Gaston Broquet
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Jeanne Itasse-Broquet (à partir de ) |
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Adolphe Itasse (beau-père) |
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Gaston Émile Broquet né le à Void-Vacon et mort le à Paris est un sculpteur français.

Gaston Broquet passe son enfance à Void où ses parents tiennent une boucherie.
En 1901, il est reçu au concours de l'école des arts décoratifs de Paris dans la section modelage[1].
À Paris, il est élève des sculpteurs Jean-Antoine Injalbert et Gabriel-Jules Thomas[2].
Le , à Auteuil, il épouse Jeanne Itasse, la fille ainée du sculpteur Adolphe Itasse, elle-même sculptrice et connue sous le nom de Jeanne Itasse-Broquet.
Il expose au Salon des artistes français en 1912 et obtient une médaille et une bourse de voyage d'un montant de 4 000 francs[3]. Il sera aussi récompensé par la Société des artistes français au salon de 1920 d'une médaille d'argent dans la section Sculpture et gravure en médailles et pierres fines[4].
Durant la Première Guerre mondiale, il est soldat puis brancardier sur le front et blessé en 1915 à La Harazée en Argonne[5]. Dans cette expérience des tranchées, il trouvera l'inspiration pour ses monuments aux morts qui le rendirent célèbre. Il collabore aussi avec la maison de faïence de Quimper Henriot[6].
Gaston Broquet meurt le dans le 16e arrondissement de Paris et est inhumé dans la même ville au cimetière du Père-Lachaise (31e division).
Une rue de Void-Vacon porte son nom.
Œuvres
Œuvres dans les collections publiques

- Dijon, musée des Beaux-Arts : Tête de Poilu, bronze.
- Fleury-devant-Douaumont, site de Verdun : Monument à Maginot.
- Paris :
- cimetière du Père-Lachaise : Georges Courteline, médaillon ornant la tombe de l'écrivain.
- cimetière du Père-Lachaise : Alexandre Germain, médaillon ornant la tombe de l'artiste dramatique.
- musée national d'Art moderne : José Germain.
- musée du quai Branly : Tête de femme.
- Revigny-sur-Ornain, rue Aristide-Briand : Monument à André Maginot.
Monument aux morts de la guerre 1914-1918
- Bains-les-Bains : Le Patrouilleur, 1932.
- Châlons-en-Champagne : La Dernière Relève, 1926, groupe en bronze représentant une demi-escouade avec un lieutenant devant des artilleurs de tranchées.
- Commercy, le monument représente un groupe de mitrailleurs sortant d'une tranchée face à l'ennemi et transportant leur mitrailleuse[7].
- Étain, 1926.
- Ligny en Barrois.
- Raon-l'Étape : La Patrouille.
- Samogneux : L’Alerte aux gaz, statue en bronze représentant la terreur d'un jeune fantassin avant de mettre son masque à gaz[8].
- Vitrimont : Monument du Léomont, 1922. Détruite en 1940 par l'occupant allemand, la statue du poilu a été restituée en pierre en 1950 par Jacq Orlande-Sinapi[9].
- Void-Vacon.
- Warcq[10].
- Monuments aux morts par Gaston Broquet
- Monument aux morts de Saint-Soupplets (1921), Saint-Soupplets.
- Monument du Léomont (1922), Vitrimont, butte du Léomont.
- La Dernière Relève (1926), Châlons-en-Champagne.
- Le Patrouilleur (1932), Bains-les-Bains.