces tissus étant censés absorber l’odeur du tabac[8].

Époque contemporaine

Notes et références

Liens externes

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