GMV (entreprise)
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| GMV | |
| Création | |
|---|---|
| Fondateurs | Juan José Martinez García |
| Forme juridique | Sociedad de responsabilidad limitada (en) |
| Slogan | Innovating Solutions |
| Siège social | Tres Cantos (Madrid) |
| Direction | Mónica Martínez Walter (présidente) Jesús B. Serrano (directeur général) |
| Président | Mónica Martínez Walter (d) (depuis )[1] |
| Activité | Développement de logiciels pour le spatial, ... |
| Effectif | 3 463 ()[2] |
| Site web | GMV site officiel |
| Chiffre d'affaires | 454,5 M€ ()[2] |
| Résultat net | 13,1 M€ ()[2] |
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GMV est entreprise espagnole spécialisée dans le développement et les tests de logiciels pour les secteurs principalement du spatial (60% du chiffre d'affaires), de l'aéronautique, de la défense et de la cybersécurité. La société a été fondée en 1984 par Juan José Martinez García et un groupe d'ingénieurs spécialistes de mécanique spatiale qui décrochent un contrat avec l'Agence spatiale européenne. Celle-ci reste en 2026 un de ses principaux clients. GMV a son siège à Tres Cantos dans la banlieue de la capitale espagnole Madrid et possède des filiales et des bureaux dans plus d'une dizaine de pays. En 2024 elle réalisait un chiffre d'affaires de 454 millions € et employait environ 3 500 personnes. GMV, par son chiffre d'affaires est la première entreprise espagnole du secteur spatial et le sixième groupe européen dans cette activité.
Création (1984)

La société est fondée en 1984 par le professeur Juan José Martinez García, spécialiste de mécanique spatiale, et un petit groupe d'ingénieurs qui décroche un contrat auprès de l'Agence spatiale européenne pour le développement de logiciels pour son centre de contrôle de mission (ESOC). A la fin des années 1980 elle emploie une centaine de personnes et son activité s'est étendue à plusieurs programmes de l'agence spatiale. Celle-ci lui décerne en 1988 le label de Centre d'excellence en mécanique spatiale[3],[4].
Début de la diversification (décennie 1990)
Au début des années 1990, GMV commence à diversifier son activité en l'étendant aux secteurs du transport, des télécommunications et de l'informatique. La société installe le premier pare-feu informatique (1994) et la première passerelle internet (1998) en Espagne. Elle consolide à cette époque ses positions dans le secteur de la Défense en particulier dans les systèmes de commande et de contrôle ainsi que dans les applications des système de positionnement par satellite[5].
Contributeur majeur du système Galileo
En 2000 GMV, associée à d'autres entreprises espagnoles du secteur aérospatial, crée la société Galileo Sistemas y Servicios (GSS) pour promouvoir le développement et les opérations du système de positionnement par satellite européen Galileo dont le développement vient d'être décidé par les instances européennes. GSS détient 12% des actions dans le consortium Galileo Industries[5].
Décès du fondateur de GMV (2001)
Le créateur et président de l'entreprise Juan José Martinez García, qui détient la quasi-totalité des actions, décède brutalement en 2001. Aucun successeur n'a été désigné et l'entreprise qui emploie à l'époque 400 personnes se retrouve durant plusieurs semaines sans direction. Finalement une direction bicéphale est désignée composée de la fille aînée de l'ex-président, Mónica Martínez Walter, qui occupe un poste dans la recherche aux États-Unis, et Luis Mayo Muñiz qui était jusque là responsable des secteurs des activités spatiales et de défense[4].
Acquisition de filiales et création de bureaux à l'étranger
En 2004, la première filiale hors d'Espagne est créée aux États-Unis pour couvrir les opérations aérospatiales sur le marché américain. L'expansion de GMV se poursuit en 2007 avec l'acquisition de la société portugaise Skysoft. L'internationalisation la plus significative se produit entre 2009 et 2014, avec l'ouverture d'un bureau régional en Malaisie, et de filiales en Allemagne, en Pologne, en Roumanie, en France, en Colombie et au Royaume-Uni. De 2015 à 2018, la société continue à étendre sa présence internationale avec l'acquisition d'INSYEN AG en Allemagne et de la société Syncromatics Corp. aux États-Unis et la prise de participation dans la startup espagnole PLD Space qui développe un lanceur spatial léger. Cette participation dans PLD est revendu en 2023. En 2020, GMV acquiert la société britannique Nottingham Scientific Limited (NSL), en la fusionnant avec sa propre filiale britannique (GMV Innovating Solutions Limited) pour créer la société GMV NSL qui, en 2022, commence à opérer sous la marque GMV avec les autres filiales[5].
Contrat majeur dans Galileo (2018)
Fin 2018, GMV remporte le contrat pour la maintenance et la mise à niveau du segment de contrôle au sol du système de positionnement par satellite Galileo. Celui-ci, d'un montant de 250 millions d'euros, constitue le plus gros contrat jamais signé par l'industrie spatiale espagnole à ce jour[6].
Bilan début 2025
GMV a réalisé en 2024 un chiffre d'affaires en forte croissance à 435 millions euros (+18%) et un bénéfice de 16 millions d'euros. La société emploie 3 463 personnes (+10%). La société a engrangé cette année 800 millions € de contrats[7]. GMV adhère au Pacte mondial des Nations unies, la principale initiative internationale de promotion du développement durable et de la responsabilité des entreprises[8].
Domaines d'activité

L'activité de GMV se répartit en 2024 dans les secteurs suivants :
- Le secteur spatial reste le principal domaine d'activité avec un chiffre d'affaires de 300 millions euros en 2024 et 380 millions euros de nouveaux contrats. Les principaux programmes, dans lesquels GMV est impliqué, sont Galileo, la constellation LEO-PNT, SBAS, la défense spatiale européenne, les activités de maintenance des logiciels utilisés par le centre de contrôle de mission européen, le segment sol des satellites météorologiques d'EUMETSAT et la constellation européenne de satellites de télécommunications IRIS[9].
- Aéronautique : participation aux programmes du drone européen MALE (MALE), du Système de combat aérien du futur (FCAS) et de logiciels pour Airbus[7].
- Cyber sécurité [10].
- Défense et sécurité [11].
- Soins de santé [12].
- Technologies de l'information et de la communication (TIC) pour les entreprises [13].
- Systèmes de transport intelligents [14].
Sanction de la Banque mondiale
En , la société Mecánica del Vuelo Sistemas S.A.U., filiale de GMV, a été exclue pour trois ans et demi par la Banque mondiale pour collusion, corruption et fraude en lien avec un projet de développement urbain durable (à Da Nang au Vietnam) et un projet de développement du transport urbain à Hanoï, au Vietnam également. Cette décision a privé Grupo Mecánica del Vuelo Sistemas S.A.U. de la possibilité de participer à des projets financés par des institutions du groupe de la Banque mondiale jusqu’en . La filiale Grupo Mecánica del Vuelo Sistemas S.A.U. a accepté de satisfaire à des exigences de conformité spécifiques comme condition à la levée de l’exclusion[15].
En , la Banque mondiale a levé cette sanction, certifiant que Grupo Mecánica del Vuelo Sistemas S.A.U. avait satisfait à toutes les conditions de levée de la sanction énoncées dans l’accord signé par les deux parties. Cela permet à Grupo Mecánica del Vuelo Sistemas S.A.U. de participer à nouveau à des projets financés par des institutions du groupe de la Banque mondiale[16].
Thomas Pesquet et GMV
L'astronaute français Thomas Pesquet après avoir décroché son diplôme en 2001 à l’École nationale supérieure de l'aéronautique et de l'espace a occupé pour son premier emploi, un poste d'ingénieur en dynamique des engins spatiaux pour des missions de télédétection au sein de GMV[17].